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Re: ( RPLABANDEETQUIVEUtWESH) GO THE NIGHT

Message par Invité le Ven 28 Juil - 20:13

« Allez, fais-moi tirer s’te plaît ! » La rouquine, déjà défoncée, glisse une main nerveuse dans sa longue crinière. Elle gère plutôt mal le shit et ses yeux vitreux traduisent son état second. Habituellement, c’est comme ça qu’il les préfère Milo - stones et aptes à répondre à tout ce qu’il désire. Toutefois, un goût amer traîne dans sa bouche depuis qu’ils ont quitté le bar. Cette soirée, il ne la sent pas. Vraiment pas. L’enfant terrible n’a pas envie de se mêler à la populace bien souvent bourgeoise et estudiantine du vieux Lyon. C’est pas son monde et il ne sait pas feindre l’intérêt, ni même la courtoisie. Tout ça, ça le fait clairement chier. L’inconnue se rattrape à son cou - peu stable sur ses escarpins - et se lance dans une tirade aussi graveleuse qu’absurde. Pauline, puisque c’est son prénom (c’est qu’elle lui a demandé de lui murmurer à l’oreille pendant la baise) s’empare de sa main, pour la lui glisser dans son short fait de cuir. « T’as envie de quoi, là maintenant ? » L’insolent lève les yeux au ciel, subitement lassé par son attitude de salope. « Une bonne cuite … c’est encore loin ? » Son agacement est palpable, parce qu’elle joue avec ses nerfs. Milo sert le poing. « Non, c’est là, regarde. »
Ses yeux suivent l’ongle manucuré qui pointe une fenêtre ouverte. A son rebord, trois jeunes descendent des shots. Des cris et des rires émanent de la pièce à vivre avant de venir mourir lentement dans l’atmosphère lourde d’une chaude nuit d’été. Le môme pousse un soupir sonore et pénètre dans le hall, son bras sur les épaules frêles de sa scandaleuse. C’est là qu’elle se dessine dans son champ de vision.
Tout d’abord, il n’y croit pas. Cette apparition relève du rêve, du fantasme. Et pourtant, elle est là, face à lui, le sourire aux lèvres et une robe qui en dévoile beaucoup trop. Cette image lui donne la gerbe … parce qu’il sait pas gérer ses émotions, Milo. Parce qu’en l’espace d’une nanoseconde, il envie de la frapper, d’honorer sa dette et de la baiser de la plus intense des façons. Léonie et son éternel visage de poupée. Il en oublierait presque qu’il se retrouve dans ce merdier par sa faute.
Et elle se marre la gamine. Le mec qui l’accompagne fait le pitre pour lui soutirer un éclat de rire cristallin. Ça marche et ça lui fout les boules au marseillais. Inconsciemment, son bras se resserre autour de la rouquine. Puisqu’elle le prend comme ça, lui aussi peut feindre le détachement.
Le trio s’approche et les pupilles brillantes de Léonie croisent celles du gamin. Elle se fige, mais il attaque en premier. « Léo ? Qu’est-ce que tu fous ici ? Tout le monde te cherche à Marseille, c’est bordel depuis que tu t’es tirée ! » La nymphe passe par toutes les émotions, toutes les couleurs. Elle sait que c’est un avertissement, qu’ils seront ramenés à se revoir. Qu’elle est damnée ... tout comme il brûle déjà pour elle. Le mec interpelle Léonie mais celui-ci se fait rembarrer par le regard assassin du délinquant. Aussi, il s’empare délicatement de son poignet, glisse ses lèvres jusqu’au creux de son oreille et murmure. « T’es toujours aussi bonne, j’espère que t’en as conscience. » Milo se détache, conquérant et trace sa route jusqu’aux escaliers. « On s’revoit bientôt … »

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Message par Paola le Ven 28 Juil - 21:24

T'avais enfin des plans intéressants pour ce soir. Vous étiez enfermé dans la chambre prêts à vous donner l'un à l'autre, quand soudain t'entend une voix (Jazz )derrière la porte qui annonce que le canap prend feu. (tout va bien) Ensuite, tu entends la voix de ton coloc que tu idolâtres (Dorian), Alban te dit gentiment que c'est mort. Tu restes sur le lit le temps de comprendre ce qu'il se passe. De l'eau coule dans l'appart, toi t'avais un corps entre tes mains y'a 2 min, mais tu comprends que c'est plus urgent d'aller régler ce soucis. Il te faut un peu de temps avant de te remettre de tes émotions, en plus t'a des basket que tu aimes bien aux pieds. Tu es en train de te demander si c'est pas mieux d'enlever tes chaussures pour marcher dans cette eau ou alors si tu préférais pas dire au revoir à tes chaussures. Une chose est sûre, Dorian va prendre cher demain.

Alors, quand tu l'entends crier dans l'appart qu'il y a des chambres de libre au 43 tu te demandes si Dorian préférerais être incinéré ou enterrer dans un cercueil en chêne. Tu te lèves donc du lit, en oubliant de remettre ton t-shirt que tu as laissée sur le balcon,et te dirige vers la salle pour rattraper un peu les paroles de Dorian "C'est un petit appart donc on peut pas tous y rentrer." Tu dis ça gentiment "M'enfin s'il vous plait venez pas tous." Bon ça tu le chuchotes à toi même et ensuite tu t'effondres sur le palier en laissant s'écouler quelques larmes. Bon l'alcool monte parfois trop à la tête... M'enfin avouez qu'il y a de bonnes raisons de s'inquiéter là, ils ont déjà saccagés un appart donc un deuxième c'est dans la continuité.

