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Message par Ed le Mar 8 Aoû - 2:31

Il s'est réveillé avec un parfum nouveau dans ses narines, se souvenant vaguement l'avoir déjà senti quelque part, dans un souvenir et quand la réalité a commencé à se reformer, il a compris qu'il s'agissait du parfum de Wade. I s'est enroulé un peu plus dans ses couvertures à sa recherche, même s'il ne l'a pas trouvé, il a réussi à l'imaginer, les yeux fermés, le visage à moitié enfoncé dans son oreiller en imaginant une présence fantôme à la place du vide de son lit, il n'avait même pas froid malgré que sa couverture soit retombée au pied du lit. Il serait bien resté là une éternité Ed, juste à rêvasser et imaginer des choses qu'il s'autorise enfin à penser, fixer son plafond plans et y peindre tous les rêves qu'il a fait cette nuit. Ça le fait sourire, presque envie de rire, comme exploser de joie, il se trouve ridicule mais il aime ce sentiment, il lui donne l'impression de planer sans avoir pris aucune drogue. Une éternité qu'il n'avait pas retrouvé la tranquillité de sa chambre, l'ombre de ses meubles et l'impression qu'une bonne journée va commencer, trop habitué à dormir dans le canapé et se casser le dos, trop occupé à s'abrutir devant la télé et attendre le dernière moment pour partir bosser. Depuis quelque temps il se sentait à bout de souffle Ed, il lui manquait ce truc pour lui donner envie de se réveiller et s'échapper de ses draps, se bouger, remettre en marche la machine comme après un hiver glacial. Une chose infime que tout le monde semble trouver si facile presque en claquant des doigts, pour lui c'était plus compliqué mais maintenant il pense qu'il se rapproche de quelque chose d'un idéal qu'il n'avait jusqu'alors, même pas espéré. Ses songes les plus fous n'ont jamais été autant audacieux que l'est maintenant son futur nouveau quotidien.  Il avait trop peur de pas s'en sortir, trop peur de pas pouvoir payer, de se faire virer, trop de stresse pour se sentir bien dans sa peau. Il s'est vu tomber, dans une spirale, une descente droit dans le tartare et il avait plus que ses soirées pour décompresser, pour ouvrir les robinets et pleurer des larmes de fumée. Maintenant. Il va pouvoir souffler pendant un bon moment. Il s'applique, il veut faire les choses bien. Il ne sait pas combien de temps ça va durer, alors il veut profiter. Il a trop peur que ça s'arrête avant d'avoir vraiment commencé.
Il a volé un t-shirt spiderman à son coloc - non la vraie version c'est qu'il traînait par terre il l'a juste ramassé pour le mettre au lavage.  Il avait une odeur de déo ancien, un petit coup du sien par dessus et le tour était joué, il s'est dit qu'il pourrait passer à la parfumerie et utiliser un testeur en discret pour se donner un air de prendre soin de qui il est, mais Ed est définitivement fauché. Il sait qu'il résistera pas aux yeux implorants de Coralie de Sephora et avec ses histoires de tests sur les animaux, il a plus l'esprit tranquille, il s'en tient au strict minimum, son odeur d'Axe et de bouffe réchauffée. Ça le travaille. Tout d'un coup ça réfléchit là haut, il se gratte le menton à la recherche de l'idée géniale, pour pas se ramener en clochard qui vient de se trouver un nouveau visage dans une poubelle. Il a rien à lui offrir à Wade, même s'il sait que sa présence c'est déjà assez, surtout qu'il sait même pas qu'il va passer. Il pourrait s'arrêter là. Mais il a envie de faire plaisir, Ed. Vraiment. De coller un sourire immense sur ses lèvres parce qu'elles sont magnifiques quand il est heureux et qu'il le préfère les joues rouges que l'air gris de la fatigue et de la drogue. Il aime pas la façon dont ça tache ses cernes tout compte fait, il mérite mieux que de ressemble à un junkie. Il aime à croire que peut-être qu'à deux ils pourraient s'en sortir. Du coup, il a commandé une pizza quatre fromages, parce que tout le monde aime les pizzas quatre fromages, même les gens qui n'aiment pas le fromage les aiment. C'est un grand classique. Il l'a enfournée dans son sac et il se doute qu'elle va pas aimer, à moins qu'elle soit assez cuite pour que la garniture se joue pas Prison Break.
Pile ou face.
A bicyclette jusqu'à l'appart de Wade.
Ca lui fait les mollets de Poulidor, la dope avec.
Ed il a pas le fric pour se payer le permis, même si ce serait plus pratique.
Il essaye de se souvenir de l'appart de Wade, qu'est-ce qu'il lui a dit, déjà ? 106 ? Il grimpe Ed, il grimpe jusqu'à son septième ciel qu'il se dit. Il va revoir Wade, en pleine journée. Il va lui faire une surprise. Il pense à la tête qu'il va faire, l'air à moitié réveillé parce qu'à cette heure-ci il l'imagine encore roupiller, un poing sur son torse et son autre bras dans le vide. Il se demande s'il dort sur le ventre ou sur le coté, peut-être même sur le dos.   S'il ronfle, s'il parle pendant son sommeil, s'il dort dans un lit double ou s'il se bat avec l'espace que lui laisse un lit une place. Dans le sien, il dépasse Ed. Comme un gamin qui aurait trop grandit, il est obligé de dormir les jambes pliées, en cuillère solitaire. Il aimerait bien se trouver d'autres couverts parfois en plein hiver. Il arrive devant la fameuse porte. Il va taper. Il va voir Wade, il espère juste que son coloc va pas ouvrir avant lui. Il veut vraiment voir sa réaction en version originale, sans montage. L'entendre marmonner quelque chose comme un "tu fais chier ed, t'as vu l'heure ?". Et Ed, ça le ferait chier, mais il sait bien qu'il joue avec le feu.
Putain. Il a changé Wade. Il a des seins maintenant.
Wade, trente ans, paumé à la guillotière appartement 16 et pas 106 comme j'avais pensé un soir, monté les sept étages sans ascenseur avant d'me rendre compte qu'il y avait pas dix putains d'étages.
Le con.
Il cherche même pas si y a un putain d'ascenseur, il est remonté comme une pendule Ed. Il a la tête ailleurs, partout mais surtout pas sur ses épaules. Ça bouillonne dans ses veines, c'est pas vraiment de la colère. Il est un peu déçu il vient de se piéger lui même. Le Con. C'était le 16. Tout de suite la porte ressemble plus à l'appartement de Wade, son vernis tire un peu la gueule. Alors Ed. Il frappe. Puis il appuie sur la sonnette. Et il frappe encore. Et il se demande pourquoi les voisins sont pas encore sortis. Il va le bouffer Wade, avec ses histoires de 16 et 106. WADE T'ES UN GROS CON TU LE SAIS ? Finalement c'est peut-être un visage halluciné qui va lui ouvrir, bah ça lui ferait bien plaisir Ed. Comme ça il pourra lui foutre son poing dans sa face et l'embrasser après. Pour s'excuser.
Désolé. Pas Désolé.
JE SAIS QUE TU DORS PAS - OU PLUS AU CHOIX,  ALORS MAGNE TOI THE FLOOR IS LAVA. Il va lui sortir un truc. Arrête de gueuler.
Puis il ouvre la porte. Et sa colère fait un yoyo. Ca monte d'un coup et il a vraiment l'air remonté. Il fronce le nez, ses yeux balancent des éclairs, il serre les dents. Comme un petit cabot enragé. J'vais te tuer, avec tes histoires de 16 et 106 j'viens d'faire la même connerie que toi ! Abruti !
Allez. Un soupir.
Un clin d'oeil.
C'est de bonne guerre. Bref, salut chéri.
Il redevient Ed, celui de la journée, qui s'est toujours cru discret avec son rentre dedans dépassé.

