no church in the wild † viviane

Message par Ed le Lun 7 Aoû - 1:02

Les gens ont tendance ces derniers temps à le rendre malade, malade de vivre, malade de se sentir complètement attardé dans la société. Comme un mal de siècle bien installé qui n'a plus envie de quitter et dans lequel il se complet à se sentir décalé. Impression que sa place vient de sauter, qu'il y a un prix sur sa tête maintenant et qu'une armée d'idées noires essayent de l'arrêter. Quand il regarde tout l'univers vivre, il se demande parfois ce qu'il a raté dans la sienne de vie, Ed, pour que son rôle ici ne lui apparaisse pas comme une évidence. Pourtant tout semble rangé à la bonne place, toute les pièces du puzzle finissent par s'emboîter, le métro, boulot, dodo, finit par s'installer comme la grande tradition, c'est n'est plus qu'une éventualité. Sa vie vient enfin de commencer réellement, ce moment où tout est sensé enfin prendre  sens. Il ne crèche plus chez ses parents, on peut même dire qu'il a clairement tracé un trait sur sa vie d'enfant, sur eux, sur tout ce qui fait son passé. Y a des gens qui courent après lui et il courre après des filles en faisant comme-ci tout ça c'était sérieux, et au milieu, y a un type qui voudrait finir sa vie avec lui et milles baisers qui rendent ses nuits plus supportable même quand il est seul. Reste le souvenir. Les promesses en l'air, trop difficile d'y croire quand il est clean, presque envie que ce ne soit que des mensonges pour avoir une bonne raison de détester sa vie. Ed fait ce qu'il est sensé faire dans ce genre de situation, il reste cruellement silencieux sans rien promettre, réfléchir à la situation, poser le pour et le contre, réfléchir à pourquoi il ne voudrait pas être enfin en équilibre. Peut-être qu'avec le temps, il a fini par aimer le vide, que danser sur le fil du rasoir lui suffit, cette petite dose d’adrénaline qui suffit à lui rappeler que tout cette mélancolie a un sens. La peur ça le maintient d'en l'envie du bonheur. Il a terminé de se perdre dans les livres et les histoires racontées par la télé. Il est grand maintenant, un grand garçon, ses histoires et ses contes de fées il doit les vivre en vrai. Mais la réalité lui paraît parfois si fade. Pour ne pas dire insipide, même ses rêves sont lipides et simples. Parfois il rêve qu'un fantôme l'embrasse, le lendemain il rêve de son boulot, de se noyer dans la machine à pop-corn. Personne ne l'entend quand il crie au secours.
Ed pense qu'il ne crie pas vraiment. Qu'il n'a peur de rien, pas même de mourir. De toute façon, le seul qui a le droit de le finir, c'est lui même. Il ne compte pas donner à quelqu'un l'occasion de le faire clamser. S'il doit crever il veut pouvoir choisir son trottoir et la manière dont ça doit s'arrêter. Ne pas se réveiller dans son lit ça lui paraît trop beau à demander, il veut juste pas la balle entre les deux yeux. Pitié. Il veut pas de plomb dans ses cheveux. Il veut pas qu'on se souvienne de lui comme quelqu'un de malchanceux. Ce qu'il a toujours été. Le karma ne l'a jamais aimé, il ne sait pas il a été Ed, dans ses vies passées, visiblement un type qui mérite toutes les emmerdes qu'il traîne. Une mauvaise graine, ça engendre une mauvaise herbe. Et les mauvais herbes, on les arrache. C'est comme ça. C'est pas un drame.
Ed reste toujours enjoué, plaque son sourire jusqu'au soir sur ses lèvres, toute la journée l'air commercial reste figé sur son visage, un frisson d'ennui qui semble jamais traverser le masque. C'est pas grave qu'il se dit, ça passera comme c'est passé à tous le monde, comme la crise d'ado est passé sans qu'il réussie à s'ouvrir les veines, comme la peine de la rupture est passé sans qu'il finisse la dixième bouteille. Tout finit par passer, la douleur, la joie, l'amour, les craintes, les peines, les envies, les refus. Des éphémères à commander, s'il avait de l'argent, il pourrait tous les garder, les meilleurs.  Mais il est pauvre, Ed il est fauché, il prend le bus de ville en zieutant derrière lui de peur de se faire chopper parce que son ticket n'est pas valable, ne l'a jamais été. Il aurait déjà du finir en taule, pour ce qu'il a dans ses poches, pour toutes les choses qu'il a volées et qu'il continuera de chaparder, pour toutes les fois où il s'est joué voyageur d'infortune, juste quelques instants en cellule, le temps qu'il faut pour le faire dérailler. Jusqu'à présent, il n'a pas les mains rougies, il s'en félicite, personne ne l'a fait traverser. La frontière qu'il a établie entre l'autre monde et celui-l. Il se fiche de la loi comme de n'importe quel slogan politique, ça fait longtemps pour lui qu'il n'y a plus aucune justice ici-bas, seulement celle du plus fort. Même avec le plus lourds  des dossiers si on veut le faire couler, il pourra que tomber. Mais y a des choses qui se font pas, qui sont inconcevable même dans son esprit de branleur dépassé.
Il se contente de traîner les mains dans les poches, traîner les godasses sur le bitume,gratter  sa semelle sur l'asphalte fraîchement coulé, slalomer entre les déchets, les merdes et les gens, la tête baissé, les bras plaqué contre son corps comme s'il avançait directement dans le couloir de la mort. De toute façon, il a été fait pour ne rien faire. Fait pour être spectateur de la misère. La faim dans le monde elle ne touche pas son estomac qui ne cesse de gargouiller, lui aussi à faim, ça fait une éternité qu'il a pas bouffé quelque chose qui lui donne envie de se faire péter la pense. Bouffer des pâtes constitue pas un repas équilibré, ça fera pas de lui un type plus musclé, plus apte à bosser, un gros soldat prêt à servir sa patrie si il finit appelé. Il serait le premier à se faire rapparier dans un joli cercueil qui a plus seul aura plus de valeur que tout ce qu'il a jamais possédé. Ça l'endort juste sur son comptoir quand il attend de servir des gens, les espoirs débiles de tout ces gens qui pensent pouvoir sauver le monde. Sauve toi toi-même, c'est la seule chose qui ait jamais comptée. Et le soir, par dépit, c'est dans l'alcool qu'il claque son argent, dans des verres qu'il paye à des gens mais c'est les gens qu'il achète pour ne pas finir seul.
Il lui faut de la compagnie pour pas finir sénile.
Et leur pancartes qu'il brandissent comme des fourches, d'un air farouche, en train de gueuler des trucs comme une vérité absolument. Et ils ont raison, il le sait. Ouais, ça, ça le rend malade. Elle est loin la révolution, s'ils veulent vraiment bouger les choses qu'ils fassent tout péter. Ça réglera le problème. Qu'il fassent exploser toute la terre tant qu'ils y sont. Que tout s'arrête. Il les hait, il sait même pas pourquoi, il sait juste que ceux qui défendent les bonnes causes il peut pas les blairer, peut-être parce que lui même ne sait pas quoi défendre, que même lui il sait à peine se vendre comme quelque chose vaut la peine d'être sauvé. Ça doit être des bourges, des gens qui ont les moyens d'adresser un chèque à la fin du moins pour encourager d'autres gens à faire comme eux, histoire de briller un peu plus dans les dîners, histoire de dire que t'as un but dans ta vie. Moi j'aide les handicapés, moi je nourris des enfants abandonnés, et toi tu fais quoi ? Je les baise tous. Les handicapés, les gens heureux, les malheureux. Les clochards, ceux qui sont pleins au as. Il veut juste vivre dans son coin, dans sa petite illusion, dans son petit monde tout rose et se dire que toutes ces marques de sang à la télé sont des tâche de son café. C'est un lâche Ed, il a pas le courage de se lever et poser le poing sur la table, à quoi bon ?
Il sait juste foutre la merde. Si bien, ça devrait venir son vrai métier. Conseiller les gens sur comment bien aller se faire foutre. Il siffle, hèle la foule, les deux doigts levés en provocation. Il pose son regard sur la masse humaine, à la recherche, sur le premier visage qui se retourne. Sa première et unique victime, le malchanceux qui va supporter qu'il se soit levé de mauvais pied. Parce qu'aujourd'hui, Ed, il en veut au monde entier. Une belle blonde. Portrait craché de toute les blondes qui lui ont foutu la misère. C'est personnel. C'est engagé aussi, toute la force qu'il met à écraser son mégot par terre devant ses petits yeux grands ouverts dans la surprise. Écarquillées. Ouais, regarde bien le show. Il s'imagine ce que ça doit faire à son coeur d'activiste, les palpitations qu'elle a choppé en se rendant compte qu'il existe des gens qui s'en foutent de ce qu'elle peut bien raconter. La paix. L'égalité. La fraternité. Mouais.