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Message par Invité le Ven 28 Juil - 21:40

Bizarrement, il y a un mec (Milo) et une rousse qui entrent, ils sont un peu à la bourre. Enfin, ils entrent, Charlie elle en sait rien. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'il y a une sorte de gros bruit, précédé par des paroles de Paola. Elle flippe, ça se trouve elle dévale les escaliers la pauvre ! Et rouler dans les escaliers, ça fait mal, surtout avec la fuite. Faudrait pas que la fuite aille plus loin ! Elle est idiote dans sa tête, complètement partie ailleurs la colorée, alors elle fonce jusqu'à la source du bruit. Une pauvre petite blonde par terre, en larmes. " Fais gaffe, te noies pas ! " L'eau est pas encore arrivée, et ce serait qu'une flaque au pire. Mais Charlie, elle flippe parce que ça arrive de se noyer dans une flaque. Alors elle tire Paola jusqu'aux escaliers, elle la dépose comme ça. " Voilà, bonne chance. " Elle lui dépose un bisou sur le front - comme à un gosse - et se tire. Mais vers où ? Elle bug un peu, escaliers ou porte ? Elle choisit la porte et rentre à nouveau dans l'appartement. A coup de bousculade et d'enjambées, elle évite l'eau tapissée de saletés et se serre un verre. Elle continue son chemin, bien décidée à ramener ça en haut - elle vient de se rappeler qu'elle allait chez Paola et Dorian. Sauf qu'il y a un mais, quelque chose qui la stoppe. Elle bouscule quelqu'un, glisse sur l'eau et se retrouve étalée par terre, le verre renversé. Et merde. Elle ferme les yeux et la bouche, un dodo à même le sol c'est cool non ?

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Message par Léonie le Sam 29 Juil - 0:52

léo le sent, l'instant où tout bascule. la légère tension qui s'invite entre eux pour électriser les peaux et peser sur ses épaules dénudées. c'est l'air qui se veut plus lourd, presque moite, les regards qui s'éternisent, coulent sur les traits et brûlent d'une intensité nouvelle. c'est les sourires qui deviennent paresseux et s'étirent une demi-seconde de trop, languides, garants d'un langage secret qu'ils sont les seuls à comprendre. c'est un tout, en fait, dont l'inconnu use avec talent et qui se répercute jusqu'à ses propres traits. et ça lui plaît. léo, elle glisse des oeillades embusquées, qui voudraient bien mais n'osent pas, elle répond à ses tirades charmeuses par des demi-sourires en coin, un rien suggestifs, sans exprimer davantage. elle est trop sobre pour oublier l'étape de la séduction et se pendre à son cou, comme elle le fait parfois, à jeter sa détresse entre des bras accueillants. mais elle n'est pas assez sobre pour ignorer tout à fait les signaux qu'on lui envoie et qui se répercutent jusqu'à ses os. il est beau, son inconnu. un joli visage, un sourire facile qui fait valser ses pulpeuses, le regard incandescent et le bagout évident. celui qui fait mouche à tous les coups, même si elle ne sait pas comment répondre léo, funambule délicate oscillant entre une sobriété envolée et une ébriété qui n'est pas tout à fait là, pas assez pour lui faciliter la vie. il n'y a que leurs regards qui se croisent et s'entraînent, que leurs peaux qui s'effleurent et se frôlent dans des incidents qu'elle sait contrôlés, provoqués. elle n'est pas innocente à ce langage inconscient la môme, elle si peu à l'aise avec la drague frontale qui lui semble compliquée. léo, c'est la gamine qu'on séduit par défaut quand il ne reste qu'elle, lorsque les plus jolies, les plus ouvertes, ont déjà rebroussé chemin. c'est la gosse qu'on drague par dépit et qui est toujours oui, qui se noie entre tes bras et te dévore de ses prunelles immenses qu'aimeraient bien te demander la lune, sans jamais oser le faire. mais elle manque d'aplomb, la môme. de confiance. elle n'a pas les mots percutants au bout de la langue et y a que le langage du corps qui ne perd pas en sensualité, ses courbes qui susurrent toujours ce que ses mots n'osent pas.
mais la parenthèse enchantée est rapidement brisée et elle n'a rien le temps d'ajouter, avant que dorian ne vienne éclater leur bulle, bientôt aidé par baraa. le premier souffre des sanglots feints d'une nuit trop arrosée quand la deuxième a l'air éprouvée. baraa, elle a le coeur qui renverse et qui lui donne spontanément envie de l'aider, de l'étreindre, de la soutenir. de l'aimer. mais l'homme qui l'accompagne est plus rapide. il a l'air de la connaître, l'entoure de ses bras, conforte ses dires. ils ont l'air proches, peut-être amis et léonie, elle le trouve tendre. se surprend à glisser sur lui un regard nouveau, peut-être plus prononcé, alors qu'il la suit dans son raisonnement visant à offrir à cette fille trop sublime pour être triste un simulacre de sourire. elle accepte de les accompagner au moins jusqu'en bas et les lèvres de léo esquissent un sourire sincère, vacillant à cause de la boisson mais reconnaissant, qui vient s'offrir à basile. parce que c'est grâce à lui, à ses mots, à ses bras, que baraa se raccroche à quelque chose, même si ce n'est qu'elle et lui, roseaux dans la nuit. elle la remercie et y a son palpitant qui manque un battement, bien vite compensé par les pulsions rapides qui l'agitent. ce n'est rien, c'est normal. qu'elle souffle en ancrant ses prunelles dans les siennes, si claires, si belles. ouais, c'est rien. c'est normal pour les filles de se soutenir, parce que le reste du monde cherche bien assez à les diviser comme ça. le prend pas pour toi