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Message par Invité le Mar 8 Aoû - 18:15

Tu essayes de te rappeler de la soirée de la veille, celle que t'as gentiment passé en compagnie d'Ed, bouffé par l'idée que ce soit la dernière fois, bouffé par la peur de le voir filer dès le levé du matin. Mais cette fois vous êtes restés un peu plus longtemps, le jour commençait déjà à pointer le bout de son nez et t'aurais pût ne pas dormir du tout mais vous vous êtes tout de même séparés. T'as erré, âme en peine, dans les rues de Lyon, avant de te décider à prendre la direction de ton appartement finalement, un sourire affiché aux lèvres comme le con heureux que t'es, un joint fiché entre tes doigts. T'es passé à la boulangerie, le truc qui arrive jamais, parce que t'as jamais de thunes, même pas pour ce que t'adores plus que tout: les croissants tout chauds qui sortent tout juste du four. Une vraie damnation. Et t'es rentré comme ça, avec ton croissant au beurre fumant, ton bonnet sur la tête et ta main immobilisé dans le plâtre de l'hôpital. Souriant. Comme un bien heureux. T'es rentré à l'appart sans un bruit, terminé ton croissant et ton joint sur ta terrasse avant de tout laisser ouvert pour te coucher sur ton lit et t'endormir. Pas de douche, tu t'es juste crashé en boxer et t'as même pas pris la peine d'enlever ton bonnet, sur le ventre comme un bienheureux.
T'as sombré.
Le visage d'Ed derrière tes paupières.
Encore mieux qu'un rêve.
Et puis la sonnerie.
Merde, c'est qui ça? Tu te tires de ton lit lentement, chaque muscle de ton corps te fait mal et tu te rappelles que tu t'es gentiment jeté de ta terrasse il y a deux jours. Du coup t'as du mal à bouger un peu et tu grimaces, avance en auto-pilote. T'essaies, en fait, t'entends juste les coups marteler contre ta pauvre porte et tu t'arraches de ton lit. Peut-être que tu devrais pas ouvrir, la personne derrière a l'air d'un fou furieux. Mais la seconde d'après la personne ne question se met à hurler et tu reconnais la voix d'Ed avec ton ventre qui se tord et un sourire qui naît sur tes lèvres. T'as aucune idée de l'heure qu'il est, tu penses même pas à attraper quelque chose pour te couvrir, au moins un t-shirt, tu te balades en calbut' jusqu'à la porte de l'appart, t'as juste eu le temps d'enfiler tes crocs quand même au passage, faut pas déconner, et tu l'entends gueuler encore. The floor is lava. T'ouvres la porte comme une tornade. "Sautes sur le canapé." Tu lances en le regardant droit dans les yeux, t'as ton petit air tranquille, pépouz, on dirait que tu viens du sud parfois, tellement tu profites de la vie. Chez toi c'est apéro de 11h à 17h, pas de pause.
C'est surtout son visage que tu vois changer, t'as l'impression qu'il vas te tuer et tu te dis, merde. C'est la fin. La fin du même pas début, en fait. Parce que tu te dis que Ed a compris qu'il avait rien à faire là et que t'étais le déchet de l'année. Bonne déduction, Wade. Et puis tu l'entends te parler de tes histoires de 16 et 106 et tu te retrouves à sourire comme un idiot, t'as l'impression d'être devenu encore plus débile depuis hier, genre t'as cramé quelques neurones ou ta tête s'est mangé un bon bout de bitume l'autre soir. Ca t'étonnes presque pas ça, en fait, qu'il ai fait la même chose que toi. Ca te tire un sourire et ta main valide trouve rapidement sa joue, tu tires son visage au tiens pour poser un baiser rapide sur ses lèvres. Tu ne sais même pas quoi dire, en fait, t'as envie de lui dire que c'est mignon mais tu dis pas ça toi, tu dis pas que les gens sont mignons. Tu préfères plutôt avaler de l'acide. Alors tu souris. "T'es aussi con que moi, j'pensais pas ça possible." Tu dois avouer que tu te pensais le con ultime sur terre en fait mais visiblement t'as quelqu'un qui arrive presque à ton niveau.
Et tu l'entends.
Un sourire étire tes lèvres.
"Salut mon coeur, je te manques déjà?" Tu demandes avec un petit ton moqueur que tu effaces bien vite lorsque ta main libre glisse dans la sienne et que tu le tire à l'intérieur, presque impatient. Tu refermes avec ton coude du côté non valide et montre l'appart d'un signe de la main. "Bravo, tu es arrivé à l'heure où mes colocs d'amour ne sont pas là, même si voir Louise se balader en petite culotte c'est clairement magique." Tu fais remarquer en hochant un peu de la tête et, soudainement, tu te rends compte que t'as quand même fait beaucoup, beaucoup, d'effort depuis que t'es réveillé. "Bon, hum. Tu veux chiller dans le canapé?" Tu demandes d'une petite voix, l'vieux flemmard en toi se réveille. Et tu traînes déjà des pieds vers votre nouveau canapé flambant neuf, t'es trop fier d'avoir arnaqué l'autre gamin à la soirée d'Alban. En même temps il a foutu le feu à l'ancien aussi, faut vraiment pas déconner. Et d'un geste de la main, encore, théâtrale, dramaqueen que t'es, tu montres l'objet de tes fantasmes. "Je me jetterais bien là-dedans et t'enverrais te chercher à boire. Mais j'veux bien faire un effort pour toi." Tu souffles, sourire au coin des lèvres alors que tu le regarde. Ed est chez toi. T'en trembles presque. "Alors, tu tises quoi?"

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Message par Ed le Mar 8 Aoû - 23:19

