l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par Invité le Dim 9 Juil - 15:42


NICO
الألم الكبير لا دموع له

prénom les lettres au goût de sable et de poussières qui s’emboîtent, syllabes fluides sur la langue acidulée, nico.  lieu de naissance ce soir-là c’était un ciel fragile avec des étoiles de verre et le cœur des gens en lambeaux dans lequel il fait hiver, c’était des abysses glacées emplis d’ombre hostiles et où chaque seconde demeure une asphyxie qui tire à sa fin dans une catalogne silencieuse.   âge le corps éreinté s'emplissant de ronces, les ténèbres qui s'infusent dans le sang, la ponctuation des maux qui cognent les désirs enfouis et des morsures de souvenirs de ces vingt-deux dernières années qui voudraient pourtant s’ériger obstinément dans l'oubli. job ou études son coeur conduisait toujours les obsèques de son frère et pour refermer la plaie béante de sa disparition, elle se devait de quitter l’école qu’ils avaient fréquentés tous deux. elle veut plus vivre comme ça, veut plus vivre sans lui, veut plus monter les escaliers de l’école seule, sans main à serrer, veut plus déambuler les couloirs avec personne à admirer, veut plus aller à la cantine sans faire des batailles de nourriture, veut plus n’avoir personne à aller voir quand son coeur a un accrochage ou même quand il fait un décollage, elle veut plus n’avoir plus rien à dire. alors elle a arrêté l'école nico, elle s'est juste inscrite sur l'application uber pour offrir ses services (n'importe lesquels, d'ailleurs). situation il y a sûrement un monstre caché dans sa poitrine, il a sans doute eu l'temps d'y entrer quand elle avait fait un vide-grenier, lorsqu'elle voulait faire un nettoyage de printemps, dépoussiérer un peu d'toutes les querelles, les tristesses qui s'logeaient dedans. elle voulait après le remettre en peinture, avec des couleurs vives, avec des couleurs gaies, parce que ça avait terni avec le temps, comme des vieilles bricoles laissées dans des coins. et là l'démon est arrivé, c'est peut-être pour ça que quand elle marche, y a des petits bouts d'elle qui tombent en lambeaux. elle se décompose, elle se désagrège, elle a rendu sa douleur effervescente et parfois, elle attend juste que l'ciel triste la mouille, pour qu'elle disparaisse pour toujours. choix d'immeuble deuxième. avatar sahara ray. pseudo poussière d'étoile.


keywords لا شيء يثبت أني ميت لا شيء يثبت أني حي ☄️  il faut battre la vie dans ce monde de chiens ☄️ cràteres ☄️ إنه أشياء لا نراها كما ينبغي إلا بأعين قد بكت ☄️ boogeyman ☄️ retiens-moi si tu peux refermer la blessure ☄️ boire c’est du cyanure ☄️ manipulación ☄️ هنالك قلبان على الأرض، واحد لي، الإثنين لك ☄️ enfants paradis ☄️ luto ☄️ stranger ☄️ y’a plus d’étoile dans le ciel ☄️ ils n’ont pas d’espérance ☄️ mon coeur en enfer ☄️ j’ai perdu ma lumière ☄️ الفراق نملة، تأكل القلب ببطء عاما بعد آخر ☄️ je taille au couteau des sourires sur les joues ☄️ no place for us in this world ☄️ tu seras ma tombe ☄️ apocalipsis ☄️ au soleil qui s’incline ☄️ j’veux qu’on baise sur ma tombe ☄️ pour oublier la mort ☄️ depuis que t’es monté là-haut ☄️ rechazo