surtout, c'est con un mec bourré, il a pas mesuré ce qu'il racontait. c'est pas une excuse et il a pas volé sa claque mais faut pas que ça t'affecte, ça vaut vraiment pas le coup, il le pensait même pas à coup sûr. à coup sûr, ouais. elle a la mine enjouée et la voix chantante du sud, guillerette. léo, elle a besoin de réparer les vivants, et c'est plus facile, les veines imbibées d'assez d'alcool pour s'exprimer sans trop de censure. ils fendent la foule jusqu'au hall d'entrée, évitent une flaque d'eau nauséabonde et abandonnent derrière eux la foule survoltée. elle se sent bien léo, juste bien. ses doigts frôlent ceux de basile dans la descente et elle rit, sans vraie raison, en manquant glisser sur les escaliers en pierre. elle se rattrape in extremis à son bras, poupée gracieuse, et le tient encore entre ses phalanges lorsque la silhouette de milo se découpe dans ce couloir glauque. elle le reconnaît entre mille léo, parce qu'il est immanquablement bleu nuit, ciel sombre sans étoiles qu'elle s'était échiné à tapisser d'astres, quitte à arracher toutes celles qui brillaient au creux de ses opales immenses. elle en a le souffle coupé, léo, et l'estomac qui joue au yoyo. ses doigts deviennent serres, referment leurs griffes autour du bras de basile pour s'y rattacher. elle a peur de chuter dans son grand trou noir, léonie, de tomber, à nouveau, dans les noirceurs qu'elle a cru pouvoir chasser avant de réaliser qu'elle n'était pas assez forte pour ça. pas assez lumineuse. elle ne pouvait que les laisser la dévorer en retour. milo est là, flanqué d'une rousse plantureuse qu'elle essaye de ne pas détailler parce que son physique de naïade l'éblouit déjà, même de loin. il évoque marseille, son départ, et y a son ton doucereux qui la file des sueurs froides et chasse l'ivresse avec une facilité déconcertante. léo, elle se braque, muscles bandés et silhouette figée, lèvres tremblantes et regard de proie effrayée. le bordel ... quel bordel ?! elle voudrait emprunter le ton des anecdotes mais sa voix est trop aigue, trop prompte à s'exclamer pour cacher son angoisse. tu m'as pas vue, d'accord ? j'leur fais une surprise, je cherche un appart c'est un secret oké ? léo, elle ne ment pas si mal aux inconnus, elle croit même souvent à ses élucubrations. mais son talent est dilué dès lors que ses émotions entrent en jeu. et milo, c'est l'effet d'une bombe nucléaire dans ses entrailles dont elle n'aurait pas le détonateur et qui pourrait exploser à tout moment. ça fait mal, ça fait peur, ça donne envie d'attaquer pour se défendre. son mensonge est nullissime, y a juste rien qui lui vient, à le voir ici avec sa rouquine, apparition surnaturelle, au-delà du réel. et pourtant bien vivant. elle en a le palpitant éreinté qui cogne comme un fou, conscient des sévices infligés, des cicatrices qui portent son nom. léo, elle esquisse un mouvement de recul lorsqu'il attrape son poignet pour venir susurrer à l'oreille ces mots qui la rendaient folle. mais elle est pas bonne. elle est déguisée, c'est différent, elle est pas elle-même alors que lui ... il est fidèle à son portrait. à sa légende. la même gueule sombre, les mêmes prunelles gelées qui transpercent et ce regard à l'acuité certaine, qui te donne (naïvement, vainement, faussement, et les adjectifs manquent) la sensation d'être la seule qui compte dans tout l'univers. milo, il lui dit qu'ils se reverront bientôt et ça sonne comme une menace doucereuse, une promesse tordue qui n'annonce rien qui vaille et léo, si elle était juste un peu plus soûle, elle serait déjà en train de dévaler les escaliers pour se casser de l'autre côté de la terre. à la place, elle esquisse un sourire de poupée mécanique, incertain. bonne soirée ... dans sa tête, tout se bouscule. depuis quand, pourquoi, comment, pour combien de temps ? ses neurones s'agitent et diluent l'alcool qui guidait ses pas jusqu'à présent, le remplaçant par milo et tout ce qu'il emmène avec lui : les problèmes. toujours, les problèmes.
l'air agréable d'une belle nuit d'été chasse un peu ses angoisses et léo, elle glisse ses phalanges fébriles dans la main de celui dont elle ignore toujours le prénom. elle se raccroche à ses doigts comme à un phare dans la nuit alors que leurs pas les conduisent jusqu'au fleuve, majestueux. l'eau l'a toujours apaisée mais ça ne fonctionne pas vraiment, la faute à un fantôme du passé menaçant de faire écrouler le château de cartes fragile qu'elle érige depuis près de deux mois. milo, il lui a filé la gueule de bois alors même qu'elle est encore ivre et des traits soucieux éclosent l'un après l'autre sur son visage poupon, sans qu'elle ne puisse tout à fait freiner ce spectacle. ce qui est sûr, c'est que léo, elle ne peut plus faire demi-tour et glisser à nouveau dans cet univers coloré, brouillon (et un peu nauséabond, en cette fin de soirée). elle pense à micky, qu'elle abandonne lâchement, avant de laisser son regard doux courir sur les traits de ses compagnons d'infortune. c'est pas aussi apaisant que les vagues qui viennent lécher le sable, mais c'est beau. qu'elle souffle la môme, attirée par les lumières du vieux lyon qui s'étendent face à eux. fourvière la majestueuse, le tribunal aux vingt-quatre colonnes et son procès célèbres, les immeubles renaissance joliment mis en valeur au loin. c'est joli. joli comme baraa au visage triste, joli comme basile et ses sourires éphémères. joli comme ceux qui lui manquent et qui sont loin.