Comme un vieux couple, lui et Wade, de ceux qui se posent même pas la question et qui savent en un regard toutes les choses que les autres gens mettent des années à s'avouer, comme-ci ça faisait déjà des siècles, qu'Ed l'avait toujours connu. Il a même plus besoin de se demander, c'est naturel, il est appelé par tout son être et il peut pas y résister, y a un attraction qui se jouent comme deux astres en orbite, même s'il essaye d'y échapper il se retrouver toujours dans son sillage. Il veut plus essayer de s'enfuir, il veut pouvoir l'avoir à ses cotés le plus souvent que possible, faire partir de son quotidien, peut-être même faire partie de sa vie. Bien que quand même, c'est un peu une folie et l'idée la plus stupide qui l'ait traversé depuis un bout de temps. Il n'a pas la prétention d'être l'homme idéal Ed, il ne pense pas de toute façon, qu'il existe vraiment de personne parfaite, qui soit à la fois un bon ami et un bon amant, qui aille à quelqu'un comme un gant et donne envie de le garder. Y a toujours un moment ou on a envie de tuer l'autre jusqu'à ce que l'idée de sa mort rattrape les sentiments, lui même sera peut-être jamais plus qu'un ami. Toujours trop proche et trop loin, jamais au bon endroit et où l'attend, jamais à la place qu'il est sensé occuper dans les conventions sociales. Alors il en parle jamais, il fait comme-ci il est aliéné et qu'il a juste pas rencontré la personne qui lui donnera envie de se déshabiller, même s'il sait que c'est un mensonge et qu'il est juste pas comme ça. Il a besoin de temps, et il saura pas que c'est le bon moment avant d'y être, autant dire, aucune chance qu'il le connaisse jamais. Il sait pas ce qui a attiré Wade en premier, si c'est son visage, la curiosité enfantine dans le corps d'un homme, la forme de son corps vu de dos ou sous n'importe quelle perspective, à quel moment il a décidé qu'il avait besoin de lui et Ed qu'il allait se laisser avoir. A quel moment Ed s'est rendu que d'une certaine manière, il en avait envie. Que ce petit jeu ne s'arrête jamais, qu'il continue de lui voler des baisers, de s'aventurer à la toucher. C'est arrivé, tout seul, ça c'est installé jusqu'à ce que ça devient simple comme bonjour et qu'il s'y soit tellement habitué que la nouveauté est devenu priorité. Pour ça. Qu'il est venu, lassé de tout ce qu'il sait déjà, de tous les répliques réécoutées en boucle dans la platine de ses souvenirs. Bonjour mon amour.
Ce genre de mots doux sonnent comme des mensonges à ses oreilles, des promesses jetées en l'air, des confettis qui rendent juste la vie un peu plus rose et font buller les idées. Toutes ces paillettes sont pas de l'or. Wade qui claque un baiser passager sur ses lèvres dès qu'il en a l’occasion et il y croit. Et merde, y a peut-être asse de preuves, depuis le temps qu'il le jette et refuse de voir la vérité. Il rêve qu'on lui raconte d'autres choses qui donnent envie de rester à ses cotés. D'être heureux. Si c'est pas un putain de miracle ça aussi, depuis le temps qu'il tire une gueule de trois kilomètre, qu'il revient pleurer tous les soirs dans son plaid en se plaignant de toutes ses erreurs passées. Cette fois il peut rentrer la tête haute et parler à ses parents. Y a quelqu'un dans ma vie. Y a un visage que je vais voir chaque fois que je vais me lever, peut-être. C'est juste que c'est un homme. Il est faut que le monde il l'entende, qu'il monte sur le toit et s'adresse à l'humanité dans un grand discours. Qu'il explique dans son exposé pourquoi c'est avec lui qu'il veut continuer, qu'il a finit par s'attacher. Comme il s'accroche si facilement lui et lui son coeur trop grand.
il est heureux. Putain il est heureux. Faut que l'univers entier le sache.
Louise uh ? Toi aussi t'es pas mal en slip, mais je m'attendais à des motifs deadpool, Wade. J'suis légèrement déçu. Il a juste regardé par curiosité et parce que c'est pas très poli, mais il s'en fiche aussi, s'il peut traîner à poil chez lui Ed, il va pas se gêner. Les fringues c'est cher et surfait. Il s'étire comme un petit chat Ed et se débarrasse de son sac et de la pizza qu'il laisse sur la table. Le carton fait la gueule et la sauce tomate a prit une belle branlée, mais elle tient toujours la route. Il sait même pas s'il a vraiment envie de manger de toute façon, hier c'était déjà très récent. Combien de temps il a pioncé ? Pas assez.  Alors il se gène pas et se laisse tomber sur le canapé les jambes croisées. Ce sera un cocktail pour moi bébé. Non je déconne, t'as pas un truc frais ? J'te fais confiance. Je bois comme toi. Je t'aime manqué ? Tout le temps. Chaque seconde, chaque moment. Il voulait être avec lui mais il s'autorisait pas d'être comme ça. S'il savait, depuis le temps, qu'il attend d'avoir à nouveau quelqu'un dans sa vie, de plus rentrer chez soit, ne serait-ce qu'au moins l'idée, la pensée d'avoir quelqu'un qui pourrait l'attendre. Depuis le temps  que personne l'a embrassé, l'a prit dans ses draps. Des années, qu'il a attendu quelqu'un comme un abruti. Tous les autre Wade qu'il aurait pu rencontrer et c'est sur ce Wade là qu'est tombé.
Comme un truc qui lui brûle les yeux. Il se rend compte qu'il vient de lâcher de larme. Une putain de larme de bonheur.
Des années qu'il a pas pleuré. Il a pas pleuré quand elle est partie. Quand elle l'a laissé comme un con devant sa porte d'entrée. C'est fini.
C'est fini. Elle le prendra plus jamais dans ses bras.
Il arrive pas à rester là, il se redresse curieux, il cherche Wade. Il s'approprie l'endroit, fait mentalement le tour du propriétaire. La cuisine, le salon. Les chambres là bas. Quadrille l'endroit, comme-ci il pourrait un jour être son endroit. Y a personne à la coloc en ce moment.
Mais, c'est fini, elle ne sera plus là à lui parler de ses soucis.
Il ne l'a jamais vraiment vu de dos Wade, il n'a pas eu l'occasion de vraiment le regarder comme ça, comme ses cheveux tombent dans sa nuque, son bonnet qu'il garde toujours sur sa tête. Qu'est-ce qu'il se passe s'il lui enlève. ll pourrait le reconnaître entre des milliers. Juste par son parfum et même s'il devait finir aveugle. C'est dingue, comment il a fini par s'imprimer en lui, jusqu'à faire partir de lui. Comme une part entière. Même derrière le trouble de ses larmes il est beau.
Il veut pas pleurer Ed. Il essaye de vite sécher ses larmes quand il revient.
C'est fini. Il aura plus jamais envie de chialer pour elle.
C'est la première et la dernière fois.
Wade. C'est le moment de sortir le grand jeu. De balance la punchline qui casse ce moment d'émotion. Wade je... Merci. Il noie son chagrin passé dans son verre. Il trinque en le levant en l'air, sans trop savoir ce qu'il y a dedans. Même s'il lui donnait du poison, il se l'enfilerait cul sec. Il survivra juste pour mieux lui renvoyer la balle après. Il se décale un peu, fais la place et il pose naturellement sa tête contre le torse de Wade.
Et maintenant. Il est pas sur de bien faire, d'être à la hauteur. Et maintenant, il est pas certains d'être capable de lui offrir la présence dont il rêve. Il cherche les grandes idées, les discussions stériles mais quand il est avec lui. C'est le silence et la paix.
Et d'autres larmes reviennent sans qu'il sache pourquoi. Juste le besoin.
D'avoir quelqu'un. Une présence.
Parce qu'il est terrible entouré Ed.
Et tellement.
Seul.
Wade.
Je.