Re: no church in the wild † viviane

Message par Invité le Lun 7 Aoû - 13:27

vivi, elle n’a jamais signé aucun papier pour devenir adulte. non monsieur. nul part. c’est juste une arnaque de la vie, qu’elle se répétait inlassablement. comme le karma. c’est venu dans le starter pack de n’importe quel type d’humain, peut-être qu’elle n’a plus toute sa tête parfois se raisonne-t-elle, perdue quelque part entre le firmament ombragé et le bitume brûlant, qui lui laisse des cratères indélébiles sur la plante de ses pieds, comme un code barre de son humanité. elle ne vit que pour les mélopées enivrantes qui font vibrer son corps, qui naissent de ses paumes et viennent s’échouer sur ce qu’elle touche afin qu’elle ne fleurisse que de jolies choses mais souvent, rien ne se passe comme espéré, tout finit par capoter et même sa vie bien rangée s’entête à se désordonner seule, comme un puzzle géant dont les pièces s’éparpillent dans les tiroirs de sa mémoire.
elle aurait voulu un coeur de plomb, d’ces coeurs qui ne se brisent en aucune occasion, elle aurait voulu rejeter son empathie qui électrise son mental, son côté-éponge qui absorbe les émotions et qui fait se tordre son estomac de douleur, douleur transcendante, insatiable qui se crée un sillon venimeux qui se répand dans ses veines qui la gratte tard le soir, dans son lit d’amertume. y a des tristesses qui ventousent l’âme, des tristesses veules innommables. pourtant, elle pensait qu’tout ça, c’était derrière elle, que les vilains démons, les vilains souvenirs et les vilains songes étaient partis ensemble, main dans la main. elle le pensait vraiment. elle aimerait bien pouvoir tout effacer avec une gomme vivi, mais y a que dans les livres où on peut changer de vie, une gomme pour effacer le poids des choses ce serait une aubain, et c’était pas la vie dont rêvaient ses mots. ses mots ils rêvaient d’amour, d’argent, de stabilité; ça lui grattait le myocarde, et ça la frustrait parce que y avait aucun moyen de soulager cette gêne, elle attendait que quelqu’un vienne toquer à sa porte avec du mercurochrome, qu’il vienne badigeonner vaillamment son coeur de cet antiseptique rougeâtre, afin qu’il puisse le refaire battre sans qu’il ne rate de mouvement, sans qu’il ne s’échauffe parfois pour rien, y avait toujours les réminiscences qui s’élisent dans les gestes emprunts de violence en pensant au manque et vivi elle savait pertinemment qu’elle n’était pas toujours droite envers elle-même, que parfois n’était que foutaise ses résolutions à la con mais elle tentait désespérément de donner un sens à sa vie, un sens dans lequel son défunt frère n’était plus et le trou béant qu’il avait provoqué comme une météorite arrivée à grande vitesse dans son palpitant maintenant fait de dentelle fine (à en faire rougir les sous-vêtements les plus travaillés), elle tentait vainement de le combler et de rapiécer quelque chose d’insatiable, comme un démon prenant possession de la machine qui la faisait vivre et qui ne laissait rien passer. en constante guerre envers elle-même, elle tâchait fébrilement parfois de garder la tête haute et de ne pas se laisser entraver par ce côté malsain qui pourtant voulait se répandre dans chacune de ses artères.
pourtant vivi elle voulait bien faire, de ses phalanges diaphanes elle souhaitait toucher le ciel et peindre son faciès de poupée de jolies scintillements d’étoile et par la même occasion, se proclamer artiste et le propager sur d’autres visages qu’elle apercevait à la volée, elle était comme ça; généreuse. se refusait obstinément que de n’être une totale égoïste, elle brandissait ses pancartes fièrement en sachant pourtant au fond d’elle-même que cela ne changerait rien, les gens resteraient les mêmes cons dotés d’un qi d’écrevisse, qui ne voulait rien connaitre d’autre que leur cul à sauver.
si elle gueule si fort vivi c’est pour ouvrir les yeux, ouvrir les oreilles, ouvrir le coeur. si elle gueule si fort vivi, c’est pour expliquer au monde qu’ils se sont trompés, que ce n’est pas ça la vie (et pour toujours elle remerciera son frère que de lui avoir inculquer une telle force) qu’d’avoir des étoiles dans les mains c’était bien mieux qu’une terre morte à leurs pieds. c’est vrai que parfois, il lui manque une case à vivi, qu’ça fait même des courants d’air dans son être mais elle veut les remplir d’une énergie cosmique, de son amour pour l’univers et pour les animaux parce que c’est ça qui la fait vibrer, ce ne sont pas les garçons aguicheurs et les mains baladeuses de jolies filles. elle a mis sa vie en pause pour que puisse se glisser jusqu’à ses oreilles les murmures de ses ancêtres, afin que puisse se convoler son âme et l’esprit des forêts, de la nature divine qui jonche leur sol de verdure gratifiante.
bien qu’elle vivait en une froide nudité de sa vie, la présence fantasmée de la solitude et des objets ornant son ombre, elle pensait avoir emprunté une porte salutaire à son âme. même si parfois il lui manquait les mots pour l’exprimer parce que malgré la diversité intéressante des lexiques français, elle se sentait comme laissée pour compte lorsque sa langue fourchait, lorsque les mots roulaient en boule sur sa chaire âpre, elle se murait dans un mutisme et ne laissait s’exprimer que ses actes pour pouvoir, tel le papillonnement d’un lépidoptère, enliser les gens vers la bonne marche à suivre, selon elle. c’est ainsi que ce matin, elle se retrouvait dans une nouvelle activité; huer le magasin de vente de maquillage et de parfum sephora, parce qu’ils étaient bien beaux, avec leur jolie enseigne, leur renommée et toutes les marques qu’ils représentaient, mais dans leur marché ne représentait que quinze malheureux pour-cent un mouvement cruelty-free. elle savait au fond d’elle que même la puissance d’une centaine de personnes ne feraient jamais fermer cette grande chaine, était-ce sans doute une action que pour qu’elle puisse dormir sur ses deux oreilles le soir-même. elle entendit non-loin d’elle une personne sifflait en leur direction, elle retournait la tête presque instinctivement, ayant pour habitude maintenant que de se protéger un minimum des autorités car ses allées et venues dans le bureau de police ne lui étaient guère favorable sur son cv de chercheuse d’emploi. elle ne connaissait pas ce jeune homme aux contours faciaux courtisés par le mépris, malgré cela, des types comme lui, elle en comptait à la pelle, de ces ratés qui pensaient vivre leur vie d’une manière absolument irréprochable, qui - pour le mieux - était dealer de came (ça s’marquait sur sa gueule et ses joues creuses) et pour le pire, participer à la déforestation en masse et au meurtre d’animaux innocents, elle le regardait d’un air condescendant lorsque face à ses yeux grands ouverts, il projetait son mégot sur l’asphalte pour venir de sa godasse l’écraser, mine fière et désabusée de ce comportement puéril…son sang ne fit qu’un tour dans ses tempes qu’elle sentait cogner douloureusement, elle emportait son panneau avec elle qu’elle brandissait maintenant face à lui, l’air d’une possédée prête à tuer,
mais t’es débile mon pauvre? tes parents t’ont pas assez fini pour que tu sois doté d’un cerveau en état de fonctionnement normal? des cons, elle en avait croisé dans sa vie, errant dans les miasmes toxiques de cette ville en perte mais pourtant, peu désireux de garder sa vie sauve. si t’es en quête d’attention, vas plutôt te coltiner une pute pour que tu te sentes vivre quelques minutes, j’ai rarement vu des gens avec aussi peu de respect. qu’elle souffle, comme si sa langue de vipère allait l’électriser de sa connerie. vivi, aux airs insolents d’une poupée brisée, lui jette un regard torve, (dégage) qu’elle avait envie d’ajouter, (ramasse ta merde avant) pour finir.