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Message par Invité le Sam 29 Juil - 9:30

t'es pas sûr pourquoi tout le monde est à oilpé dans ton appart mais comment dire, c'est bien pour le pan que t'es, le plaisir des yeux et toutes les conneries comme ça, t'es affalé dans ton canap' qui était à deux doigts de prendre feu avant, et t'es en train de sourire un petit peu, t'as même tiré roman à tes côtés pour qu'il se pose aussi, ça fait toujours bien d'avoir un mec torse nu à côté de toi. pour la photo. quelle photo, wade, bordel. t'as même pas calé que sacha t'as regardé avec un petit air d'autoroute, normalou. mais tu te casses une seconde pour aller récupérer la carte de crédit dont on t'as donné le code, c'est tellement débile, t'es tellement au taquet. tu veux tellement de trucs, y a le dernier spidey qui est sortit en comics. tu te laisses retomber entre sacha et roman, jette un coup d'oeil au trou brûlé entre tes jambes. rip le canap quoi. "les coussins qui massent?" tu marmonnes, un peu perdu en regardant sur ton téléphone parce que franchement, tu comprends pas ce que sacha veux dire avec les coussins qui massent parce que toi t'as jamais entendu parler de ça, toi t'as toujours entendu parler des canapés deux places où tu galères et où tu peux même pas te coucher tranquille dessus.
bref, la seconde d'après sacha s'est cassé. tu continues de regarder les canaps, ta bouteille de rhum toujours dans la main, tu continues de boire tranquillou avant de commander, finalement, un canap. ça c'est bien. t'as clairement le numéro de la carte de crédit imprimée à l'arrière du crâne, dans la boîte 'à ne jamais oublier'. t'as même pas regarder le nom dessus, t'as juste les numéros qui s'impriment dans ton cerveau. ça c'est clair. le mec qui t'as refilé sa carte, lui, tu t'en balances un peu. t'en as un peu rien à faire de tout ce qui bouge derrière mais tu vois la petite mignonne du 41 se posé sur le canap' avec toi (micky) et tu lui flash un sourire, ton regard toujours perdu sur ton téléphone alors que tu valides l'achat. "pet." tu réponds rapidement en l'entendant et tends tes doigts pour récupérer le bédot, tirer dessus en lui tendant ta bouteille de rhum, bon échange, toi t'es sympa. "p'tain les gars y a de l'eau qui sort de la salle de bain." tu te rends compte en portant le joint à tes lèvres en tirant dessus, lentement, tu tournes ton regard vers micky, bats lentement des cils. "j'peux être ton coloc?" t'es au bout de ta vie, clairement là. louise a à nouveau disparu, marthe a peut-être remis ton t-shirt et alban tu sais même pas où il est. c'est trop compliqué tout ce qu'il se passe, t'as entendu quelqu'un balancer une contre-soirée tu crois. et puis tu te rappelles que t'as la carte magique entre tes doigts et bim, éclair de génie. tu tapes 'plombier 24/24' et tu cherches. en voilà un. tu tapes les quelques chiffres pour l'appeler et tu te laisses aller contre le canap en jetant un coup d'oeil à roman, tout sourire. "ouais. hum, on a un problème de plomberie. en même temps. j'appellerais pas un plombier si c'était pas l'cas, ah ouais?" tu lances, glorieux au téléphone en te retenant de rire. bref, t'arranges le truc, le plombier va pas trop tarder, tu lui as promis un petit bédot pour le déplacement.
et puis là tu comprends que ouais, effectivement, y a une contre soirée au 43 et tu te dis que c'est pas trop mal, tu jettes un coup d'oeil à ton téléphone pour surveiller l'heure, si tu dois rejoindre ed après, faudrait pas louper l'heure. tu te dis. et tu te tires un peu du canapé pour regarder la scène. "j'reviens." tu lances à micky et roman en montrant la place du doigt. "vous m'gardez ça hein." tu demandes parce que c'est quand même ton canap même s'il est foncedé -comme toi haha- et tu lèves le joint. "qui dit 'château fort'?" tu balances avant de t'entendre le joint au premier à répondre. et tu vas jeter un coup d'oeil aux autres qui restent, juste pour voir s'ils sont pas trop en dep pour quand le plombier va arriver mais ça a l'air d'aller, l'odeur te révulse complètement du coup tu navigues dans l'autre sens et tu vois une fille assise sur ton palier (paola). normal. qui pleure. tu fronces tes sourcils finalement et te baisses un peu. "hey babygirl, restes pas là." tu marmonnes, déjà elle bloque le passage, et ensuite bah. on sait pas ce qu'il peux lui arriver et toi, tu veux pas appeler les pompes funèbres en plus du plombier pour ce soir, ça fait assez. par contre tu veux bien appeler le livreur de pizza. et tu relèves la fille au sol, poids plume, t'assures qu'elle aille bien, tu sais pas pourquoi elle pleure finalement. du coup tu la ramènes avec toi jusqu'au canapé des galériens et tu la poses entre tes potes d'infortunes (roman & micky) avant d'aller fermer la porte de ta chambre à clefs -t'as pas confiance avec tous tes comics là-bas- et tu chopes un pouf pour le poser face au canapé et aux trois zigotos pour t'poser à ton tour. "faites tourner le rhuuuuuuuum." tu balances en sifflotant et t'es déjà sur deliveroo. "bon les gars, pizza?" tu demandes vers les trois là.

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Message par Basile le Sam 29 Juil - 12:29

le visage pâle de baraa reflète une tristesse qu'il ne lui connait que peu. et basile, il ne supporte pas que les tourments viennent faner sa douce beauté. ses bras l'entourent, tentent de lui apporter un réconfort qu'il juge nécessaire quand bien même il ignore la source de ses soucis. et elle remercie la charmante inconnue qui ne l'est plus, léonie. basile, il soutient son amie d'un sourire sincère. et il ne cherche pas à en savoir plus de peur de remuer le couteau dans la plaie. mais leurs voix résonnent et il sait qu'elles ne sont pas seules, qu'elles, femmes, se soutiennent mutuellement et ça le rassure de savoir qu'elles, bien qu'inconnues quelques heures plus tôt, peuvent être présentes l'une pour l'autre. mais il devine par les mots de léonie, l'identité de son offenseur, celle d'un homme imbibé d'alcool. sans nul doute dorian venu pleurer dans les bras de léonie pour confesser ses péchés. tu veux pas venir marcher un peu avec nous ? si tu veux on peut aller jusqu'à la presqu'île que tu rentres pas chez toi seule. son visage est doux bien que des traces d'ivresse ternissent ses traits, surlignant ses paupières d'un halo grisâtre. obnubilé par son amie, basile ne voit pas le regard tendre que léonie lui porte. mais, alors que la sortie est proche, il sent sa main frôler sa peau, lui rappelant ce contact qu'ils avaient quelques minutes plus tôt. et ses phalanges viennent agripper son bras dans une tentative de se rattraper. les muscles de basile viennent se contracter sous la pression de ses doigts. ils se tendent sous la surprise de son mouvement brusque qui l'attire vers le bas, cherchent dans ce raidissement à parer à sa chute. et elle rit, léonie. sa voix résonne dans la cage d'escalier jusqu'au hall d'entrée. elle réchauffe son myocarde d'ors et déjà brûlant. une ombre menaçante, imposante, vient s'interposer sur leur chemin. son regard ardant cherche celui de léonie. cet homme, sombre, semble la connaître. et ils échangent des mots, des phrases, que basile ne comprend pas. il ne connaît rien d'elle, cet petit ange brun. et ils sont proches, trop proches. les lèvres de l'homme chatouillent le pavillon de léonie. et basile il sent son trouble, il la sent se raidir, sa prise se faire plus ferme. mais heureusement, dans une promesse de se revoir, l'homme disparaît, aussi furtivement qu'il n'est apparut. il hésite, la mine serrée. il se demande s'il doit ou non ouvrir la bouche et prononcer des mots qui pourraient la faire fuir. mais l'ébriété ayant pris le contrôle de son être, actionne la commande de ses lèvres. ça va ? c'était qui ce mec ? une curiosité indiscrète, il se soucie tout de même de son état, cherche à savoir si la présence de cet homme a perturbé sa machine. mais ses doigts viennent se lier aux siens. geste tendre qui le surprend. basile, il ne s'attendait pas à cette proximité entre eux lorsque, innocemment, il est venu s'asseoir à ses côtés. il ne s'attendait pas à lui trouver ce charme déboussolant, à ce qu'elle enchaîne leurs épidermes. ses opales foncées observent la scène avant de remonter jusqu'à son visage tandis qu'il lui offre un sourire délicat. le bruit de l'eau vient bercer leur promenade silencieuse. basile, il aime le calme de la nuit, cet apaisement nocturne. sa main vient se resserrer autour de la sienne. basile, il sent qu'elle n'est pas détendue, que ses muscles restent tendus. la faute à cette ombre de passage qui l'a marqué d'un voile devant ses prunelles. basile, il laisse ses lèvres se pincer un peu plus lorsqu'elle brise le silence. il hoche doucement la tête en guise de réponse. la mer lui manque, le monde et ses beautés lui manque. lyon est belle, chère à son coeur, mais les souvenirs de l'immensité de la vie font parcourir son échine d'un frisson douloureux. celui du manque d'évasion. marseille te manque ? l'allusion au sable, aux vagues, l'information donnée par son 'ami'. basile, il a beau avoir l'encéphale embrumé, il saisi chacune des indications, intéressé par mystère léonie. puis doucement, il se tourne vers baraa, la pousse du bout de l'épaule. tu veux que j'aille lui casser les dents à cet abruti ? j'pourrais même t'en apporter deux trois pour te faire un collier. arme fatale de son arsenal, l'humour est l'outil par prédilection de basile, le remède à tous les maux. parce que basile, il aime admirer les gens sourirent, il aime voir la joie sur les visages, la beauté d'une personne heureuse. et baraa elle est tellement mignonne quand elle sourit. sinon, y a toujours moyen que je te paye un kebab. sourire collé sur les lèvres, il sait sa proposition en l'air puisque la lune prédomine dans le ciel, signant une heure avancée de la nuit.