La coloc, choix ou obligation ? Quelles sont les raisons pour lesquelles tu souhaites emménager avec 3 inconnus ? Tout le monde était au courant, pour leur famille bricolée, rapiécée. La mère qui tentait par tous les moyens de s’échapper de l’emprise du boogeyman. Pourtant, elle n’était pas mieux. Son être devait être constitué des mêmes fragments de haine que son mari. Ils faisaient parti de la même trame, de la même unité. La même médiocrité. Elle exerçait les mêmes ombres noires et froides projetées sur les murs du salon lorsque Simo s’en ramassait une car il n’avait pas été assez rapide pour remplir le verre de vin de papa. Elle s’accrochait à la matière du rideau, se fondait dedans comme une vipère, la langue qui s’enlisait dans son propre venin. Et tandis qu’elle se la coulait douce avec un amant dans une autre ville, c’était les enfants qui prenaient les coups. Les brûlures de cigarettes. Et lorsque c’était terminé, elle revenait. Ne s’excusait pas. Voyait bien les ecchymoses, les bleus, les rouges. Les violets. La souffrance avait fait fondre son coeur petit à petit, à Nico. Un peu comme celui de sa mère qui ne parvenait même plus à regarder ses enfants droit dans les yeux. Elle portait des lunettes de soleil dans la maison, à l’extérieur, dans les magasins. Partout. Peut-être pour ne plus affronter la vision du sang, le sang de la bouche de Nico mélangé à celui de l’arcade sourcilière de Simo. Leur vie était aussi cabossée que leur visage. Pourtant, personne ne bougeait. Personne n’y faisait rien. Mais elle marchait surtout sur un plancher pourri, rongé par les termites, les mensonges et la haine. Elle n’a jamais eu d’amour Nico, à part celui de Simo. C’est tous des cons, qu’elle a fini par se dire. Papa c’est le monstre du placard et maman la connasse qui n’bouge pas. Nico elle voulait plus vivre avec sa mère, même si le boogeyman s'était évaporé, même si Simo avait rejoint les cieux, refusait de lui pardonner alors Nico il lui fallait une solution de rechange et n'ayant pas d'argent, la colocation s'est offerte à elle sur un plateau cramoisi.
Tu rentres après une journée de boulot épuisante en n'ayant pas eu le temps de manger le midi, et tu découvres que le frigo est vide parce que Tom a oublié d'aller faire les courses, tu fais quoi ? Cela ne pourrait arriver. Nico est prévoyante : elle possède un mini-frigo dans sa chambre, parce que c'est quelqu'un d'égoïste et tant qu'à faire, autant qu'elle fasse ses prévisions. Elle n'est pas du genre à aider les gens et ne demande pas d'aide en retour non plus, elle est bien trop indépendante pour cela.
Quelle est la répartition des tâches idéale pour toi au sein d'une colocation ? (Tâches ménagères, courses, règles de vie...) Nico, au moins elle en fait, au mieux elle se porte. Elle range quand elle y pense tout ce qu'elle laisse trainer mais refuse de nettoyer la merde des autres.
La nuit, tu es plutôt du genre... Dodo à 20h ? Grosse soirée jusqu'à 3h du mat' ? D'humeur séductrice, une conquête dans ton lit ? Elle veut juste m’ankyloser l’cerveau avec des dragées enivrantes, tremper ses lippes dans d’l’alcool qui fait s’évaporer son cerveau. Nico elle dégueule sur les sentiments. Elle n’aime pas ça, c’pas le genre de maladie qu’elle veut se refiler par intraveineuse. Elle déteste la solitude parce qu'elle se hait elle-même alors elle vagabonde dans les lits, une fois à droite, une fois à gauche.
décris le caractère de ton personnage en quelques mots Elle aimerait bien qu’on la répare, Nico. Elle se sent souvent cassée, brisée. Comme de ces verres qui tombent et s’éclatent après une dispute. Elle se sent comme le bruit assourdissant d’un poing qui cogne la table. Elle aurait aimé être quelqu’un de normal. Que l’on ne pointe pas du doigt dans les cours de récréation, qu'à la fin de l'école les mamans ne chuchotent pas des mots plein de honte quand ils les voyaient, son frère et elle. Pourtant, elle sait. Elle sait que son corps n’est qu’une enveloppe qui s’emplit de ronces, elle s’arme de mots couteaux et des célèbres yeux revolvers. Pourtant dedans, s’y sont logés le vide, le néant. Depuis des années. Il n’y a jamais les étoiles que l’on admire dans le ciel qui s’emparent de ses prunelles, il n’y a jamais de scintillement ou bien même de poussière de fée. Ils restent marrons. Et vidés. Elle a l'âme allergique aux attentions. Aux regards emprunts de tendresse, à la ponctuation très mielleuse. Aux 'je t'aime' lancés dans les draps. Aux caresses tard le soir et aux petits messages du matin. Nico elle a la haine dans les veines qui serpente dedans, injectée comme du poison qui mord l’âme petit à petit. Un jour, au déclin, après que les sillons destructeurs arriveront à leur apogée, il ne restera plus rien. Plus rien qu’un corps sans âme et pourtant, depuis qu’elle est petite, tout ce qu’elle souhaite ce n’est d’être qu’un esprit, pour flotter. Flotter dans le noir, dans le ciel. Sur les nuages. Mais ne plus être sur terre. Ne plus à avoir à subir, à se subir.

