l'égoïste romantique (misha)

Message par Invité le Sam 9 Sep - 14:25


Mikhail
des bouteilles à l'amer

prénom t'as été mike. mike l'amerloque pendant vingt quatre putain d'années avant de découvrir que ta vie était une vaste blague. l'oncle sam n'a plus voulu de toi alors t'as cramé tes papiers de fier ricain pour embrasser cette identité dont t'as jamais voulu. Михаил (mikhail), putain. c'est ce qui est écrit en lettres d'or sur tes papiers découverts sur le tard. c'était moche, dur à l'oreille, alors t'as laissé les nanas pas farouches susurrer des misha érotiques contre ta peau avant de dégager loin de ce pays de barges. lieu de naissance le 1er mai, t'étais fait pour être un soviet, finalement. âge vingt-cinq années gâchées.  job ou études t'es surdiplômé misha, parfait instrument parental inconscient de sa condition d'agent dormant. d'aussi loin que tu t'souviennes, t'as toujours aimé apprendre, dévorer des bouquins plus épais que toi en demandant pourquoi comme un sale môme incapable de se taire. scientifique, littéraire, linguiste, t'as jamais su te limiter et en regardant en arrière, la bile qui te crève la trachée, t'arrives pas à savoir si le singe savant, c'est ce que tu es ou ce qu'on t'a poussé à devenir dans une forme de manipulation tordue. et ça te fume. t'en viens à détester tout ce que t'as aimé assimiler. t'en viens à te poser des milliard de questions qui te filent le tournis et la rage au creux du ventre. misha, t'as fait le mit, c'était le mieux pour toi. t'as appris à parler des langages obscurs, informatiques, des langues mortes ou vivantes, tu t'es passionné pour la cryptologie et la géopolitique parce que ton putain de rêve, c'était les tests de la cia. tu voulais servir ton pays, tu rêvais d'être un héros, james bond. tu te voyais pas analyste intello dans un petit bureau de langley, non, tu voulais le terrain, le danger, l'utilité. t'as presque réussi, ouais. et maintenant, tu penses seulement à tout ce que t'as sacrifié pour que dalle. alors t'en branles pas une, tu profites de ton fric facile et tu rattrapes ta jeunesse trop sérieuse, trop élitiste,  tu retrouves tes passions oisives, ces loisirs que t'avais laissés de côté pour atteindre ton objectif de jeune loup aux dents longues. le théâtre et la photo, ces trucs de fiotte que tu cachais sous ton pieu pour mieux partir boxer avec ta bande ou bosser ton touchdown. situation célibataire. t'as jamais eu le temps pour les filles, distraction inutile. les meufs, tu les regardais de loin et t'en serrais une de temps en temps pour relâcher la pression. ça s'arrête là. tu leur as toujours plu, pourtant, y avait ce truc chez toi un peu distant, un peu sérieux, qu'elles prenaient à tort pour des airs de poète mystico-torturé qui les rendait dingues. et puis t'as trouvé une fille comme toi, qui voulait s'envoler aussi haut que les oiseaux et vous avez formé un de ces couples fades et conscients de l'être avec la baise quatre fois par semaine et vos bouquins de cours le reste du temps. depuis la russie, tu t'es rattrapé. t'as profité de ton statut de vedette nationale (sans avoir eu à lever le putain de petit doigt, qui plus est) pour laisser des bombes excessivement bonnes te bondir dessus comme des chattes en chaleur. mais t'es trop cérébral pour te contenter de  jouir de simples corps, aussi sublimes soient-ils. t'es un esthète, t'es un artiste enfin libéré de tes chaînes, tu veux du chaos, tu veux des fêlures, des ces tragédiennes sublimes qui chialent, hurlent, griffent, tombent à genoux.  choix d'immeuble deux. avatar david prat. pseudo écrire ici


La coloc, choix ou obligation ? Quelles sont les raisons pour lesquelles tu souhaites emménager avec 3 inconnus ? qu'est-ce que ça peut bien te foutre ? mais si tu veux tout savoir, ouais, c'est un choix. de la thune, j'en ai à revendre donc c'est clairement pas le problème mais quitte à se tirer dans un pays que tu connais même pas, autant essayer de pas se retrouver seul comme un con.
Tu rentres après une journée de boulot épuisante en n'ayant pas eu le temps de manger le midi, et tu découvres que le frigo est vide parce que Tom a oublié d'aller faire les courses, tu fais quoi ? très franchement ça dépend de ce que je pense de ce brave tom. s'il me gonfle, je le laisse dans sa merde et je vais manger en ville. si c'est un pote, je fais livrer à bouffer pour tout le monde en son nom, grand prince, et si c'est vraiment un frère, je l'accompagnerai même faire ses putains de course. mais entre nous, y a plus de chance que je le laisse se démerder parce qu'il faut être sacrément demeuré pour oublier.
Quelle est la répartition des tâches idéale pour toi au sein d'une colocation ? (Tâches ménagères, courses, règles de vie...) chacun sa merde, ça me semble être une bonne règle de vie.
La nuit, tu es plutôt du genre... Dodo à 20h ? Grosse soirée jusqu'à 3h du mat' ? D'humeur séductrice, une conquête dans ton lit ? la nuit, je vis. j'avais pas assez de 24h dans une journée pour abattre le sport, les langues, les cours, les loisirs et le développement personnel.
et ça m'a fait devenir une putain de machine qui peut pioncer quatre heures, cinq en cas de grasse mat' et rester alerte pour les vingt suivantes. j'en ai plus autant besoin mais j'aime bien mon rythme. c'est la nuit que je suis le plus créatif, c'est dans le calme et l'obscurité que le monde m'appartient vraiment.