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Message par Alban le Dim 30 Juil - 18:47

ce serait grave. ouais. non. il en sait rien. parce qu'il peut pas lui en vouloir, pas pour ça, ce serait pas raisonnable, ouais, sauf que, quand ça touche à lou, y'a rien de raisonnable dans ses actes, malheureusement. il est lent, parce que y'a rien qui fonctionne normalement dans son cerveau maintenant, mais, petit à petit, l'idée se forme dans sa tête, et commence à paraître cohérente, et même à devenir une évidence. c'est la même lou. putain, y'a eu un truc entre eux. son pote. et lou. sa lou, bordel. chasse gardée depuis un an. il trouve une chaise, il s'assoit. il trouve un verre, cul sec, comme si ça allait lui donner l'courage de demander plus. parce qu'il faut qu'il sache. et il aimerait s'en rappeler, évidemment. mais, ce con de léo préfère s'foutre de sa gueule, alors, ça l'énerve un peu, alban. "mais mec, regarde moi?" il tangue, merde, c'est pas ce qu'il voulait montrer, ça. "tu vois dans quel état j'suis à cause de cette meuf?" forcément, il est pas rendu minable pour rien l'pauvre petit, y'a bien des sentiments derrière ça. "faut que tu me dises... enfin, faut que tu..." putain, pourquoi y'a pas les mots qui sortent? "j'veux juste savoir tu vois". y'a ses yeux de connard bourré qui regarde léo, qui l'supplie, un peu de pitié, un peu de compassion pour un homme à terre. " faut que tu m'dises tout, pour que je sache si..." y'a ses mains qui bougent un peu, parce qu'il essaie vraiment de s'exprimer, mais, c'est pas facile, y'a pas les bons mots qui sortent, et il tente de s'concentrer, de pas perdre le fil de ses pensées, parce qu'avec l'alcool, c'est chaud. carrément chaud. "elle en vaut la peine?" ouais, juste ça. est-ce qu'il se bat comme un con pour rien?

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j'mens surtout à moi-même quand j'répète que j'essaye de faire de mon mieux

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Message par Léo le Dim 30 Juil - 19:36

t'aimerais disparaitre. tu te dis qu'il faut que tu mettes le feu à l'appartement, que tu fasses cramer l'immeuble entier pour que tout soit oublié, remis à plus tard. il tire une chaise et il s'assoit comme si ses jambes ne pouvaient plus le tenir. t'évites son regard comme la peste, angoissé par la culpabilité qui nait au creux de ton estomac. t'as peur de voir de la haine, la tristesse ou la déception en face. tu préfères fuir, détailler le bord de ton verre du bout de ton doigt pour avoir l'air occupée, détaché. alban il bafouille des tas de mots qui te font de la peine. tu lui lances des regards curieux en serrant les dents tellement fort que ça te détruit les gencives. tu sens ta gorge qui se sert, trop fort. t'es comme un gamin qu'on va punir, au bord de la crise de nerf. tu soupires longuement, tu lèves les yeux au plafond. il a arrêter de parler alban, il te regarde avec les yeux dépités. t'essayes de conjuguer les histoires qu'il te racontait avec les souvenirs dont tu aimes te rappeler. et il y a plus rien qui colle là dedans. ta lou à changer. il y a cinq ans tu lui aurait dit oui. aujourd'hui tu te rappelles de cette nuit au parc il y a peu de temps. quelle fille amoureuse aurait fait ça, nostalgique ou pas. t'as la vague impression d'être l'objet d'une vengeance. t'as le visage fermé, le regard désolé. t'hausses les épaules. tu voudrais être un mec capable de le prendre dans tes bras. mais toi t'es con d'être trop fier pour faire ça. "écoutes mec...lou et moi c'était il y a des années tu l'sais..y'a trois ans je t'aurais dit oui mais là..je sais pas je l'ai revu y'a pas longtemps et tu vois c'était..." chaud ? c'est ça le mot léo, dis le. t'as bien trop peur de faire mal, de te faire goutte d'eau qui fait débordé le vase. de flinguer une histoire en plus de toutes celles qui t'as déjà gâcher. mais cette fois ça sera pas la tienne. mais aujourd'hui tu sais que y'a de bonnes raisons. "c'était chaud tu vois...mec franchement cette fille est cool mais...elle t'as tellement fait galérer...je te l'ai jamais dit tu vois, mais lou ou pas lou, j'pense depuis longtemps que c'est pas la peine..."oh léo, tu passes pour le connard, certain diront que t'es jaloux. tu crois surtout aux belles histoires, aux baisers sucrées, aux évidences. pas aux dramas intenses qui battent et font battre ton coeur en même temps. se faire du mal comme ça, ça sert à rien quand on s'aime, sinon à flinguer le tableau. et puis alban bordel, ça doit être le gars le plus gentil de l'univers. comment elle peut lui faire ça ta lou ? comment elle à pu devenir une princesse pareil ? à ce point...méprisante ? t'as posé ton verre, t'as glissé les mains dans les poches de ton jean, et tu regardes le sol dégueu d'un air amer. tu repenses aux étoiles dans le parc. à ce moment là ce souvenir à goût de vomi."j'suis désolé alban, je vais y aller.." instinctivement tu cherches micky des yeux. tu la vois rire au loin et ça te réchauffe un peu ton coeur de gamin. t'as l'impression d'avoir perdu un copain dans la cour de récré, et y'a que la plus belle fille de la classe pour dessiner un sourire pensif au coin de tes lèvres. tu presses l'épaule d'alban dans ta main pour lui dire au revoir, les lèvres pincées, les yeux dans le vague, et tu le laisses là. tu vois ton tee shirt qui sert de serpillère. tant pis. tu sors de l'appart, l'estomac en bouilli, des remords plein la tête. sale soirée.