Invité
Invité


Re: no church in the wild † viviane

Message par Ed le Mar 8 Aoû - 0:45

Ses attaques elles passent à travers, comme-ci il était fantôme, qu'il n'appartenait plus à la planète terre et que depuis longtemps son âme s'était envolée loin d'ici dans un paysage plus accueillant, un monde qui lui conviendrait mieux à lui et ses exigences. Un genre de paradis. Il a commencé à devenir transparent ici-bas, à disparaître petit à petit et laisser place à un autre lui, différent, moins marrant, finalement, les choses l'atteignent plus qu'il ne le pense, il est aussi mortel que les autres. S'il avait eu plus de rêves il aurait pu tenir, mais il n'a jamais eu envie de rien, le vide complet. Jamais été rien, juste un figurant dans le propre film de sa film, sans savoir qui mène la barque et a écrit le scénario. Ils attendent tous de lui qu'il tire la bonne réplique, qu'il prenne le bon chemin mais tout ce qu'il arrive à faire c'est fuir au mieux les caméras. Pendant un instant il voudrait  se débarrasser de l'impression d'être surveillé par une entité qui n'hésitera pas à le punir dès qu'il prononcera un mot de travers. Et pourtant les mots, il ne fait que ça, les prendre, les tordre, les mâcher, les cracher sous des formes infâmes. Ce dont il a besoin c'est d'une autre dimension. Un monde chaotique à l'image de son créateur, plus coloré, avec plus de verdure et moins de bitume, où on est plus obligé de trimer pour se donner une envie d'exister. Il s'en fiche de bosser Ed, il veut juste rester chez lui et profiter du temps où il est encore jeune, où il n'est pas malade à ramper pour se faire rembourser ses soins qui ne feront qu'empirer. Il veut vraiment sentir le vent dans ses cheveux et l'air dans ses poumons, voir la mer une seconde fois, plonger dans le vide d'une falaise et goûter les embruns. Découvrir le monde du haut de son toit ça ne lui suffit pas, ça le rend que plus aigri de tous les infinis qui n'appartiennent pas à sa ligne de vie. Il a tendance à se comparer au petit prince Ed, au gamin blond et ses planètes, ses spectres pastels, peu effrayants, mais le renard à ses cotés à laissé place au cynisme qui peint tous ses mots d'insultes et de mépris, les couleurs ont tournées aux teintes et nuances de gris. Bombe le torse, se braque. Tout ça c'est beau que dans son esprit. Dans l'état qu'il est, rien peut le blesser, rien qui soit ne pas physique, il a déjà  les bleu partout, bleus d'amours, bleus de larmes, bleus d'alarmes, c'est son monde entier qui prend la couleur des hématomes jusqu'au pourpre. Manquerait juste une claque pour le sortir de son atrophie de sentiments.
Frappe moi, j'en (c)rève.
Il est pas désolé Ed, il sait pas ce que c'est d'avoir quelque chose de défendre de tellement important que sa passe avant sa propre vie, il n'a été entraîné qu'à la survie, pas à avoir des grands idées révolutionnaires et encore moins à les porter sur ses minces épaules friables. Ça à l'air important pour les autres, il pige juste pas, ça lui fait rien, les images de guerres, les photos au JT de 20h à peine s'il arque un sourcil, tout ce qui grandit dans sa poitrine c'est de l'ennui. Il est trop pessimiste là dessus pour croire à une porte de sortie, il peut héberger le clodo de son quartier mais il veut pas ouvrir sa porte pour la misère du monde entier. Il voudrait avoir ce grand coeur, mais le sien est resté à l'hosto le jour où il est né. Il n'est pas un dieu grec, ni un champion moderne, il est juste humain, et rien que ça, ça vaut déjà un aller retour pour l'enfer, le sien ça lui suffit bien. Déjà tout jeune, il suivait les grands les rues, entre règlements de comptes et et deal, c'était eux ses vrais héros, ceux qui se battent pour faire vivre leur famille, pour rester vivant, pour continuer de respirer demain mais si ça veut dire crever aujourd'hui.  Pas les bobos qui se battent avec des affichent et avec des mots, à parier que ceux là ont jamais vu le canon d'un pistolet braqué sur eux. Ça te change une vie. Pour ça qu'il est partit, ici, il compte de devenir n'importe qui, qui soit plus sympathique qu'un gâchis de potentiel.
Y a ses envies et ses réalités. Y a ce qu'il veut et ce qu'il arrive à vraiment composer.
Laisse ma mère en dehors de ça. Il veut pas la défendre, c'est la dernière qu'il veut sortir de la boue, il préfère penser qu'elle ne lui tendra jamais la main, un accord solennel entre les deux. J'ai pas besoin de toi et t'as plus besoin de moi. On touche pas aux mamans c'est tout, les pères, les soeurs, les frères, mais par les mères. C'est quand même grâce à elle qu'il est là, qu'il peut voir le soleil se lever et entendre les oiseaux chanter à sa fenêtre. C'est elle qui l'a appris à aimer, à espérer. A être con aussi, à détester, à avoir envie de se venger, avoir la haine au fond des yeux et le mépris pour ceux qui veulent toujours tout changer. Ed se complaît bien dans ce monde. T'as tes règles ou quoi ? C'est pas contre toi chérie, mais vos slogans de merde commencent à me rendre sourd. Question de survie. Il tend l'oreille, la main en parabole. Allo  la terre, j'capte rien. Il entend pas ses conneries, pardon. Il entend vraiment rien, c'est fou, même son souffle, à se demander si la nana est vraiment vivante ou si c'est pas un ange qui vient pour son jugement dernier. Qu'elle se moque, qu'elle l'insulte elle aussi. Les cons il veut pas les écouter. Ils parlent pas le même langage. Il se laisse volontiers damner. C'pour quoi encore que t'es en train de militer la suffragette  ? La faim dans le monde ? J'sais pas si te rends compte que tout le monde s'en fiche de vos défilés.  
C'est devenu une habitude. Personne s'en préoccupe, ça fait scandale dans le journal, ça gueule sur ceux qui cassent. Mais le message dans tout ça, on s'en souvient même pas. Tout le monde est sourd.