donne 5 anecdotes sur sa façon de vivre au quotidien ((01)) Nico c’est un enfant perdu et le monde l’effraie trop d’temps en temps, bien logé sous ses airs de succube, alors elle ferme fort fort les yeux et elle attend de s’évaporer, de disparaître, même que parfois elle y arrive, elle passe comme un fantôme aux yeux des gens, ils ne la regardent plus, ils ont l’dos tourné et Nico elle est contente que ça ait marché. Parfois tout ce qu’elle entend la fige, la glace sur place, elle est remplie d’effroi et ça l’anime de froid, congelée sur des cimetières de fleurs pourries alors elle pense être dans un univers parallèle, s’en crée un, un sentier de soleil et de merveilles dans une ville de misères, où Simo serait toujours là, parce qu'à jamais Simo sera là, parce qu'elle ne l'accepte pas, n'acceptera jamais sa disparition. Elle s’écorche la gorge la nuit, elle égorge les jours au matin. L’hémoglobine qui goûte le cœur et le myocarde qui goûte le sang, amer goût lubrique qui trouve refuge dans la trachée. Elle aurait bien tranché ses démons mais ce sont eux qui lui rendent visite en bande et qui la dépouille de son sourire accroché et d’son faciès d’or et de scintillement précieux. Ça rendait le palpitant-cimetières des étreintes mortes et les étoiles qui ont oublié d’continuer à briller, celles qu'elle contemple tard et qui pourtant sont déjà poussière. Parfois elle avait mal au bout des doigts et elle avait le bout des pieds brûlés. Ca tanguait à la mort, dans cet océan tumultueux où elle nage à contre-sens parce que Nico elle est restée bloqué, dans son monde vertical, parce qu'elle boit trop et qu'elle fume trop l'pétard, comme ça elle oublie, elle oublie de plus en plus, elle s'compare à un livre dont les écritures se délavent avec le temps, l'humidité et la pluie des yeux du ciel, des yeux d'la mer qui sont les bateaux, y a plus de phare, de port d'attache, c'est l'effet-mer, c'est Dory dans Nemo et bientôt, ce ne sera plus rien du tout. ((02)) Elle est l’araignée ourdissant sa toile, attendant patiemment que la proie vienne se coller à son piège pour l’envelopper et lui répandre son venin. Elle est une étoile ombragée qui menace fréquemment de s’éteindre. Elle est un alcool à soixante-dix-huit degrés, ta langue à peine en contact avec la sienne et elle s’évapore. Elle est une lame de rasoir qui, dans le silence, vient entailler la peau. Elle est le napalm accroché sur ton épiderme, qui te ferait exploser le cœur. Elle est le loup qui montre les crocs, qui ne se laisse pas apprivoiser. Elle est une drogue qui défonce trop longtemps, elle est une drogue qui a trop d’effets secondaires. Elle est l’orage qui éclate, éventre les nuages et laisse s'écouler la pluie acide, corrosive. Nico ne sera pas là pour éviter les disputes, elle sera la première à lancer les mots-couteaux. Elle rate rarement ses cibles. Elle réveille les gens sans honte, Nico. Avec ses talons clic clic clic et ses rires ha ha ha. Y a ses ébats boum boum aussi tard la nuit parce que Nico, elle s’en fiche. N’a de respect pour personne et encore moins pour elle-même. Poupée de chair, poupée sans son, poupée qui n'dit jamais non. ((03)) Cela se voyait rien que sur ses lèvres ourlées, à Nico, qu’elle était toxique. Pire qu’un cancer pour les gens et les plus candides se hissent dans ses étreintes empoisonnées sans y prendre garde. Elle sait manier les mots, si bien qu’elle façonne des histoires qu’elle chante comme des mélopées sordides qui pourtant paraissent véritables avec sa voix si assurée. Elle mène en bateau les gens, ne fournit même pas de bouées de sauvetage, c’est elle qui s’assure qu’ils se noient avant l’arrivée. Elle porte des masques fissurés mais qui pourtant suffisent à montrer son vrai faciès. ((04)) Le berceau de ses nuits n’avait été que des cris, le bruit se jetait en elle comme les fleuves dans la mer étendue où elle n’avait pas pied, menacée d’une noyade certaine. Les rythmes saccadés de son coeur qui se troublaient un peu plus chaque soir-bleu, chaque soir-mélancolie. Elle avait une couverture remplie de tristesse et elle mettait sa tête sur un coussin de peur chaque soir, elle restait souvent les yeux grands ouverts lorsqu'elle se retrouvait seule. Elle avait la fièvre au coeur, les fantômes de ses nuits solitaires qui venaient errer dans ses draps voie-lactée, pour électriser son épiderme. Un martyr pour les espoirs déchus et oubliés, les cauchemars qui venaient tirailler son estomac, le serrer très fort jusqu'à l'étouffer. Elle, elle est comme un disque rayé. Un grésillement dans une platine. Un disque qu’on utilise pour snifer une trace de coke. Elle n'était rien, qu'elle se répétait. Alors parfois, elle réveille aussi les gens la nuit parce qu'elle gueule, elle gueule à ses démons de dégager, de la laisser en paix. Si elle parvenait parfois à la trouver. ((05)) Il y a toujours un tas de vêtements jonchant le sol de sa chambre, elle s’éparpille Nico, n’arrive pas à se contenir, comme un big bang dans son coeur qui explose en un millier de particules qui s’répande dans tout l’appartement, elle s’anesthésie tellement la gueule qu’elle en oublie de ranger le bordel qu’est sa vie. Se dispute quand on l’engueule pour ranger parce qu’elle, elle gueule toujours trop fort, qu’elle rigole toujours à gorge déployée et qu’elle fait toujours comme si elle vivait seule. On a toujours envie de l’étrangler, d’la remettre à sa place Nico mais elle n’en a pas, elle n’en a jamais eu nul part.
 