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sick of loosing soulmates

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Message par Baraa le Dim 30 Juil - 22:29

tu gâches tout baraa. t'arrives au milieu de tout ce monde et tu coupes ton ami en pleine conversation avec une jolie inconnue. c'est nul parce que peut-être qu'ils avaient des choses de prévu tous les deux. des trucs plus ou moins importants et intéressants. seulement voilà, en tant que bon pote et en tant que femme parfaite, ils t'invitent à se joindre à eux. c'est peut-être aussi par pitié parce que t'as une sale tête ce soir. t'as l'alcool qui te monte au cerveau et t'as mal au coeur un petit peu. parce que t'es pas méchante, t'aimes pas qu'on t'insulte alors que t'as rien demandé. toi, t'as envie de sortir alors, tu ne dis pas non et puis, c'est pas comme si basile te laissait le choix. ils te traînent donc vers l'extérieur et t'en profites pour remercier la jeune femme. t'es un peu dans ta bulle, tu suis pas tellement leur conversation pour ne pas dire carrément pas. tu marches sans but précis et ce, jusqu'à ce que basile te donne un coup de coude comme pour te ramener sur terre. tu secoues légèrement la tête avant de la tourner en sa direction. il demande s'il faut lui casser les dents. et puis, il parle de collier fabriqué avec ces trophées. forcément, ça te fait doucement sourire. malgré tout, tu hoches la tête négativement parce que t'es pas une fille comme ça. t'aimes pas t'apitoyer sur ton sort. " c'est rien t'inquiètes pas. " il parle de kebab et toi, tu te racles légèrement la gorgée comme pour le ramener à la raison. ce trio, il peut pas trop fonctionner. un duo serait plus beau. il faut que tu t'éclipses, que tu disparaisses du paysage. et puis, ils ont des trucs à se dire par rapport au passé de la jolie léonie. ou un truc du genre. bref, tu souris. " je pense que je vais aller dormir... " tu veux leur laisser de l'intimité.

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Don't be afraid to catch feels
I know you ain't afraid about this
Baby I know you ain't scared to catch feels

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Message par Basile le Jeu 3 Aoû - 15:00

basile, il parvient à décrocher un sourire sur les lèvres de son amie et à cette heure de la nuit c'est plus qu'une victoire. il se sent comme ces joueurs de foot qui marquent un but à la dernière minute de la finale de la coupe du monde. il se sent comme un héro, plus que superman. et pourtant ce n'est qu'un sourire, mais ça compte beaucoup pour lui, parce que baraa il tient à elle et il n'aime pas la voir la mine triste. puis elle refuse sa proposition. de toutes manières elle n'était pas vraiment sérieuse, quoi qu'il aurait facilement pu se mettre en rogne s'il avait su les raisons de son mal être. basile c'est pas un violent, c'est pas un de ces types qui aiment cogner les autres juste comme ça, pour le plaisir, pour la sensation que ça procure. mais basile, il est capable de donner des coups, serrer les poings, quand il sait que la situation en vaut la peine, quand il s'agit de défendre un proche physiquement, mais également spirituellement. et baraa, elle dit qu'elle va rentrer chez elle. basile, lui il ne sait pas trop quoi en penser. d'un côté il se dit qu'il pourra se retrouver seule avec la douce léonie, qu'il pourra apprendre à connaître son âme, à mettre des mots sur son histoire. mais de l'autre il a du mal à la laisser seule dans la nuit noire de l'été. il ne peut prévoir ce qu'il se passe dans les rues alentours. mais baraa est grande. elle a sans nul doute fait ces trajets seule, dans la pénombre. et le chemin qui la mènera à chez elle n'est plus très long. alors basile il abdique. il la laisse partir avec toujours cette petite inquiétude au creux de son ventre, celle qu'il a pour ses proches, comme un frère, comme si baraa était lou. comme tu veux, mais préviens moi quand t'es rentrée. il dépose un baiser sur sa joue rosée par la brise ou par l'alcool, on ne sait pas très bien. et il lui offre un sourire d'aurevoir, celui qui lui dit qu'elle n'a pas le choix, qu'elle le lui doit bien, à lui et à sa bouille adorable.