Re: no church in the wild † viviane

Message par Invité le Mar 8 Aoû - 1:45

sa gorge se trouvait étranglée d’un amas de maux bloquant sa trachée…tu penses que je suis assez allumée pour me faire croire dur comme fer que ça va changer le monde, les manifs auxquelles je participe? tu penses sincèrement que le soir, quand je me pose dans mon lit je suis totalement satisfaite? la négation heurta son cerveau comme une lame de rasoir pourrait ciseler la peau d’un adolescent en mal d’être. elle marqua une pause, ravala sa valise en réfléchissant quelques instants avant de poursuivre son discours moralisateur. mais je préfère être une débile à brandir des pancartes déconcertantes qu’être un con de ta sorte en édition limitée je l'espère pour l'avenir, qui préfère provoquer en écrasant un putain de mégot devant des manifestants.
il y a un fléau de maux accroché à sa langue, ça a un goût âcre, un goût acrimonieux qui refuse de glisser et stagne, forme maintenant des boules d’énervement dans ses artères et plonge son bon-sens dans l’ombre. elle avait une envie irrépressible d’attraper ses vêtements et de le secouer, qu’il prenne conscience du ton de ses paroles et qu’elles ne pouvaient être lancées sans retour de bâton, ed il balançait un boomerang et il avait la prétentieuse idée de se croire sauver de la claque qui menaçait de s’abattre contre le coin de sa joue. s’y mêlait un désir féroce que de lui faire la morale, que de le faire réagir. vivi dans le fond elle s'en fout de faire des actions mondiales sinon elle se serait évertuée à faire des études politiques, elle serait devenue une menteuse à double face comme une pièce que l’on joue au hasard pour s’attribuer des tâches. de là, elle aurait pu duper le monde jusqu’à se faire élire et à son élection, elle aurait ôté l’ornement de son faciès pour montrer qui elle était réellement mais ce n’était pas de cette manière qu’elle voulait fonctionner. non. elle, elle voulait cogner fort afin que l’on comprenne à sa petite échelle le message qu’elle souhaiterait véhiculé à travers son temps sur terre qui s'égrainait. vivi elle ne pensait pas à elle en faisant ça mais bien aux générations futures, aussi était-elle réticente quant à sa paix du long de son existence sur terre. elle se doutait qu’il y aurait un crack, que peut-être qu’en france aussi ils devraient sortir avec des masques comme les chinois dont on se moque, que bientôt faudra payer l’oxygène, que ce ne seront pas des blagues. alors peut-être que pour certains elle se ridiculise mais au moins elle essaye. et c’est là sa force, ne pas baisser les bras. peut-être que pour des gens comme ed son discours se dissiperait dans le prochain verre d’eau qu’il boira mais elle tente de toucher les gens un peu plus sensibilisés qu’elle rencontre parfois dans sa vie, elle tente d’ondoyer avec son aura protecteur les gens qui partagent sa vie au quotidien et n’est-ce pas là de cette manière qu’elle parviendra véritablement à quelque chose? le bouche à oreille n’a-t-il pas déjà sauvé un tas de choses? ou même changer les choses tout court? elle ne connaissait pas la bonne marche à suivre, elle n’était inscrite nulle part -malheureusement elle ne se faisait pas présente non plus dans l’adn d’un français moyen.
non, la faim dans le monde c’est moins mon rayon. là, on s’attaque juste à une chaîne de magasins dont la plupart des marques sont testées sur les animaux mais ne fais pas mine de t’y intéresser chéri, on sait tous les deux que ton désintérêt découle de ton manque de discernement. quand tes gosses étoufferont d’un manque d’oxygène à l’avenir t’auras plus que tes yeux pour pleurer alors que maintenant t’as des poings à cogner. métaphoriquement parlant, qu’elle avait envie d’ajouter, parce qu’avec lui, ne sait-on jamais qu’il prendrait cela au pied de la lettre avec sa bêtise qui se répandait de sa silhouette pour s’écouler à terre comme de la merde. elle savait pertinemment qu’avec ce genre de personne, il valait mieux avoir enfiler des gants. ed était de ceux qui collectionnaient les images du monde qui était, tout simplement et vivi était de ceux qui les collectaient en devenir. elle était là lâ grosse différence de leurs êtres.

