LIBRE - Il n'y a que celui qui ne fait rien qui ne fait pas de conneries

Message par Paola le Lun 24 Juil - 11:49

Le temps pour toi d'enfiler tes vans et tu te dépêches de descendre les marches de l'immeuble, short et t-shirt ample de rigueur. Tu n'as pas pu t'en empêcher, tu as découvert qu'il y avais un skatepark à Lyon. T'es comme une gamine avec ta board à la main, que tu déposes sur le trottoir un regard par-ci par là et tu roules jusqu'à ton saint-grall. M'enfin tu sais très bien que t'es toute seule et qu'il va surement y avoir des groupes de personnes qui sont juste là pour se faire plaisir en se droguant tout en roulant. Toi à la base t'es pas censé toucher à cette merde qui embaume le corps de plus d'une personne dans cette ville.

Tes foutu roulement t'avais manquée, t'es pas vraiment douée pour les figures, mais c'est ce qui t'énerve et te donne envie de réussir les foutus figures. A la base à Clermont-Ferrand tu avais des potes qui venaient skater avec toi, mais ici t'as plus les mêmes potes. A vrai dire, c'est quand même cool de découvrir de nouvelles choses, voir de nouvelles têtes explorer de nouveaux horizon et j'en passe.
Quand tu rentres enfin dans le bâtiment du skatepark tu te dis que là c'est pas un skatepark de bataaard. Les gens ils sont pas là pour golri comme on dit dans le milieu.
Quand tu vois cette énormité de possibilité qui s'offre à toi, ça te confirme le fait que t'es pas une fille à talon, mais bien une fille à roulement. Bon j'avoue, ça veut absolument rien dire. Tu débarques sur ton skate au milieu des gens assis en groupe, toi t'es seule, mais tu t'en fous. Enfin c'est juste que les groupes te rappelle ta solitude et te rends nostalgique de tes amis. Il est tant d'arrêter les conneries et de devenir gentille avec les gens Paola. En fait, t'es réellement pas méchante tu sais même pas pourquoi ça ce fini mal.

Une fois que tu as arboré la surface du skatepark pour tenter de te trouver un endroit qui t'inspire. Tu fais de petits tricks de chauffe. Au final tu prends un rebords et tu te motives pour faire un 50-50 grind. Il faut juste que tu réussisses à caler le rebords sur le truck. C'est plus simple à dire qu'à faire. Quelques enchaînements plus tard tu te décides à passer à autre chose imaginant que c'est assez propre.
Là une rampe se présente à toi, le truc de fifou, la rampe. T'as déjà tenté de passer quelques trucs à rollers sur une rampe et c'était pas glorieux, mais vu que tu connais personnes autant profiter pour pas se taper des gamelles à répétitions devant ses potes. A toi le Boardslide sur cette rampe qui t'appelle.

Tu laisses passer quelques personnes et prends un tout petit élan pour sauter sur cette foutu rampe et réaliser ta foutu figure. Comme tu l'imaginais, tu l'as rater et tu te râpes le genoux sur le sol après avoir tapée la rampe 'aie'. Ton skate part tu ne sais trop où, t'espère juste qu'il va gêner personne. Tu rigoles pour te foutre de ta gueule et te relève, ta peau est ouverte. Ça t'apprendras à tenter des trucs mamie.
Tu cherches donc ton skate des yeux, tu le trouves pas vraiment. T'es un peu gênée de cette situation et tu vas t'asseoir sur le côté pour laisser les autres jouer sur cette rampe. T'es comme une conne sans ton skate
P.S:
J'ai jamais mangée personne  
P.P.S > Je fais beaucoup moins de lignes quand je suis lancée dans le rp  

Re: LIBRE - Il n'y a que celui qui ne fait rien qui ne fait pas de conneries

Message par Dany le Jeu 2 Nov - 16:40

Une journée de libre, pas d'uniforme, pas d'armes, la journée entière à ne rien faire. Les journées vides sont de loin les pires de toute, les plus horribles. Elles te rappellent à quel point tu es seule, à quel point il te manque, à quel point tu es vide. Tu décides d'ouvrir, trier, ranger tes cartons, tu n'en as pas encore eu le temps. Des photos, des babioles inutiles, une paire de rollers, un skate. Tu as toujours aimé les sports à roulette. Tu attrapes la planche noir et bordeaux, couvert de fleurs sombre. Sortir, ça ne pourrait pas être mauvais, puis il y a le petit skatepark où tu arrêtes souvent des petits délinquants. Histoire de leur faire peur.
Jean, débardeur gris et sweat noir aux manches remontés, un sac à dos, tu t'en vas. Une fois arrivé devant les grilles du skatepark. Tu rentres, planches en main. La moyenne d'âge est loin du tien, peut-être qu'il y a certains jeunes qui te fusillent du regard, « C'est le flic. » Peut-être qu'un jour ils te remercieront, mais aujourd'hui tu n'es pas flic, aujourd'hui tu es femme, tu es celle dont le mari est parti, celle dont la vie ne ressemble plus à grand-chose.

Tes tatouages apparents, tes cheveux coupés aux carrés, tes yeux clairs. Tu profites de ce moment calme, de ce moment seul. En regardant les petits jeunes autour de toi, tu t'admets à toi-même que tu commences à être un peu âgés et que ce n'est sûrement pas un endroit pour toi. Seulement, tu pratiques ce sport depuis tes quinze ans, ce qui en soit te donne un peu d'avance.

Un peu plus loin, une fille tombe, rejoint le sol et son skate s'en va loin d'elle, près de toi. Tu aperçois le sang sur son genou, tu bloques d'un coup de pied le skate qui t'arrive dessus. Tu glisses ensuite ton pied sur l'extrémité de la planche, la soulève et l'attrape dans ta main. Tu te la joues adulte, tu te rapproches de la blessée et lui tend son skate. D'un coup d'œil, tu regardes son genou écorché, abîmé.

- Rien de cassé ?

Tu enlèves le sac à dos de tes épaules et l'ouvres, tu en sors une bouteille d'eau et un paquet de mouchoirs en papier. Tu sors l'un des papiers et renverses un peu d'eau sur celui-ci. Tu lui tends le mouchoir mouillé. Tu es une femme, une personne en âge d'être mère.

- Prends ça.
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