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Message par Alban le Jeu 3 Aoû - 15:34

pour une fois dans sa vie, il aurait aimé être sobre, alban, pour avoir les idées bien claires, bien en places dans son crâne, parce que, c'est le bordel, actuellement, y'a tout qui se mélangent, les mots de léo rentrent et sortent, certains restent ancrés, d'autres sont déjà oubliés, alors qu'il aimerait s'y rattacher, à ces mots, et pas les oublier. et il aimerait pouvoir se concentrer aussi, focaliser toute son attention sur ce qu'il se passe. mais c'est pas aussi facile. y'a la vérité qui apparaît, l'histoire, entre léo et lou. ah ouais, la même lou, putain. il s'y attendait pas, ce con, alors que c'était sous ses yeux, et c'était évident. lou, ça raisonne, dans sa tête. ma lou, ta lou, il s'souvient de leurs conversations, il essaie de se rappeler les histoires, qu'il lui avait dit, avec sa fameuse lou, mais, mémoire défaillante, ou il était peut-être pas suffisamment attentif ce jour là. il lève la tête, parce qu'ils se sont revus, y'a pas longtemps. il avale sa salive, difficilement. il sait pas trop si c'est les émotions qui lui tordent le bide, ou l'surplus d'alcool de la soirée. "c'était chaud." il répète. il a l'espoir naïf qu'il a mal entendu, que léo va le corriger. mais non.
c'est pas la peine.
une respiration. l'envie de gerber qui revient. c'est fini, game over. la réalité qui revient l'frapper en pleine poire. que sa soeur lui dise ça, ouais, il encaisse, elle l'a jamais vue, lou, elle l'a connait pas. que léo lui dise ça. léo qui l'écoute depuis l'début, léo qui la connait, léo qui sait. merde. mais, léo décide de ce laps de temps où la vérité prend peu à peu sa place dans l'esprit confus d'alban pour se tirer. comme un lâche, certains diront. "tu te casses comme ça?" mais, il est déjà à la porte. il s'lève, alban, mais, y'a pas l'énergie pour lui courir après. y'a déjà pas la force pour rester stable sur ses deux jambes. "enfoiré" il lâche, parce qu'il a trop de questions, prêtes à sortir, sur le bout de la langue, mais il lui a pas laissé l'temps. au fond, léo, c'est un voleur de rêve.
y'a beaucoup trop de choses qui défilent dans sa tête. est-ce qu'ils ont couché ensemble? ouais, sans doute. dans ses souvenirs, y'a ces brides de conversations sur lou, l'autre lou. est-ce que y'avait des sentiments? et, putain, est-ce qu'il y en a encore aujourd'hui? il sait pas quoi en penser, il a peur, surtout, peur d'voir léo débarquer, avec ses jolis mots, et qu'il envoûte lou, pour la deuxième fois, et d'être spectateur, là, d'voir le drame se dérouler, sans pouvoir faire quoi que ce soit.
c'est vrai que s'il était raisonné, il écouterait léo, et tirerait un trait sur cette histoire. mais, l'cerveau humain est plus complexe et casse-couilles que ça, et il peut pas accepter l'idée que ça fait un an qu'elle le balade comme un pantin, coucou alban le chiot. non, non, il refuse d'y croire, et c'est beaucoup plus facile de s'convaincre que léo, c'est le bad guy de l'histoire, c'est plus acceptable, on s'sent moins con. ça protège un peu l'estime de soi, déjà bien entachée.
il arrive à s'lever, il regarde autour de lui. plus de basile, plus de baraa, plus de jasmine, plus de dorian, ils sont passés où tous? y'a que des inconnus, il a l'impression. il marche, il bouscule quelqu'un (MILO) il le toise, comme il peut, il galère à voir s'il le connait. "mais mec t'es qui toi? putain mais dégage, hein?" alban l'coeur brisé qui devient agressif, alban qui pige pas pourquoi y'a autant d'inconnu chez lui. fallait pas inviter des gens au hasard, faut dire. il trace, finalement, l'envie d'fumer lui reprend, et surtout l'envie de prendre l'air. il arrive dans la chambre, il va pour ouvrir l'balcon. "MAIS PUTAIN?" c'est fermé? et il voit une meuf (LOUNA), toute seule, sur le balcon. "meuf, si tu veux sauter change d'appart steuplé hein" genre, qu'est-ce qu'elle fout seule dehors? et enfermée surtout? il comprend pas trop. "t'ouvres? t'attends quoi?" genre, elle a les clés, au moins?

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Message par Invité le Jeu 3 Aoû - 16:12

tu sais plus trop ce qu'il s'est passé, tu sais plus trop tout ce qu'il y a eu... tu sais que tu parlais avec Dorian et Mia, tu parlais puis t'as finis par les laisser, et t'es allée boire, et c'est à ce moment là que ça devient flou, tu as bu, tu penses, peut être même un peu trop, tu crois que t'as fumé tu ne sais plus trop quoi, et tu es allée prendre l'air, tu présumes sur ce balcon. tu es sortie et tu as fermé la porte, mais tu penses que tu l'as claqué un peu trop fort, et depuis, tu es dehors, il fait frais, mais pas trop non plus, c'est simplement agréable. mais bon, tu es quand même bloquée ici, dehors, seule, mise à l'écart de cette fête où tu commençais à t'amuser. tu en entends du bruit, tu entends leur amusement, pendant que toi, tu décuves ici, le ciel est couvert d'étoiles, tu t'allonges et tu imagines des formes avec ton imagination folle. et enfin, tu entends enfin quelqu'un qui jure. "juste ferme la." tu n'es plus d'humeur pour sa petite blague. tu remarques que c'est Alban, l'organisateur, il est dans un sale état. ils se sont bien amusés sans toi les salauds. "tu crois réellement que si je n'étais pas enfermée sur ce foutu balcon je ne serai pas sortie ?" tu souffles, il est tellement entamé, tu attends patiemment qu'il sorte enfin ses clés pour ouvrir la porte qui te bloque depuis des heures. "ouvre moi bordel" tu te relèves et tu le fixes, attendant la moindre réaction de sa part.