Invité
Invité


Re: no church in the wild † viviane

Message par Ed le Mar 8 Aoû - 2:50

Elle balance, elle jette, elle largue ses bombes qui explosent dans des petits fumées roses
et ses paillettes. C'est beau, ça sonne fier et engagé, sensé. C'est maintenant qu'il doit applaudir, siffler, acclamer, mais il retient de pouffer de rire nerveusement. Alors à quoi bon, si elle sait qu'elle n'est pas sur le point de tout changer, pourquoi emmerder tout le monde, couper un bout de l'artère, envoyer la presse comme des rapaces sur leur nouveau genre de criminel. Mine de rien, il admire ce genre de nana Ed. Celles qui sont pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, il a beau y aller fort et lui parler comme il n'a jamais parlé à une fille, elle tient bon la route. Elle gagne des points dans son estime, elle remonte la pente dévalée plus tôt, elle devient spécimen rare qu'il veut capture pour garder dans son pokédex humain et pourtant elle était mal barrée. Il veut la comprendre, se mettre à sa place, être un instant dans sa tête et savoir cette sensation qui lui fait pousser des ailes. La curiosité le pique à vif, chatouille ses lèvres d'infinies questions sans réponses. Explique moi. Qu'elle le ramène à la maison avec la force s'il le faut, il a toute son attention maintenant. Il sait pas à quoi il fait face, la défensive le rend moins agressif et stupide. Elle lui fait penser à un petit chat qui fait ses griffes sur tout ce qu'il trouve, elle est dans son élément, en symbiose avec ses mots et ses idées et elle danse, elle joue avec lui. Ed, il se contente de valser au gré de l'air qu'elle a choisit, ballotté par ses mots acides qui grignotent ses convictions creusent, les coquilles vide de ses promesses citoyennes, il en est bien conscient. De tout ça. Il est loin d'avoir la situation entre ses mains, mais faute de pouvoir s'en sortir vainqueur, il prend un malin plaisir à tourmenter la jeunesse demoiselle qui a eu le courage de l'affronter. Encore un truc qui l'étonne autant qu'il l'attendait. Il aurait été déçu de se faire ignorer. Il rend sa haine au centuple et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien que des cendres à consumer et là peut-être qu'ils pourront s'accorder sur la seule chose pour laquelle il sont probablement déjà lucide. Le monde est plus ou moins con. Mais t'inquiète pas chérie, j'veux pas faire subir ça à mes gosses, j'vais me retenir d'engendrer trop petits cons de mon genre. Vu comme c'est parti, il aura jamais de gosse. Il s'est pas une trouvé de fille ce coup ci, pas sur que Wade ait un vagin pas certain qu'il vérifie un jour. Il préfère se dire qu'il appartient aux histoires d'amour aux lendemains maudits. Sourire au lèvre chatoyant d'ironie, sa sincérité se mue dans son masque de rejet. Si seulement il était moins borné. Il attendrait autre chose que des hurlements dans la tempête et les sons deviendraient des mots. Des paroles. Des gens. Il embrasse sa nature sans plus aucune honte, puisqu'elle même ne semble pas en avoir, le ridicule n'ayant pas tué ses petits rêves de cristal. Son égoïsme le laissera peut-être vivre encore un peu avec d'être crucifié à ses pancarte au nom de sa juste cause. Mais j'suis d'accord, on devrait laisser les animaux en paix, ils ont pas demandé qu'on vienne les emmerder avec nos conneries, juste que tes pancartes font juste plus de pubs pour eux que pour toi. Et quoi.
Elle le sait ça aussi ? Il aimerait bien de consistance. Quelque chose qui le fait vraiment.
Se demander.
Pourquoi tu fais tout ça si ça soulage pas ta conscience de bourgeoise, tu penses que ça fait de toi quelqu'un de bien ? J'ai bien compris que j'étais en un connard, mais moi on m'a jamais expliqué tout ce que tu me racontes, moi ma réalité à moi c'est que j'me crève tous les jours pour bouffer et que te cramer ce mégot au nez c'est ma petite liberté.
Rien à foutre de la tuer la planète. Il sera bientôt plus là.

Re: no church in the wild † viviane

Message par Invité le Mar 8 Aoû - 14:47

pourquoi? parce que t’es gay? ou parce que t’es trop jeune encore? peut-être qu’elle aimerait qu’il lui dévoile son homosexualité, de la sorte, elle pourrait appuyer sur le fait qu’elle était parvenue à faire avancer les choses quant aux gays (elle n’avouera sans doute pas qu’elle se sent plus attirée par les femmes que par les hommes) mais après, cela ne lui regardait pas. elle non plus n’était pas désireuse d’enfant. déjà pour avoir un gosse, il faut baiser et vivi ne pratique cet acte que dans de très rares occasions. ou si c’est plus souvent que ça, ne découle derrière pas vraiment d’envie même si l’aboutissement et le plaisir sont les mêmes que toutes autres personnes. sa sexualité n’a jamais été bien définie parce que vivi, elle s’en fout. se coller des étiquettes sur la tronche ça l’agace. aussi, lorsqu’elle vient de rencontrer quelqu’un, elle ne veut pas savoir ce qu’il fait dans la vie, son job. ses passions à la limite, ce qui le transcende mais ces putains d’étiquette que les gens se collent les uns sur les autres, elle en a horreur. elle aimerait les brûler. sans doute est-ce une des raisons qui l’empêche d’être en couple. l’oiseau qu’elle est se sent coupé de sa liberté. alors vivi laisse tomber.
et tu sais ce qui est triste? c’est que quand on était gosse, les animaux, on les protégeait naturellement parce qu'ils nous faisaient rire et nous rendaient heureux. l’inconvénient des gens, c’est qu’ils grandissent tu vois, dans leur tête. qu’ils attrapent la maladie qu’on appelle responsabilités et qu’on doive ensuite leur amputer ce qu’on appelle innocence… c’était sans doute pour cette raison  précise que vivi mettait un poing d’honneur à garder son âme d’enfant, à garder cette une flamme qui se voulait étincelante mais qui parfois menaçait de s’éteindre lorsque la réalité s’abattait trop face à ses yeux trop souvent grands ouverts, qui dansait dans son corps sans réellement savoir si demain elle tiendra encore le coup mais en attendant, elle se bat chaque jour pour que naisse de ses mains l’innocence et la bonté. ça explosait dans son enveloppe, des projections astrales afin que se tache les esprits de couleurs enivrantes et qu’ils comprennent enfin. âme psychédélique, hautement colorée; synesthésie entre leurs réalités en noir et blanc et sa réalité ne faisant battre qu’une galaxie nouvelle, prête à s’offrir dans chacune des mains diaphanes, battant entre ses côtés un rythme de symphonie nouveau. t’as raison, je me fais quelque part de la pub de cette manière mais on sait tous les deux que ce n’est pas forcément bénéfique que d’être associée à ces fous de manifestants, pas vrai? ce n’est pas mon activité principale. je tiens un blog qui pour moi est cent fois plus important que ces pancartes. t’iras faire un tour. elle ne lui laissait pas franchement le choix au final. elle sentait qu’il était déjà bien plus réceptif à ses dires qu’au début où il n’était sans doute pas prêt à entendre. elle nota l’adresse url sur un petit post-it et elle lui tendit. elle avait presque envie de décrocher un sourire, elle qui pensait son esprit scellé à double tour comme elle en rencontre trop. elle était contente d’avoir su trouver les clés enchanteresses…les clés qui débloquent un peu les casiers de la mémoire et s’amuse sur quelques zones du cerveau, notamment l’éveil.
oui, j’suis une petite bourgeoise. mes parents ont full thunes et quand j’leur ai expliqué mes motivations dans la vie, ils n’ont pas aimé. ils m’ont envoyé me faire foutre. parce que pour eux, tout ça, c’est d’la merde, tu penses bien ils auraient voté trump s’ils avaient été amerloques ces cons. vivi elle avait les phalanges qui lui rentraient dans la chair de sa jambe, elle tirait presque le fin voile qui cachait sa peau des rayonnements solaires. ses parents l’exècrent. mes motivations, tu ne les comprendrais pas alors j’économise ma salive pour aller gueuler à ces capitalistes que ce sont des fils de pute.
la vie crépite. elle brûle les instants qui passent. et dans le fond, qu’est-ce qui compte véritablement? vivi fait partie de cette génération de gosse dont l’éveil spirituel est primordial mais à cause de cela, de sa conscience presque exagérée des choses, vivi n’a pas beaucoup de motivations à vivre. sa vie, elle ne lui intéresse pas. elle n’a ni copain, ni copine, ni amis fidèles. son frère est mort. sa grande-sœur quelque part en france ou en espagne. elle ne parle que très rarement à ses parents et la seule à qui elle pouvait se confier et partager ses pensées, c’était sa grand-mère. elle voyageait sur les lignes de la main et c’est bien à elle qu’elle doit ses manières de pensées. ta petite liberté? elle pouffa de rire. elle ne pensait pas qu’il parviendrait à nouveau l’énerver. elle marmonna quelques mots étouffés quelque part entre ses dents et ses lèvres aguicheuses et soupira. j’espère qu’un jour tu comprendras. que tu réaliseras. j’espère que ton égoïsme ne t’étouffera pas. abolis ton égo, ta fierté. tout ça, ça n’existe pas. parole de siddharta gautama monsieur.