décris le caractère de ton personnage en quelques mots misha, c'est l'association des antithèses, le feu sous la glace ou bien l'inverse, la neige polaire après l'incendie ravageur. misha, c'est le syndrome de l'ambition dévorante, corrosive, qui en explosant n'a laissé que des cendres et le chaos. mike, il a longtemps été ce surhomme propre à nietzsche, cet homme au-desus des autres, loin des vaines passions, obsessionnel du contrôle. un esprit sain dans un corps sain, un emploi du temps régulé à la minute près et une détermination sans égale, froide, déconnectée de la moindre émotion. méthodique, robotique. misha, c'est les passions révélées nées de fondations désoeuvrées d'une vie mensongère. c'est l'envie de vivre, de brûler, de rattraper le temps perdu à suivre un chemin qui n'était pas le sien.
misha, il est difficile à suivre. compliqué à aimer pour plus d'une nuit de vaine affection. il est distant sans le réaliser, observateur jusqu'au malaise, élitiste dans ses goûts comme dans ses affinités. il admire des hommes morts depuis des siècles et cherche à les égaler tandis qu'il idéalise des muses disparues depuis des années, auxquelles il ne goûtera jamais. déraciné, apatride, il est de ces hommes du vent, indépendants à l'extrême, qui ne savent pas comment s'ancrer durablement dans les existences sans se sentir pris au piège. et pourtant misha, c'est ce qu'il désire : les sentiments exaltés couchés sur du papier et les regards embués qui fixent une caméra nouvelle vague. préférablement la sienne.
misha, c'est la révolte brûlante au creux des reins qui déconstruit pierre après pierre ce qu'on a fait de lui et cherche compulsivement son essence, dans le genre de quête insoluble qui n'électrise que les artistes paumés, les vieilles âmes.