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Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par Invité le Dim 9 Juil - 17:06

ta plume, et puis t'es de toute beauté
bienvenue chez toi petit coeur !

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Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par Ed le Dim 9 Juil - 18:03

Ta plume est magnifique.
Bienvenue ! I love you

Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par Léonie le Dim 9 Juil - 19:12

tous ces petits éclats de texte de saez ... j'adore
bienvenue I love you

Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par Baraa le Dim 9 Juil - 19:59

j'aime tout
ton avatar
et puis ta plume
bienvenue

*******************
Don't be afraid to catch feels
I know you ain't afraid about this
Baby I know you ain't scared to catch feels

Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par Invité le Dim 9 Juil - 20:10

@cesario on va faire de bien sales affaires toi et moi.
merci bb.

@ed t'es bien beau toi.
merci bien !

@léonie il restera à jamais une source de grande inspiration ce bonhomme I love you
j'aime trop ella merci beaucoup m'dame

@baraa audreyana
un grand merci joli cœur !

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Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par LE SYNDIC le Dim 9 Juil - 21:07

bienvenue petit coeur
bon courage pour le reste de ta fiche et n'hésite pas si tu as des questions !
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Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

Message par Lou le Dim 9 Juil - 23:26

ta fiche, c'est un plaisir à lire
je l'avais déjà lue avant
bienvenue chez toi I love you dans l'immeuble 2 appartement 21, tu es seule pour l'instant mais tes colocs ne vont pas tarder à venir tu peux donc aller direct pécho ta chambre
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Lou
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Re: l’arôme du havane et le parfum d’un spasme

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