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Message par Invité le Mer 9 Aoû - 16:14

Tu l'observes un peu, sans savoir par où commencer, il y a quelque chose dans ton esprit qui te dis 'il est là' et oui, tu te rends compte qu'il est vraiment là. Dans ton appartement, en plein jour, tu n'y croyais plus, à force de l'avoir imaginer les soirs où tu rentrais seul, c'est comme si tu avais tué le rêve tout seul. Et pourtant. Il est là. Et tu ne sais pas quoi faire, tu l'observes, essaye d'enregistrer tout ça. Tu te demande s'il pensait à toi ce matin pour venir, pour débarquer comme ça chez toi, comme une fleur. T'es heureux. Tu peux le sentir, au fond de toi, t'es heureux, mais tu comprends pas. T'as jamais été comme ça avec quelqu'un, toi t'es un peu le premier con du coin, du coup c'est normal que tu ne sois pas habitué à ce genre de choses. Et pourtant. Ed est là. Et tu sais que tu n'as pas besoin d'attendre ce soir pour savoir ce qu'il se passe, pour avoir des réponses, pour avoir quelques baisers. Oui, tu sais. Et ça te fais sourire, doucement, ça te rends tellement heureux, tu sens ton coeur péter un peu dans ta poitrine. T'as envie de l'attirer à toi mais tu dois te retenir, t'as pas envie de le brusquer, t'as pas envie de le voir tourner les talons et se dire que c'était une mauvaise idée, que tu ne conviens pas en plein jour. Ca ne serait même pas surprenant au final.
Y a peu de gens à qui tu conviens, Wade.
Et tu montres ton appartement avec fierté, parle de tes colocataires avec un petit sourire en coin, tu l'entends te répondre et ça te fais un peu rire, tu glisses un regard sur ton accoutrement qui est juste terrible, le combo bonnet + boxer + crocs, c'est un peu l'horreur sur terre. Tant pis. T'iras mettre un jogging. Et tu appuies un doigt sur le torse d'Ed, droit sur le visage de Spiderman. "Tu viens de marquer cinquante points." Tu souffles avec un sourire au coin des lèvres et tu hausses des épaules avant de te détourner un peu, tu réfléchis mentalement à où t'as abandonné ton paquet de clopes hier soir. "Et le deadpool est au sale." T'annonces, quand même, pour l'information. Et tu le vois sortir une pizza de son sac à dos, du coup t'as un léger bug, et tu commences à sourire un peu. T'aimes les pizzas. Du coup, t'aimes Ed. C'est tout con la vie mais c'est bien fait quand c'est fait comme ça. Tu l'observes prendre ses aises, encore un peu comme dans un rêve, t'as peur qu'on te mette une claque soudaine et que ça te réveilles, ça serait clairement la merde. Alors tu l'observes et te mets à sourire un peu, t'étais clairement prêt à lui servir un cocktail. Et quand il dit boire la même chose que toi, tu lui lances un regard surpris. "Whisky coca, alors?" Tu demandes avant de te mettre à rire un peu. Non ça va, tu ne vas pas boire ça, pas tout de suite. Et tu t'éloignes dans la cuisine ensuite pour regarder ce qu'il y a au frais et tu pries le dieu du thé glacé. Et tes colocs qui ont laissés une bouteille au frais, sans doute Marthe, c'est un amour.
Tes verres en main, tu retournes vers le canapé pour tomber un peu face à Ed et tu hausses un sourcil, tu l'entends t'appeler alors que tu as son verre tendu vers lui, il y a quelque chose qui dérange. Tu le trouves bizarre, tu ne sais pas ce qu'il se passe et tu hoches vaguement de la tête quand il te remercie, bois une gorgée et pose le verre sur la table basse avant de t'installer sur le canapé quand il te fais de la place. T'as pas le temps de poser une question -quelle question? tu sais même pas ce qu'il se passe, toi t'es le mec le plus paumé de toute la terre entière de toute façon- que tu le sens se blottir contre toi. Sans un mot, tu passes ton bras autour de lui et tu le tiens contre toi en posant ton menton dans ses cheveux. Tu inspires doucement son odeur, essaies de te contrôler pour ne pas trop trembler, tu aimerais lui poser toutes les questions du monde, celles qui te feront passer pour un idiot fini, et tu sais pas si tu en as très envie, en fait. T'as pas envie de le faire fuir, pas maintenant. Et t'as bien envie d'allumer la télé, de regarder un truc avec lui, de savoir ce qu'il aime, le matin, l'après-midi ou peu importe quel temps il est. "Ed-" Mais tu te coupes, t'as remarqué les larmes sur ses joues et c'est bon.
C'est la panique.
Tu sais pas quoi faire dans ces conditions là toi, tu te moques d'habitude, mais là c'est Ed, et avec Ed, tu ne peux pas te moquer. Alors tu passes tes doigts sur son visage pour le redresser un peu vers le tiens, un sourire aux lèvres, qui se veux rassurant. Wade rassurant, on aura tout vu. Mais tu passes ton pouce sur ses joues pour sécher ses larmes. "Pourquoi tu pleures?" Tu demandes quand même, bêtement, parce que c'est la seule question qui te vient, tu te demandes même s'il n'est pas triste d'être ici, qu'il se dit qu'il a certainement mieux à faire ailleurs. Tu ne veux pas le retenir pour un peu d'égoïsme, non. Toi t'es un peu bête et c'est pour ça que tu penses comme ça, tout de suite, et tu approches un peu ton visage au sien, ton nez frottant doucement contre d'Ed. Les bisous d'eskimo c'est censé tout arranger dans la vie. "Si tu veux rentrer, tu peux." Tu souffles doucement, tu t'en voudrais de le garder là s'il n'est pas bien. Mais ton bras se resserre un peu autour de sa taille, inconsciemment. "Mais j'gardes la pizza." Tu souffles avec un sourire au coin des lèvres, bah ouais, donner c'est donner, reprendre c'est voler. C'est comme pour le canapé et le plombier qui a retapé leur salle de bain à neuf. "Ou alors t'as découvert que j'étais un gros con en fait et qu'on faisait des trucs pas drôle genre boire du ice tea? On peux voler les kinder pingui de ma coloc' si tu veux aussi." Tu proposes en faisant un peu la moue alors que tu remontes tes doigts sur sa nuque avec douceur et caresse la base de ses cheveux sans t'être reculé pour autant, tu poses un simple baiser sur son front avant de le regarder une nouvelle fois.

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Message par Ed le Jeu 10 Aoû - 21:25