donne 5 anecdotes sur sa façon de vivre au quotidien (OДИH) misha a grandi dans un foyer uni de la banlieue de washington. papa est professeur à georgetown et travaille comme consultant et maman a un poste de moindre importance au cabinet d'un secrétaire d'état, assistante parmi tant d'autres. et au jeu universel des apparences, misha n'y a vu que du feu. il n'a pas bronché lorsqu'on l'a inscrit à une école française, pour lui ouvrir l'esprit. il a obtempéré lorsque ses parents lui ont conseillé un échange universitaire en pologne plutôt qu'en chine, comme si la vieille europe bucolique et immuable pouvait rivaliser avec la puissance économique asiatique. il n'a jamais trouvé étrange l'absence de grands-parents, d'oncles et cousines, lui qui vivait dans sa bulle familiale. jamais. misha, il s'est toujours cru américain, issu de parents canadiens et sa vie ressemble à s'y méprendre aux aventures dépeintes dans les séries pour adolescents. la course à l'excellence, les activités extra-scolaires et le football américain, l'importance du bal du promo et les trajets interminables dans le fameux bus jaune, il a tout vécu, avec le sérieux consciencieux de celui qui veut tout accomplir et pourtant, comme s'il le savait au fond de ses tripes, il s'est toujours montré très critique envers la politique américaine. (ДВA) golden boy par excellence, misha a longtemps été de ceux qu'on expose aux soirées et dont on vante les mérites. il était l'exemple à suivre pour les parents de ses potes, le parfait petit-ami des nanas sans saveur qui cherchaient à lui glisser la corde au cou et l'espoir de ses parents, qui l'ont toujours encouragé dans sa quête d'excellence. ils étaient pourtant pas riches, ses vieux, juste de quoi vivre correctement tout en s'octroyant deux voyages par an, mais pas d'autres folies. et pourtant, rien ne lui a jamais été interdit. les sports, les langues, le théâtre, les cours particuliers, les abonnements hors de prix à d'obscurs magazines scientifiques ... sa prédisposition a toujours été alimentée avec une bienveillance dingue et en lisant la fierté dans le regard parental, mike a tout donné. il a visé haut, très haut. la putain de cia comme le graal absolu pour devenir un agent de la prestigieuse directorate of operations. (три) il était à la phase finale de son training exigeant, crevant, lorsque sa vie s'est subitement dissoute derrière les hommes cagoulés pénétrant la cossue maison de banlieue familiale pour arrêter ses parents et confisquer 95% de leurs possessions comme autant de preuves.  c'était une erreur, voilà ce qu'il persistait à asséner aux abrutis du fbi de sa voix claire, limpide et un rien autoritaire, sûr de son jugement et de sa supériorité sur ces gros boeufs de flicaille. pourtant, au fond, il savait que ce n'était pas une erreur, il le distinguait lisiblement dans les visages placides mais résignés de ses parents. comme s'ils n'étaient pas surpris. ni inquiets. et puis y a ce type qui est venu, un agent de liaison. il leur a longuement expliqué la situation, à lui et à son petit frère paniqué le métier insolite de leurs parents et la vérité autour d'eux. il a tendu des passeports étranges et un billet d'avion pour moscou où tout était arrangé pour leur voyage, en attendant que la situation de ses parents se résolve. il s'est aussi moqué de mike, quand il a balancé naïvement que ses parents allaient passer le restant de leurs jours en taule à cause de lui, et d'eux, ce pays séparé de lui par un océan et un culture entière. mais non, il a souri le type. comme on sourit à un gamin qui ne pige rien, attisant le mépris glacé de misha qui n'aime les airs supérieurs que lorsqu'ils sont siens. il a eu raison, pourtant : espions contre espions, un échange cordial en suède entre deux supposés alliés rivaux et défiants. (четыре) lost in translation, le choc des cultures. arraché à son quotidien confortable et ses ambitions dévorantes après avoir appris qu'elles ne lui appartenaient pas tout à fait, misha a vécu des moments difficiles dans un pays auquel il a refusé catégoriquement d'appartenir. interdit de séjour aux états-unis ainsi que dans quatre autres pays occidentaux dans un mauvais remake de guerre froide, sa rancune tenace à l'égard de l'oncle sam n'a pas rendu son acclimatation plus évidente, même si tout a été fait pour. des cours particuliers de russe en veux-tu en voilà, une notoriété imméritée mais palpable lui offrant un statut de rock star, un putain d'appart dans les quartiers cossu et un salaire à faire frémir un ambassadeur, misha a vécu une déferlante de prévenance qu'il a immanquablement détestée. il se sentait infantilisé dans un pays inconnu en niveau facile, entouré d'étrangers tout en courbettes, capables de se plier en douze pour rendre son quotidien plus agréable. mais putain, tout ce qu'il voulait c'était de l'air bordel de merde. de l'air et qu'on arrête de le considérer comme un foutu che guevara des temps modernes qui avait presque été l'oeil de moscou à la cia grâce au travail formidââââââble de ses vieux. ils pigent pas. ils pigent pas que misha, il voulait être un héros et pas un sale traître, que son putain d'apprentissage, que ses putains de sacrifices, il les acceptés les yeux fermés par amour de sa patrie, par cette fierté exacerbée, toute singulière, qui n'appartient qu'au peuple américain. s'il respecte la culture russe et ce qu'elle a produit en littérature, tout ce qui suit 1917 lui semble être une vaste blague, à lui le capitaliste aguerri, biberonné à la société de consommation et au rêve américain. si son frère encore étudiant découvre les joies d'une existence sans obstacle, des nanas pas farouches et d'un métier placardisé pour le restant de ses jours, misha ne supporte pas ce sentiment que tout est acquis, que rien n'est à construire. il ne pige rien à leurs coutumes étranges, déteste leur rudesse et leur immonde vodka artisanale et supporte difficilement ses parents qui se glorifient d'interviews en interviews, comme s'ils n'avaient pas passé leur putain de vie à mentir à leurs propres gosses. (пять) misha voyage, se perd pour mieux se retrouver. renoue avec la photographie, la dramaturgie, tout ce qu'il avait abandonné sur le bas-côté lorsque le temps venait à lui manquer. il ne cherche pas le beau, lui se gorge de ce que les autres ne veulent pas voir, plonge dans les conflits quitte à y laisser sa peau, offre une voix et un visage à ceux qu'on essaye d'oublier. misha, il monte des pièces de théâtre dans des pays en guerre. il fabrique une paix fugace le temps d'une représentation pour l'amour de l'art. et ça marche. c'est compliqué, il faut creuser, découvrir les bonnes compositions où elles se terrent. antigone au liban, roméo et juliette en cisjordanie, les justes au mali et tant d'autres. il mêle confessions et ethnies, langues étrangères et orientations sexuelles. ça dure un an. un an de quête perpétuelle, de recherche de soi et de partage. surtout de partage. misha l'égoïste carriériste découvre enfin un monde plus large que la circonférence de son nombril et cherche à l'embrasser. à s'embrasser. c'est à lyon qu'il finit par poser ses valises dans une première étape sédentaire, sans savoir si c'est pour un mois, ou pour toute la vie. mais il a des envies plein la tête et des étoiles dans les yeux.


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Re: l'égoïste romantique (misha)

Message par Invité le Sam 9 Sep - 14:26

+1. Quand j'aurai des liens Et des rps je mettrai à jour, promis.

pour l'instant, je note banban en coloc

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Re: l'égoïste romantique (misha)

Message par Alban le Sam 9 Sep - 14:27

fuck on est colocs nous

*******************
j'mens surtout à moi-même quand j'répète que j'essaye de faire de mon mieux

Re: l'égoïste romantique (misha)

Message par Léonie le Sam 9 Sep - 14:32

fuck ????? NON MAIS JE RÊVE.

Re: l'égoïste romantique (misha)

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