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Message par Alban le Jeu 3 Aoû - 17:03

faut croire qu'elle a passé une sale soirée aussi, cette fille. mais, c'est con, c'est vraiment con, lui qui d'habitude déborde d'empathie, d'compassion à la con, cette fois, il est préoccupé par ses propres pensées. dommage. "tu sais si tu veux que je t'aide à sortir de là, faudrait commencer par arrêter de m'engueuler?" merde, c'est à lui d'gueuler cette nuit, contre léo, contre lou, contre ces inconnus, contre celui qui a cramé son canapé, celui qui a causé une inondation dans sa salle de bain. il prend la peine de s'asseoir sur le lit. "ça va c'est pas comme si on était en plein hiver tsais tu vas survivre" il lance, songeur, genre, qu'est-ce qu'il se passerait si elle passait vraiment la nuit sur le balcon? il s'allonge sur l'pieux de sa coloc. "j'ai pas les clés hein" il lui dit, quand même, pour l'avertir, qu'elle le sache qu'elle s'était foutue dans la merde, vous comprenez, et il attend, le con, parce que, y'a le matelas qui est confortable, et y'a sa tête qui tourne un peu, maintenant qu'il est allongé, et putain que c'est kiffant. il en oublierait presque cette fille. "t'as des clopes avec toi? j'crois que j'ai perdu les miennes" il demande, gentiment, le pire, vraiment gentiment.

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Message par Invité le Jeu 3 Aoû - 17:52

il a l'air perdu, le pauvre gosse, mais tu l'es aussi, perdue. tu le regardes, tu attends un minimum de jugeote, un minimum d'empathie ou encore une connerie du genre qui ferait que monsieur viendrait t'aider. mais rien, nada. non il ne cherche même pas ses clés. comme si ton cas l'intéressait. à la place, tu as le droit à une réflexion digne d'un père. ça te fait rire, mais rire nerveusement. tu boues, tu boues de l'intérieur, tu n'es plus alcoolisée, du moins tu as eu le temps de décuver, seule dehors, donc tu n'as même pas envie de rire de cette situation dans lequel tu es embarquée. tu t'accoudes à la rambarde et tu réfléchis à un moyen de partir de là. tu n'es quand même pas en état pour sauter du balcon, et tu ne saurai pas comment casser cette vitre sans te faire mal. tu souffles. "parce que tu comptais m'aider à sortir de là ?" tu es toujours dos à lui. tu préfères ne pas relever sa nouvelle réflexion. été, printemps, hiver ou même automne, en soit, n'importe quelle saison, on ne laisse pas une fille enfermée dehors sans rien faire. puis il te raconte en plus, qu'il n'a pas les clés. tu passes tes mains sur ton visage, le désespoir, c'est ce que tu ressens. tu te laisses glisser contre la barrière et tu t'assois. puis il redevient gentil. bipolarité quand tu nous tiens. puis tu penses que le paquet peut servir pour amadouer le grand brun. tu souris, et tu sors une cigarette que tu allumes. "ah il m'en reste oui, tu en veux une ?" tu t'avances vers la porte et tu lui montres ton paquet et souriant. "par contre je peux pas t'en donner à travers la porte !"

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Re: ( RPLABANDEETQUIVEUtWESH) GO THE NIGHT

Message par Alban le Jeu 3 Aoû - 18:40

il se redresse, parce qu'elle a des clopes. entre nous, heureusement, parce que calé comme il était, et l'alcool aidant, il se serait peut-être endormi comme un gros connard. "non mais on va te sortir de là t'inquiètes hein" faut juste trouver comment, en fait. il s'lève. "c'est juste que je suis un peu bourré je sais pas si ça se voit alors bon" il soupire, limite désolé pour son état, maintenant. il regarde le sol, les meubles, un peu tout à la recherche de la clé perdue. "t'as rien vu?" genre, la clé qui aurait sauté quelque part, aucune idée. il passe sa main dans ses cheveux, ça sent vraiment la merde. "en vrai.... en vrai... " et le voilà qui se rassoit sur le lit. "j'ai pas envie d'exploser une vitre pour que tu sortes quoi" genre c'est la seule solution. faut l'comprendre, y'a déjà eu assez de dégâts comme ça. il tente de réfléchir, genre, où pourrait être cette foutue clé, mais c'est pas franchement facile à cette heure, et il est tenté d'appeler wade et de se débrouiller pour le laisser gérer la situation. et il pourrait aller quémander une clope ailleurs, ouais. alors, il se relève, il tente de regarder sous le lit, un bon début, selon lui. "tu t'appelles comment déjà?" il sait même plus s'il l'a déjà vu, alors bon.

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Re: ( RPLABANDEETQUIVEUtWESH) GO THE NIGHT

Message par Invité le Jeu 3 Aoû - 23:38

il régit enfin le petit alban. tu te dis que tu en as de la chance, d'avoir pour une fois un paquet de clope plein sur toi pendant une soirée, tu te demandes même si tu ne l'as pas volé. tu te demandes même si ce n'est pas les clopes perdues d'alban. ça serait, comme on dit, le karma. tu le vois se lever, et commencer à chercher, même si chercher est un bien grand mot... ses gestes sont lents, il parait totalement désorienté. tu souffles, tu n'es pas sortie de l'auberge ma vieille. tu amènes ta dose de nicotine entre tes lèvres, et tu l'aspires, ce poison. il te permet de te détendre ce poison, de penser à autre chose qu'au fait que tu es enfermée sur un balcon. "ce serait carrément génial oui, de me sortir de là." tu toises un peu la hauteur au balcon. c'est pas si haut que ça, mais ça restera en solution de dernier recours. "quelle chance, quand je sors de là, jveux une tournée pour moi." si tu en sors avant le jour. tu le vois continuer à survoler la pièce du regard, tu le vois faire, et tu essaies, à travers ta vitre, d'en faire de même, mais nada. rien du tout. pas de clé à l'horizon, tu commences à désespérer. et là tu te rends compte que c'est ta solution de dernier recours. tu enlèves tes talons, tu passes par dessus la barrière et tu sautes. tu finis par rencontrer le sol, mais tu atterris plutôt bien, tu atterris sur tes pieds. tu souffles et tu remets tes chaussures, en prenant ta clope entre tes doigts fins. tu vas vers l'entrée de l'immeuble et tu inserts la clé cachée dans ton soutien-gorge. enfin. tu te diriges vers son appart et tu rentres, tu ne fais pas gaffe au désastre autour de toi, et tu retournes dans la chambre où est alban. quand tu arrives, il demande à travers la vitre ton nom. "louna..." tu espères ne pas trop lui faire peur et tu sors une deuxième clope de ton paquet avant de lui tendre. "on peut pas vraiment compter sur toi, super-héros en carton ça..."

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