Parfois, il fait des choses dénuée de toute logique, il semble réfléchir, la tête dans les étoiles et au final quand il prend sa décision, il se montre totalement imprévisible Ed. Il sort de son chapeau un nouveau tour de magie, gratte les pièces des passants ahuris. Même l'air en colère c'est presque impossible de savoir s'il va frapper ou retrouver son air jovial dans la minute d'après, ça dépend de beaucoup de choses insignifiantes, de la pluie et du beau temps en général. De s'il trouve le soleil à son goût aujourd'hui et si il a envie -ou pas - de gâcher quelque chose, pas envie de regretter, quand il peut éviter de souffrir il fait le choix de ne pas hésiter. Même si ça révèle toute la lâcheté au fond de lui, parce qu'Ed est un pleutre et que c'est se voiler la face, que de croire qu'il n'a tout simplement jamais eu l'occasion de prouver qu'il était capable d'autre chose que de fuir. Tout est dans l'attitude, dans le regard, dans le genre qu'il se donne jusqu'aux fringues qu'il porte et au parfum qu'il vole aux colocs, dans les échantillons de Ninon.  Il agit sous l'influence d'une entité quelconque ou il se met à agir avec son cœur, chose qu'il a prit l'habitude de ne jamais faire ces derniers, parce que ça lui attire surtout du malheur. Il fait pas quelque chose parce que ça lui paraît juste.
La vie n'est pas juste.
Une blonde le lui a rappelé, bien qu'il soit pas certain que ce soit vraiment arrivé, ça l'arrangerait bien. Que ce soit juste un rêve, juste un mauvais souvenir. Est-ce qu'il l'a vraiment rencontrée, pas inventé l'adresse du post-it scotché sur son pc. Elle lui a rappelé que quand il agit vraiment comme il en a  envie, il s'attire des ennuis. L'inquiétude des gens, y a qu'à voir tout le trouble qu'il a causé à ses parents. Ils avaient toutes les raisons de vouloir qu'il se tire. C'est logiquement maintenant, que les gens passent leur temps à essayer de s'en débarrasser. Mais Wade il cherche à l'attirer encore en plus, à le mélanger dans son quotidien. Il compte pour Wade. Pourtant il pleure pour Wade, ou il pleure parce que personne lui a jamais vraiment fait comprendre qu'il comptait. Que la plupart du temps, on lui a juste fait remarqué sa sympathie, de belles paroles et un petit sourire. Ed est sympa, amical, plutôt supportable, mais clairement pas le type avec qui on a envie de finir ses jours. Ed quand on peut s'en passer on s'en passe facilement, qu'il reste un temps ou jamais, c'est l'épaule pour pleurer, le pote de circonstances. Son répertoire est rempli de visages qu'il ne reverra jamais, des visages qui ont oublié le sien alors que lui il est hanté par eux. Il se souvient de tout Ed. De chaque détail, comme une mosaïque, jolie, dépareillée, où rien n'est vraiment relié. Chaque morceau existe indépendamment mais l'ensemble fait ça vie. Qu'il compose de rencontres et d'instants de grâce qui ont leur date de péremption.
Il voulait lui faire subir ça. Il voulait qu'il souffre comme il a souffert. Il voulait Ed, que Wade finisse par vouloir le voir partir en enfer. Il voulait un Je t'haine. Il voulait.
Tout le contraire.
Sauf que maintenant il aime Wade. Parce que ça a toujours été le cas et que ça l'a blessé, ce soir là quand il l'a rencontré, ça lui a fait mal de se rendre compte que ça allait recommencer. Comme Ellie, comme cette fois là, pareil, mais à 10 ans d'écart et des milliards de vies après. Quand il croisé son regard, plongé ses yeux dans les siens qui répondaient à peine, qui semblaient pas vraiment alertes, pas vraiment comprendre ce qui s'est passé. Il a pensé que Wade ne le voyait pas vraiment mais que sur le moment, Ed, il l'a vu. Comme il est là. Parce qu'il a su que ce serait ce type là, il a senti ce truc un peu magique. Sans aucune justification. C'était le son de sa voix, c'était sa conversation étrange, c'était Wade et il voulait connaître ce gars-là. C'est juste lui, comment ça pourrait être quelqu'un d'autre ? Comment ça ne pourrait pas être lui ? Et finalement, peut-être qu'il a pensé la même chose, aussi. Je t'ai dis que je ne partirai pas. Il se redresse, un peu à regret. Il va finir par fondre s'il reste dans ses bras comme ça, s'il bouge pas, il va avoir envie de mourir contre lui sauf qu'il lui a promis qu'il allait vivre. Pourquoi tu pleures ?
C'est con, j'vais t'expliquer. Je pleure parce que je suis heureux, j'viens de comprendre que je veux vivre à tes cotés.
Je pleure parce Wade je...

Il esquive. Ah la pizza. Il lui répondrait bien un truc du genre, je l'ai empoisonnée, sers toi, avec un sourire sadique sur les lèvres. Mais il n'a pas envie Ed, l'idée le rend trop triste. Et Wade il mérite mieux, plus glorieux genre, le saut de l'ange en haut de l'immeuble pour prouver qu'il sait voler. Ed il a pas besoin que Wade soit un héros, il l'aime comme il est, à deux zéro ils peuvent relever le niveau. Et Wade porte des crocs, c'est une raison suffisante pour le laisser envie. Je pleure parce que t'as les mêmes goûts de merde que moi.  Il envoie valser ses chaussures et il glisse ses pieds dans les crocs de Wade, ce qui a juste le résultat de les lui retirer. Ed à les pieds qui vont avec son corps, mais au moins pendant les soldes il se frotte les mains, les grandes tailles ça part jamais. Mais c'est aussi sa plus grande tristesse, d'être plus à l'aise avec ses pieds qu'avec tout son corps. Il a vu ça dans une comédie romantique à la con, comme les baisers eskimos, mais avec les pieds, un peu comme masser sauf qu'il donne plus de coups de talons dedans, il frotte ses pieds contre les yeux, il s'amuse avec ses orteils. Y a une définition de l'érotisme toute nouvelle dans le dico rien que pour Ed. Il est fétichiste des panards, c'est tout. Il veut être lié à chaque partie de son corps, jusqu'à y appartenir. Il l'imagine en hiver avec des grosses chaussettes en laine rose, comme deux vielles mamies.
On peut vieillir ensemble tu sais. Et puis un jour il sera plus tendre avec ses pieds et ses goûts de godasse plus gentil avec lui. Sa main dans la sienne dans la rue, jusqu'au bout du monde. Il se tourne vers Wade, Ed. Il glisse il vient s'installer au dessus de lui, bien qu'un peu trop grand pour vraiment s’asseoir sur ses genoux, être dans ses bras c'était pas assez. Il l'imagine grogner un truc du genre t'es lourd. Mais c'est dans sa tête, parce qu'il ne prévoit jamais Wade, il n'arrive jamais à la voir arriver avant qu'il soit contre ses lèvres, dans son dos. Il est là où il n'attend pas. Exactement comme c'est sensé te tomber dessus. Ce genre de choses. Mais Ed c'est un poids plume en vrai et un géant.  Ses mains sur les épaules de Wade, le temps de contempler sa visage avec un peu plus de hauteur, des petites choses, la forme de son nez, ses yeux.
Ses yeux.
Son nom qu'il murmure avec un grand sourire. W-a-d-e. Puis ses mains sur ses joues quand il se penche pour l'embrasser. Ça c'est un vrai baiser. Rien à voir avec la fois au parc où il était un peu trop curieux ou au cinéma, cette fois là il était juste trop pensif, trop heureux. Ça c'est un vrai baiser. Un baiser avec des sentiments.
Tu m'appartiens.
Je crois que je suis amoureux de toi.
Il se sent plus léger maintenant. Flotter. Il a peur un peu aussi, parce qu'il n'est sur que c'est vraiment de ce que Wade attend. Peut-être qu'il est juste plus délicat que les autres mais une fois qu'il l'aura mit dans son lit, ce sera fini. Qu'une fois qu'il aura ce qu'il est venu chercher, il va se lasser et faner. Sauf qu'Ed, il n'est sur de vouloir l'avoir dans ses draps non plus. Pas. Pas comme ça. Il sait que ça lui ira, que c'est pour lui qu'il fait ça. Il veut Wade dans son intégralité, pas en kit ikéa.
Wade ne fanera jamais pour Ed.