Invité
Invité


Re: no church in the wild † viviane

Message par Ed le Mer 9 Aoû - 2:10

Il a peut-être été loin Ed, dans sa grand proclamation d'être libre de bousiller la planète en plus d'emmerder des riverains avec le parfum divin de sa fumée chimique, à lui seul bombe nucléaire de mauvaises habitudes de vie, fumette en tout genre et sommeil en hachure, on lui donnerait pas vingt années de plus sur terre avant qu'on lui trouve une maladie orpheline. Lui s'en donne la moitié avant de clamser sous un train en énième doigt d'honneur à l'humanité, retard de plusieurs heures pour ramasser ce qu'il y a à ramasser, ses restes et ceux des coeurs brisés. ça lui plaît presque l'idée de blesser Wade juste pour voir à quel point il comptait, trop tard pour revenir en arrière et lui avouer qu'il l'aimait. Quel que soit le chemin qu'il empruntera, du soleil de plomb fondant sur son visage de cire de prétendue idéal de vie ou la lune révélatrice des noirceurs de son âme, il finira par se retrouver dans la taule des murs blancs et des examens, alité la journée et spectateur de sa propre déchéance, sentir chaque tumeur consumer chacun de ses organes putréfiés. C'est sa plus grand peur qu'on lui coupe les ailes, mais ça l'empêche pas de se les brûler quand il s'approche du soleil et de continuer de rire au nez qui se parent de leurs armures rutilantes quand il affrontent le quotidien si effrayant. Il s'en va vivre le monde sans protection, ni œillère au coeur et simplement le blason d'un autre tatoué dans ses rêves, ni capotes aux mauvais manières. S'il n'avait pas plus de coeur que de désir il accumulerait le vice de la luxure à celui de la paresse, auquel s'ajoute la connerie qui mérite bien sa place dans les nouveaux crimes capitaux du siècle des twenty's. Mais les lèvres pincées de la demoiselle aussi douces semblent t-elles, parée de rouge lui donne envie de les voir se fermer définitivement au fur et à mesure qu'elle bouscule les idées reçues ancrées dans son quotidien comme l'habitude de respirer. Parce que c'est bien son genre à lui et tout ceux qui portent des couilles de pas savoir les prendre pincettes et tisser de la dentelle avec les mots, de pas être capable de ressentir quoi que ce soit ou engendrer autre chose que des maux. Foutaise.
Je roule des pelles à un mec tous les soirs, ça compte ? Il lui adresse le clin d'oeil en coin. Wade qui lui sert à paraître moins con peut-être, ou encore plus abruti, à voir s'il lui portera chance aujourd'hui. Le saint patron de la connerie. L'homme qu'il embrassait tous les soirs mais qu'il connaissait à peine et qu'il n'était pas capable de correction aimer. Il est pas gay Ed, d'ailleurs, il est pas sexuel tout court. C'est pas son truc, ça lui est jamais venu, il pensait que c'était la faute d'Eddie, qu'il la trouvait pas assez jolie, c'était pas comme promis dans les romans, comme vendu dans les séries, puis les autres filles l'ont fait réagir de la même manière. Les hommes aussi, bien qu'il s'est senti plus à l'aise, peut-être parce qu'en être un l'a réussi et qu'il n'a jamais connu que des hommes dans sa quotidien. Il s'est retrouvé face au monde entier qui lui apparaissait transparent.  Y a qu'au charme, qu'au flirt et qu'aux promesses d'amours qu'il est sensible, quand ses mêlent les baisers et les belles paroles, où adviennent trop vite les actes manquées. D'amour il est capable de tout aimer Ed, même la saloperie qui vient de gâcher sa journée. Il a bien commencé à ressentir quelque chose de plus fort que un autre. Et parfois il ne sait plus Ed, ce qu'il éprouve vraiment. Mais il ressent.
Ça vibre. Vit.
Les paroles sont trompeuses baby, j'attends des actes moi. Fous le feu au bâtiment et t'auras déjà mon respect. Il sait à quel point on peut être déçu par des choses dites qui paraissent vraies mais n'ont rien à voir avec la réalité. Les mêmes paroles abusées par les politiques rendent chaque opinion mensonger, la télé qui déforme les chiffres et les mots dans le sens qu'on veut les placer. Les mots peuvent se déplacer, le sens des phrases changer, y a que le réel qui reste dans le marbre, les ruines qui parlent d'elle même et le temps qu'on ne peut remonter pour annuler les faits. Que ça de vrai, trop oublié dans le monde des écrans et des sentiments de pixels. Et le blog, c'est qu'un exemple de plus du public qu'elle essaye de séduire, qui a vite fait de cliquer se la croix rouge et ouvrir un nouvel onglet de sa vie. Mais il prend le post-it. Il pourrait le froisser et lui jeter à la figure, il pourrait le bouffer juste en face d'elle pour qu'elle comprenne bien ce qu'il pense de son initiative. Il le range juste dans la poche de son jean sans trop le regarder.
Et virtuellement, elle mort autant ? Balance des tweets enragés ? Fait piailler l'oiseau bleu des milliers de retweets  ? Il est curieux, de savoir ce qui compte vraiment.
Bah, ça la fous mal une anti-capitaliste blindée, anguille sous roche, y a plus qu'à appeler la presse et tu ramperas devant Sephora pour qu'ils te refassent la gueule quand les médias t'auront bouffer. Donc, faut bien la petite histoire du rejet des parents. Attends, j'vais chialer. Ses parents. Ses parents qu'il n'a jamais su aimer. Y a rien dans sa vie de plus insignifiant que les faux liens du sang qui coulent dans chacune de ses artères. Il pulse une hémoglobine à laquelle il ne s’identifie pas, étrangère à son être, déjà victime de l’enveloppe qu'il admire devant son miroir. Il patiente sagement que les cernes brisent les traits enfantins de son visage et durcissent son regard, que le temps enchaîne ses sourires ou les renverse pour en faire des demi-lunes noyées. Alors c'est quoi qui existe selon toi ? Il est pas spirituel Ed, vivre au travers de lui même ça lui suffit, parce qu'il est la seule chose qu'il a acquise et qu'on pourra pas lui retirer, il s'est apprivoisé. De Edmond à Ed. Du fiston modèle devenu raclure des rues. C'est cool, t'as une passion des idées, tu veux changer le monde. C'est bien j'suis fier de toi. Mais contrairement à toi j'ai pas ça en moi. J'veux bien comprendre. C'est pas qu'il entend pas. C'est qu'il écoute pas avec assez d'attention.