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Message par Invité le Sam 12 Aoû - 11:18

Tu sais pas pourquoi Ed, au final. C'est vrai quoi, t'es assez connu, t'as ta petite réputation, t'es un peu le débile de base, cent pourcent d'égoïsme, rien d'intéressant. Ta mère a pété un câble, t'as jamais été assez bien, et maintenant, à ses yeux, c'est comme si t'avais jamais été là. Elle a sa vraie fierté, ton petit frère, ton demi, le prodige du re-mariage. Toi t'es resté le déchet du premier. Du coup tu te retrouves là, avec des gosses dans un appart', avec un taff de merde et un niveau de flemme pousser l'extrême. Des fois tu te dis que tu te sortiras jamais de cette ambiance malsaine. Enfin, tu te disais ça, et une fois t'es tombé sur Ed et tu sais pas ce qu'il y a eu, t'en as aucune idée. Mais tu laisses faire, tu te laisses faire, un peu perturbé, tu ne comprends pas pourquoi cette attraction fini toujours par être repoussé avec le double de force. Push and pull like a magnet do. Peut-être parce que vous vous ressemblez autant. Tu ne sais pas, tu ne cherches pas à comprendre, tout ce que tu sais c'est qu'il est dans ton appartement, que tu ne pensais jamais le voir, que toi et lui, vous étiez comme la lune et les étoiles, à seulement briller durant la nuit, comme deux condamnés. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, Oedipe et compagnie, t'as l'impression que vous les avez enterrés avec votre propre histoire à ce stade.
Tu te rappelles du soir où tu l'as vu, maintenant ça te fais sourire, parce que t'avais qu'un souvenir flou de cette soirée, t'étais tellement foncedé que tu te rappelais même pas d'avoir baisé la jolie blonde et de l'avoir ensuite dégagé pour rejoindre tes potes, tu te rappelais même plus d'avoir parié avec tout le monde que tu pouvais sauter du balcon et pas crever. Tu te rappelais finalement que du mec qui est arrivé quand t'étais à deux doigts de crever sur le canapé, et qui t'as fais parler pour t'éviter de t'endormir. Ton sauveur dans ta nuit de tiseur professionnel. T'avais pas mis longtemps à lui tomber dans les bras pour mieux t'installer et raconter toute ta vie, enfin si toute ta vie se réduisait au pourquoi t'étais tellement heureux que le big tasty soit de retour au macdonald.
Et là tu as juste peur.
Peur qu'il s'enfuit, que tu perdes ce que tu as mis aussi longtemps à gagner.
Même si tu souris, d'apparence, tu sais plus quoi faire de l'intérieur, t'es perdu. Tu l'observes, silencieusement, tu attends malgré tes gestes tendres, tu t'attends à le voir se lever, récupérer son sac à dos et se casser. Je t'ai dis que je ne partirai pas. Tu te sens respirer, soulagé, mais tu ne dis rien, tu veux savoir pourquoi il pleure, tu veux savoir, peut-être que ça vient de toi. Ca serait pas la première fois que les gens pleurent parce que t'es con, faut l'avouer quand même. Du coup t'attends un petit peu, presque comme un enfant qui a peur de se faire gronder. Mais lorsque sa réponse tombe enfin, t'es surpris, tu lui lances un regard écarquillé et l'air de pas comprendre avant de te mettre à rire. "Hum, babe, toute mon attitude dit 'j'ai des goûts de merde', c'est que maintenant que tu remarques, uh?" Tu demandes quand même, amusé, avant de le voir venir glisser ses pieds contre les tiens. Tu souris un peu, le laisse faire avant de grimacer quand tu vois le crocs tomber, bye babies. Tu pleures presque. Mais c'est agréable ce qu'il fait alors tu le laisses faire, tu te retiens de rire, c'est un truc que tu connais pas forcément -ok faut dire que les gestes tendres et toi ça doit faire un million donc t'essaies de pas trop tout casser avec ta connerie légendaire, bravo Wade.
T'attends, t'essaies d'apprendre Ed en plein jour, t'essaies de dompter cette partie que tu ne connais pas vraiment encore, ce tout nouveau, alors tu restes silencieux pendant que tu le regardes faire. La seconde d'après, le brun s'installe sur tes genoux, et il est tellement grand que c'est pas juste alors tu roules un peu des yeux. "Il fait beau là-haut?" Tu demandes quand même pour la forme en posant tes doigts au creux de ses hanches, retiens un léger frisson en levant tes yeux vers lui. Tu souris un peu en sentant ses doigts sur tes joues et fait mine de venir mordre son doigt avant de rejoindre son visage sans même y penser, de l'embrasser en fermant doucement les yeux, tes doigts appuyant doucement contre son dos pour lui demander de rester un peu. T'as comme l'impression de voir une mini galaxie sous tes paupières, t'as cette impression, tu te demandes si on t'as déjà embrasser avec autant de douceur une fois dans ta vie.
Et tu inspires un peu, le regarde.
Je crois que je suis amoureux de toi.
Amoureux.
Oh ces mots qui te font tellement fuir, qui te font froncer des sourcils dès que tu les entends, secouer un peu ta tête et lancer un rire nerveux. Ces mots que tu détestes, qui parle d'attachement, qui parle de partage à un gros égoïste, ces mots. Ces mots. Qui ne sonnent pas pareil avec Ed. Parce que vous êtes les mêmes. Parce que vous êtes deux imbéciles, deux idiots, un peu seul, sans attaches. Que tes doigts connaissent son corps sans même les avoir parcouru, que tes lèvres veulent les siennes tout le temps, que tu es obsédé, avec ces deux lettres au bout de la langue, sans arrêt.
Tu crois ou t'es sûr.
Combien de fois t'as entendu ça. Toi tu t'en fiches, t'as entendu la seconde partie de la phrase, et tu sais. Tu souris un peu. "T'as empoisonné la pizza, c'est ça?" Tu demandes, genre comme si c'était une demande en mariage, et que la seconde d'après il te tuait pour l'héritage. Mais t'as pas d'héritage. Oh si, tu as tes précieux comics, ça vaux beaucoup, surtout à tes yeux, ça vaux tout l'or du monde et vu les sacrés numéros que tu possèdes, eux aussi valent vraiment pas mal. "Mais je sais." Tu glisses finalement avec un sourire au coin des lèvres. Tu le sais parce que tu lui as dit que vous étiez immortels, des âmes soeurs, et que tu le connaissais déjà. Alors ça aussi tu sais. Parce que c'est le Destin, avec un grand D, toute la connerie dramatique qui va avec. "C'était déjà le cas en pleine nuit. Et plus encore en plein jour." Tu avoues avec un sourire au coin des lèvres. C'est que ton cerveau est moins ralentit par la drogue aussi, faut le dire.
Vous êtes la nouvelle tragédie grecque.
Comment dire que tu aimes ça.
Putain de drama queen que t'es, Wade.

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Message par Ed le Dim 13 Aoû - 22:21

De là haut la vue est magnifique, c'est la réponse la plus intelligente et cohérente qui lui vient parce que c'est la vérité, juste la vérité et rien que la vérité. C'est la plus belle du monde s'il laissait le romantique s'exprimer, parce qu'il trouve Wade beau à en crever. Il lui trouve quelque chose que les autres n'avaient pas, parce qu'il n'est pas juste beau. En fait, il n'avait pas remarqué qu'il était magnifique jusqu'à aujourd'hui, il est passé à coté de ce détail sans y faire attention, il s'est laissé aveugler par d'autres choses et d'autres visages. Mais c'est celui de Wade qui revient quand il ferme les yeux, avant de s'endormir, quand on lui demande s'il a quelqu'un dans sa vie.
Oui. Mais par encore entièrement dans sa vie, il sent la pointe de douleur dans sa poitrine. Oui, mais non. Mais oui. Et ça se complique, ça devient trop long à raconter, trop facile à nier et contourner. Il veut que ça soit plus simple, qu'il puisse dire que dans son coeur Wade s'est installé et qu'il n'a pas l'intention de le laisser s'en aller si facilement. Il laisse entrer trop facilement Ed, et n'arrive pas à se détacher. Il espère que Wade aussi va pas le laisser tomber. Il s'est laissé séduire par son rire, par son attitude et sa manière d'être un abruti, ça le rassure, il se sent moins seul à porter la maladresse de vivre entre ses doigts. L'impression d'être ce genre de personne qui abîme les gens s'il commence à trop s'en approcher, cette vilaine sensation que lui a laissé le sourire déconfit d'Ellie. Pas toi voulait dire ses lèvres quand elle l'a salué. Pas toi Ed. Pas maintenant. Plus jamais.
Et puis, il y avait la manière qu'il avait de le regarder, cette manière de lui faire comprendre qu'il comptait même un peu sans avoir à dire quelque chose qui risquerait de les froisser, il n'a pas de suite compris que c'était parce que Wade le trouvait aussi beau que lui le trouve aujourd’hui. Que les mots ne pouvaient pas décrire correctement ce qu'ils ressentaient et qu'il fallait laisser le silence parler. Il a ce besoin de cacophonie Ed qui l'a aveuglé - il ne s'en est pas plaint. Les relations n'ont jamais été son truc, il sait commencer, pas construire, comme tous les livres passés entre ses doigts. Il a ouvert le premier chapitre mais n'a jamais rien trouvé de captivant qui lui donnait envie de rester, de ne pas lâcher les mots et de se laisser emporter par les histoires. Rêver c'est trop surfait, il faut qu'il plane pour que ça se déconne dans son esprit. Il boit juste les phrases sans que ça s'accroche. Comme toutes les personnes qui lui ont fait remarquer qu'il était beau, désirable. Il ne sait pas Ed, ce qu'il s'est passé avec Wade pour qu'il se mette l'écouter, qu'il lui fasse l'effet d'une nouvelle chanson trop à la mode, qu'on commence à aimer qu'à partir de la centième écoute jusqu'à devenir celle qui passe à notre mariage et qu'on demande pour les funérailles.
Encore et encore, il faut que sa voix tourne en boucle pour que ça s'imprime. Qu'il dise encore ce qu'il lui a déjà dit, il a trop peur Ed qu'il ait oublié ses promesses. Il sait qu'il pourra pas s'en sortir si jamais il lui dit que finalement, il est pas intéressé.
Il veut retrouver ses mains contre son corps comme le soir où ils se sont réellement embrassés, il veut retrouver le poids de son corps contre le sien, le sentiment de plus s'appartenir qu'il a ressenti pour la première fois de sa vie. Qu'il pensait jamais ressentir dans sa vie mais ça y est, c'est arrivé. C'est le moment. Wade est le bon, le numéro gagnant du loto, celui qui va lui offrir sa vie, son chien et sa maison. Il y croit comme il est persuadé que la pluie vient après le beau temps et inversement. Il veut y croire, lui laisser sa chance, lui laisse le droit de prendre son coeur et d'en faire ce qu'il veut, même si ça veut dire le détruire.
Alors quoi. On fait quoi maintenant ? Il a plus envie de cette pizza, c'est qu'un prétexte la pizza. Il a pas faim Ed, y a que des choses qu'il comprend pas qui contrôlent son esprit. Il sait pas exactement ce qui se passe, s'il est juste heureux ou à sa place. Il ricane, sourit, il contrôle plus l'expression de son visage et il vient mordiller sa lèvre inférieure. Wade est le seul qui le rende comme ça, il sait pas combien de temps ça va durer avant qu'il se reprenne. Mais il veut que ça dure une éternité. Touche moi. Comme au parc. Il retire son t-shirt - celui de son coloc. Il s'en fiche c'est pas le sien. Ed veut quelque chose, il sait pas quoi. L'idée de vouloir quelque chose lui paraît étrange. Il veut juste que Wade le prenne dans ses bras, il veut juste être au plus proche de lui et jamais se séparer son contact et de ses baisers. Alors il l'embrasse encore une fois. Il l'embrasse religieusement. A moi. Encore, encore.
A moi.
On s'est déjà empoisonné l'un à l'autre. Il balance, trop lucide. Mais trop tard pour s'en rendre compte. C'est fait et il regrette pas un instant. Tu sais tout c'est ça Wade ? Il souffle quand il relâche ses lèvres, ses mains posées sur le torse de. De.
Son mec. Wade. Son mec.

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Message par Invité le Lun 14 Aoû - 21:35

Tu l'observes, silencieux sous lui, tu bats un peu des cils et tu notes chaque trait de son visage. Tu te retiens de sourire, tu ne sais pas ce qu'il te prends, soudainement, d'avoir cette envie là, dévorante, t'as envie de tirer le garçon à toi, de voler un baiser sur ses lèvres, de le tenir contre son coeur. D'avoir l'air putain de con, voilà. D'habitude tu te moques de tout ça, de tous ces gens, tu les trouves niais à en vomir, et là... Là tu te retrouves pris entre les mêmes griffes dont ils sont victimes eux aussi, tu te retrouves à sourire comme un idiot finit, t'aurais honte de toi si tu te voyais. Et peut-être que c'est ce qui te fais flipper, peut-être que l'instant est fragile, t'en as aucune idée, peut-être que quand tu te rendras compte, tu te mettras une bonne claque dans la gueule pour te remettre en place. Peut-être.
Peut-être pas.
T'en as aucune idée. Peut-être parce qu'avec les autres c'était la baise avant même de s'échanger un mot et puis plus rien. Alors qu'avec Ed, c'est loin d'être ça. Ce sont des nuits passées à échanger des dialogues sans fin, à se surpasser l'un et l'autre, toujours, à en venir à la conclusion que vous étiez immortels, deux âmes soeurs. Mais t'y as jamais crû à ces conneries, non? Enfin... T'y as toujours crû complètement foncedés mais jamais sobres, non, t'es pas la même personne, t'es deux Wade totalement différents. Et on fait quoi maintenant, hein. Ouais, tu fais quoi maintenant, Wade, à part le regarder comme ça, comme s'il était la plus belle chose au monde. Moon of my life. Ah putain la disquette de merde, sérieux. My sun and stars. Quel nerd. Et tu le regardes, t'es prêt à dire un truc v'là intelligent, genre même pas lui y aurait penser, style un truc super sérieux sur une relation à venir, mais à la place tu te retrouves à le regarder sourire et à se mordiller la lèvre. Et c'est le néant.
Il est beau, Ed.
T'as jamais vraiment fait gaffe, t'as remarqué des détails, séparément, le bleu de ses yeux, la constellation sur sa peau ou encore la façon dont ses cheveux retombent sur son visage. Mais sans jamais t'attarder. Et pourtant maintenant... T'es un peu frappé par le beau, par l'aura qui se dégage ou encore du courant qui file sous tes doigts. Touche moi. Comme au parc. Et toi tu meurs de le toucher encore, tu l'observe retirer ton t-shirt en inspirant, ton souffle bloqué, et tu te rends compte d'une légère chose. Que ça marchait bien le soir parce que vous étiez tous les deux à des années lumières, tous les deux complètement dérangés, deux paumés. Mais en réalité, vous l'êtes tout autant en journée. Comme une âme séparée dans deux corps différents.
Et tes doigts parcourent sa peau, effleurent sa taille, tu ne sais même plus où les poser à ce stade, tu parcours des yeux chaque parcelle de son corps et n'est rappelé que lorsque tu sens ses lèvres sur les tiennes. Tes yeux se ferment alors que tes doigts enlacent sa taille et que tu réponds au baiser avec la même douceur, le souffle encore coupé du moment, de la tendresse. Tu ne te pensais pas comme ça. Tu te pensais gros con international. Ca t'arrangeais. Et ses lèvres quittent les tiennes, tu gronde presque, comment est-ce-qu'il a osé? Mais tu soupirs finalement avec douceur en rouvrant tes yeux pour le regarder alors que tes doigts se déplacent pour caresser son torse, ton doigt relie chacun de ses grains de beauté avec lenteur, avec fascination.
Tu te racles la gorge en l'entendant parler d’empoisonnement, tu essaies de te sortir de ta torpeur. Toi qui as toujours la bouche ouverte, tu te retrouves soudainement muet. Tu sais tout c'est ça Wade ? Et tu souris finalement, c'est ça la réponse. Et tu hoches lentement de la tête en t'appropriant son corps. A moi. "Je sais tout, je suis né comme ça." En sachant tout. Putain de génie raté, tué par la flemme. Et tes lèvres viennent se poser dans son cou, pour découvrir sa peau, son odeur, un sourire quand tu repenses à cette marque égoïste que tu avais laissé l'autre soir. Et ta bouche se fait plus insistante alors que tu descends sur sa clavicule, comme si tu voulais que chacun de tes baisers le transperce. Et ce qu'on fait maintenant? Tu ris. "Tu vas m'épouser un jour, Ed, mon amour?" Tu glisses, les mots sont presque assassins entre tes lèvres mais tu as l'impression que c'est ça votre amour. Un poison.
Vous êtes complètement dérangés.
Mais derrière ça il y a le beau.