Re: no church in the wild † viviane

Message par Invité le Mer 9 Aoû - 9:26

vivi elle a ses dents qui viennent s’écraser, carrées, en écoutant tous ses mots coups de poignard, ses regards batards, qu’elle voudrait assassiner lordqu’ils se plantent dans la terreur de son palpitant. il s’agite, peut-être parviendra-t-il à faire tomber le masque…qu’il s’éclate en mile morceaux comme sa peau en lambeaux…que tout cesse sur un son fracassant, elle a la peau qui se glace, son cœur qui se serre, elle a envie d’écraser son poing contre son nez et d’partir comme si de rien n’était.
ouais ça compte pour faire d’tes fesses celles d’un gay, ou bi, ou pan - ou toutes ces appellations merdiques pour juste faire rentrer les gens dans des cases. vivi ça la répugne, ça la repousse comme l’ail éloigne les vampires, n’est oas désireuse que de se conformer au conformisme et encore aux valeurs sociétales pré-établies, ces lavages de cerveau et ces programmes télévisés abêtissants, vous promettant diversité et surtout, se divertir le soir avant d’aller dormir. toi qu’es pas dans les normes de la société, ça t’fait pas chier qu’on te remarque dans la rue avec ton chéri, qu’on s’moque, qu’on vous montre du doigt ou que sais-je ? elle espère qu’il voit là où elle veut en venir, que tout est pareil, semblable, que ça forme un tout et que personne n’est différent…que de la sorte, elle traite chacun des sujets tabous qui ne devraient pas l’être, qu’elle trouve même invraisemblable qu’ils ne le soient pas.
ça m’servirait à quoi d’obtenir ton respect morveux? tu penses vraiment que ça, ça peut m’aider à mieux dormir la nuit? nada. la blonde impulsive qui lâche une nouvelle phrase, énième morsure dans l’âme noircie de l’inconnu, néanmoins sur un ton tremblant, peut-être une nouvelle déception de sa part, lui qui ne parvient qu’à la faire rougir de colère. elle a juste envie de se casser loin d’ce type et de cette querelle qui ne rime à rien, qui ne connaîtra aucun aboutissement et restera figée dans le temps. elle se sent comme une pétale de rose tombée dans un océan arride, vivi. elle se laisss doucement tournoyer dans la tempête perfide de ses émotions ravageuses.
en ayant connu l’argent, je sais que ça ne fait pas le bonheur, en ayant mangé du foie gras je sais que c’est pas ça noël, en ayant eu plein de cadeaux je sais que c’est pas ça l’amour…vivi elle entend derrière elle le bruit qui parfois s’intensifie, éventre un peu plus le silence qu’elle convoite à cet instant précis, aimerait se retourner, gueuler de fermer leurs gueules parce qu'elle se trouve dans une situation indélicate, comme du verre pilé qui rentre dans sa chair petit à petit, pourtant réfléchit, sourit en coin quand elle entend la foule s’éloigner un peu, reconnaît son prénom à un moment, se retourne, fit mine à son pote de se taire, qu’elle est occupée, continue néanmoins à s’enfoncer ses ongles dans la chair de ses mains, irritée de l’attitude de l’inconnu à la désinvolture convoitée, vivi elle en a presque les lèvres qui tremblent lorsqu’il se permet de rentrer sur des terrains hostiles, sur des terrains minés où elle-même ne souhaitait plus mettre les pieds, encore l’impression qu’il la provoque en duel et vivi ça lui fait se gratter le crâne, un peu plus fort, peut-être pour que tombent des réponses à lui donner elle ne savait pas. et maintenant elle aimerait bien délaver les couleurs de son nez, réguler son opacité, la faire baisser, devenir transparente, invisible, s’inscrire parfaitement dans le mur le plus proche d’elle, qu’il happe et gomme chacun de ses contours, ravale sa façade, qu’elle se dissipe comme des volutes de fumée projetées dans l’air, comme un chat noir dans la nuit, l’ombre d’une ombre. prisonnière des chaînes qui se sont fondues sur l’asphalte lyonnais, vivi se sent pas mieux qu’un animal coincé en cage dans un zoo. j’pense pas qu’ils t’aimaient plus que les miens, tes parents. ça m’étonnerait. sinon tu ne serais pas sans cœur et tu ne tarauderais pas les gens de la sorte. y a son cœur qui se contracte et ses joues qui crament d’un soleil moisi, une vive douleur qui picote les plaies pas encore refermées, une pointe de sel jetée dessus, la haine qui s’extirpe de ces labyrinthes de douleur, comme un peu trop d’insultes dissimulées crachée pour elle. vivi elle a l’habitude de se fritter mais pas d’en prendre pour son grade, habituellement recroquevillée à l’intérieur d’elle-même afin d’avoir un bouclier de protection. vivi ça fait longtemps qu’elle a laissé s’échapper celle qu’elle voulait être mais ce qu’elle ne veut pas devenir c’est quelqu’un de faible et de haineux. rien. y'a rien qui existe…enfin pas pour toi, retourne faire l’adolescence retardé fermé d’esprit. on se reparlera quand t’auras accepté de grandir. se veut oas blessante vivi, se veut juste réaliste. il n’a pas l’air de comprendre le bonhomme, trop centré sur lui-même et sur ses intérêts, a de priori à la con qu’elle ne conçoit pas. n’a même pas de bonnes armes pour se défendre l’inconnu, juste la chair mutilée de ses mains qu’il use en gants de boxe. et c’est pas moi qui te ferai comprendre, autant parler à un mur, ça r’viendrait au même et encore, j’pense que les briques rouges sont plus sympathiques que ta sale gueule, peut-être qu’ils n’étaient pas si différents que ça, peut-être n’est-il qu’un un animal blessé qui vomit sa peine, atteint par la rage? vivi n’a pas toujours tenu de tels discours dans son adolescence, elle aussi crachait son venin à tout bout-de-champ, elle avait toujours l’impression d’étouffer vivi et surtout quand simo s’est pendu, ça n’a plus jamais été la même après ça, y avait plus de couleurs dans son monde, il avait éventré les cerbères et les portes de l’enfer et tout un tas de monstres étaient arrivés la pourchasser.