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Message par Ed le Lun 14 Aoû - 22:43

C'est étrange d'être touché, c'est quelque chose d'intime qu'on partage pas avec n'importe qui en général et pourtant Wade, il a tout d'un n'importe qui. Il sait pas tant de choses que ça Ed, il est pas capable de retracer l'histoire de sa vie dans les moindres détails comme un expert passionné, de définir correctement comment il le perçoit pour en parler quand il appellera les commères de son carnet d'adresse, si son homme est un génie ou un type profondément étrange et stupide. Il a que ça entre les lèvres, stupide, abruti, que des insultes, pour le rabaisser, pour essayer de le détrôner de la place qu'il prend dans son coeur avec sa grande prétention. Mon amour. Dans la bouche en coeur d'une fille ça sonne comme une évidence, dans celle de Wade c'est la chose la plus marquante qu'il ait entendu. Après casse toi pauvre con de la part de son père, après les adieux bref d'sa moitié sanguine et rebelote avec Ellie. Pour une fois, il lui balance pas des vérités qui arrachent la gueule. Il sent son coeur battre si fort qu'il se croit clamser un instant, arrêt cardiaque, il respire plus il voit des petites étoiles danser derrière ses paupières closes. Encore les lèvres de Wade, il préfère quand elles se logent dans son cou et lui arrachent des frissons, c'est ses baisers préférés cela. Il saurait pas dire pourquoi, peut-être parce que c'est doux, parce qu'il s'en souviendra devant la glace. C'est pas une lumière Ed mais Wade le fait briller de mille feux, il a rallumé les étoiles dans ses yeux, il lui a redonné envie de croire que le grand amour existe, qu'il habite à quelques pas de chez lui et tombe quand on ne l'attend pas. Il s'en damnera sans doute, mais il est jeune encore Ed, avec une vie devant lui qu'il veut pas lâcher et il veut Wade en fasse partie, il espère qu'il va s'accrocher parce que Ed pourra plus le lâcher. Peut plus, veut plus.
Ça recommence.
Tu vas m'épouser un jour, Ed, mon amour? Il sourit bêtement, la mine un peu déconfite parce qu'il sait pas quoi répondre à ça Ed. Il veut pas répondre, il s'imagine pas, il préfère garder ça encore loin dans un coin de sa tête comme l'était l'idée de rencontrer Wade en plein jour, ça lui apparaît trop précieux pour être gaspillé le premier jour. Il veut pas se faire de trop belles idées et finir déçu par la réalité, ce serait la pire des choses, il voudrait pas s'inventer trop de scénarios d'un coup et se rendre compte que dans la vrai vie les choses se passent autrement. Il s'imagine pas la bague au doigt, c'est trop distant, il pense pas vivre ça un jour vraiment, il a trop peur de ce que ça fait. L'illusion d'une prison qui finit par étouffer les sentiments. Il glisse sa main dans ses cheveux de Wade, il s'imagine le faire tous les matins, mais il a pas besoin de l'épouser pour ça, pas besoin de l'épouser pour l'aimer. Ce serait juste un plus, une pauvre d'amour supplémentaire, il pense pas que dans l'instant ce soit nécessaire, il a juste besoin de ses mains sur sa taille, de ses lèvres sur sa peau. Peut-être. Il n'est pas devin et son avenir, il l'a confié aux mains du destin des années plus tôt, à croire que dès sa naissance il a laissé les dés du karma jouer avec lui. Et il en est là.
Dans les bras de Wade. Amusant. Mais ce sera jamais assez, il sera jamais assez proche, il veut s'endormir à coté de lui et ne plus se réveiller. Ce n'est pas mourir, c'est revivre à l'inverse, c'est pas mourir que de vouloir l'aimer.
Il glisse ses doigts sous son t-shirt, cette fois moins défoncé il s'attarde plus sur sa peau. Sa peau douce, de bébé un peu, il s'amuse à croire que Wade c'est ça, un gros bébé, qu'il peut chatouiller, caresser, qu'il peut laisser la marque de ses ongles partout où ses mains passent, encerclent ses hanches et effleurent ses cotes. Il révise tout le corps humain en le (re)découvrant sous son nouveau jour. Plus lumineux, aveuglant de sa charme solaire. Je veux une belle demande en mariage. Il claque un petit baiser derrière l'oreille de Wade. C'est un truc que sa maman faisait avant qu'il aille se coucher, avant ça lui procurait une sensation de paix, il imagine que c'est pareil pour Wade. C'est pas son gosse, mais il veut prendre soin de lui, qu'il lui arrive pas d'autres emmerdes. Des petites marques d'affections qui redonnent le sourire. Qui disent je t'aime au lieu de franchement l'annoncer. Il veut lui dire quand il aura une occasion encore plus belle que celle-ci. Il aime à croire que ce qui se passe maintenant c'est juste toute l'attente. C'est la tension entre eux qui finit par exploser. A nous deux on se paye un über pour le voyage de noce. Il capture ses mains dans les siennes et les accompagnent jusqu'à l'emplacement de son coeur qui bat toujours comme un forcené dans sa poitrine. Touche moi. Ses yeux qui se noient dans ceux de Wade, le feux qui crame dans le creux de ses reins. Noir désir. Juste toi. Et moi. Et maintenant.
Et maintenant quoi. Il peut pas lui offrir le meilleur Ed, juste un aperçu, une démo de ce que ça pourrait être s'il avait pas peur, s'il était comme les autres, s'il pouvait facilement lui offrir son âme et son corps le même jour. Faute d'en être capable, il lui vend son coeur à un tarif d'ami. A prendre.
Ou a briser.

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