Invité
Invité


Re: no church in the wild † viviane

Message par Ed le Jeu 10 Aoû - 1:36

Dans la rue, avec Wade, c'est quelque chose qu'il sait pas, comme il sait pas grand chose, aurait mieux fait d'aller à l'école que traîner les rues, ça l'aurait rendu ingénieur au lieu de dealer de la merde à des grosses qui se ruine pour pouvoir supporter leur identité, plus intelligent. Il a préféré les conneries, se jeter dans les vides, les pieds sur les terres, les godasses cloutées pour mieux se noyer quand la masse la avalée, s'étouffer des gens avec le sourire alors que wade, il sait à peine qui il est. Comme il ignore une infinité de détail dans la vie et se concentre sur l'essentiel, égoïste petit chose qui ne vit que pour ce qui tourne autour de lui, son nombril pour centre du monde, son seul compagnon pour attraction terrestre. Même s'il ne l'admet que la soirée tombée y a vraiment qu'un bonnet pour l'accompagner, pour écouter, la seule compagnie autorisée dans son cercle très privée où se croise des alcooliques et des droguées, aux bars, aux soirées, qu'il divertit l'espace d'une présence. C'est pas le monde ceux qui le refont, c'est ceux qui le défont, qui préfère la misère. C'est plus familier, il connaît ça. La misère, c'est comme ça qu'on l'a toujours définit avec la malchance, le karma qui le fuit comme la peste, les anges qui ferment les yeux sur son passage, pas une pleureuse qui ne prenne pitié de sa grande personne dans le corps et l'esprit d'un bébé. Qu'est-ce qui est grand et qu'est-ce qui est encore trop jeune chez lui, ça se bat pour un petit bout de ficelle. Y a lui et lui faute d'être idéal et dans son temps est un electron libre qui évolue en toute liberté. Adoptant de nouvelles idées, voguant à travers les identités, des rires aux larmes sur son visage de fleur nocturne, ouverte au jour et intime à la soirée. Il respire la joie de la légèreté, de l'insouciance et même s'il s’intéressait à ses grands débat il opinerait du chef et saluerait bien bas la tentative de séduire son vote insuffisant.
Sait pas. Sait pas. Sait rien. Les épaules basses, l'air de rien.
L'argent, ça fait pas le bonheur, mais sa simple vue provoque à chacun un sourire incontrôlable, on dit qu'il n'a pas d'odeur mais les mains sales retrouvent son chemin même aveuglées par les lumières des plateaux télé, alors cette morale à la décharge. Benne et cigarette craquée à l'allumette pour cramer le brasier de l’abduction des péchés, crame, incendie les poumons de fumée noire. Mais l'argent il en rêve pour s'acheter un chez soit et y inviter quelqu'un, pour assumer toutes les choses dont il a peur parce qu'il craint les lendemain plus qu'il craint véritablement de crever, parce que le pognon ça permet au moins d'essayer d'avoir l'idéal, le nécessaire pour se démerder. Le kit de survie de l'humanité, en commençant par améliorer les conditions. Mais l'argent c'est pas ce qui lui a permis de rencontrer des gens, il sait bien, que le poil dans la main lui aurait évité trop de collisions qu'il veut jamais oublier, l'soir par exemple où il a croisé son regard en soirée, sourit et ouvert tout ce qu'il a offrir. Toutes les soirées sous les étoiles à fumer pour son compte. Le pop-corn de son porte monnaie. Mais l'argent s'il avait voulu le garder, il aurait du laisser tout ça tomber.  Mi-figue mi-raison. Y a chacun son amertume. Tu parles trop, j'crois que je te l'ai déjà dit. J'sais même plus c'était quoi le sujet au départ, à force de t'entendre... démonter quoi que j'dise.
Il soupire, les yeux au ciel. Jusqu'à ce qu'il s'effondre et menace de l'avaler, que le bleu du ciel devienne menaçant comme un orage en pleine journée sous un soleil de plomb, foudroyé invisible. Touché là où il fallait pas, loin d'être invincible Ed il sait qu'il a toujours eu ses faiblesses. Y en a deux grandes, béantes dans son coeur qui creusent des crevasses chaque fois qu'elles s'exposent au monde, des ampoules à vif qui lui font mal à la simple action de respirer. Celle d'Ellie s'efface petit à petit. Mais y a celle de ses parents et avec le temps ça fait qu'empirer. Le numéro qui reste à jamais oublié, jamais composé, les appels qu'il reçoit jamais. Il regrette ses  mots parfois mais il leur en veut de pas avoir essayé. De pas l'avoir retenu. Il aurait voulu, voulu qu'ils lui disent quelque chose. Mais ils sont restés sur le pallier, méprisant, presque à cracher sur la valise et toutes les affaires de sa vie dedans. Il songe à sa chambre d'enfant qui doit être intacte ou réaménagée en un bureau. A la vie qui continue sans lui.  Elle balance ce qu'on cesse de reprocher. Encore et encore et il a l'impression que ça va jamais s'arrêter, le souffle arrêté pour d'interminables secondes. Tort, raison, tout ce confond, c'est juste.
Que ça fait mal.
Il claque sa joue. Sa main part toute seule à la rencontre de son visage. ta gueule. Doucement d'abord, presque minable et plat, jeté simplement. Ta gueule. Elle et les voix dans sa tête. Minable, raté, branleur. J'te quitte., je t'aime plus, j'tai oublié depuis longtemps. J'ai envie de m'assembler avec toi FERME TA GUEULE. Il hurle, avec la même ardeur qu'elle dénonçait toutes les horreurs il dénonce ses mots, ses aiguilles, les plaies qui saignent dans son coeur. Ah il l'a cherché, il le sait, sa conscience le rattrape vite fait dos au mur. Tu l'as cherché Ed. C'est tout ce que je mérite. Il voulait pas de tout ça, ni d'être aussi blasé par tout ce qui est important, ni être complètement paumé, ni être une putain d'âme égarée. Tout ce qu'il voulait c'était revenir aux cotés de la personne qu'il a aimé. Et elle est là à remue son couteau dans son bide, à vider ses tripes et lui dans son combat futile. Ni liberté, ni prison. Ni utopie. Que du poison au bord de ses lèvres. J'sais pas qui t'es,
j'en ai rien à branler. De toi et des autres dans ton genre qui vivez à travers vos belles paroles. Vous êtes tous pourris à l'intérieur, des grands moralisateurs écoute ça. T'es pas capable de m'expliquer ce que tu fous là, tu préfère me cracher dessus parce que j'te comprend pas. C'est ça ton ouverture d'esprit  ? Mais ça me rassure tu sais.
Ricane les dents serrées. Chien fou au visage traversé par la colère et la haine, son nez se fronce quand il crache ses paroles. J'suis pas le seul du genre que personne ne n'aime. On se complète au moins sur un point. Personne veut de toi.  
Mais Ed. Ed il y a.

Re: no church in the wild † viviane

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


- Sujets similaires