SUJET COMMUN (coloc 3-32)

Message par LE SYNDIC le Ven 3 Nov - 21:50

SUJET COMMUN
Pour faire connaissance avec la plume de tes autres colocataires, rien de tel qu'un premier sujet commun. En espérant qu'il sera le premier d'une longue lignée...

@Chambre1 = la personne habitant dans la chambre 1

Règlement de comptes
La vie en communauté n'est pas toujours facile, surtout lorsque l'on partage son quotidien avec cinq inconnus. @Chambre1 a cassé la télé de @Chambre2 qui a un mois de paiement du loyer de retard, @Chambre3 utilise toujours toute l'eau chaude lorsqu'il prend sa douche, @Chambre4 entend ronfler @Chambre5 qui possède en plus un lit qui grince dès qu'il se tourne. Enfin, @Chambre6 ne ferme jamais à clef la porte d'entrée lorsqu'il s'en va. Il est temps de mettre les choses au clair entre colocs ! À vous d'imaginer la suite...
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Re: SUJET COMMUN (coloc 3-32)

Message par Rachelle le Jeu 16 Nov - 22:13

Vivre en colocation avec des inconnus, c'est bien et c'est pas bien à la fois. Il y a des hauts et des bas, des pour et des contre. Des jours avec et des jours sans. Comme un peu tout dans la vie, en fait. Et aujourd'hui, du moins en cette matinée, la balance a plutôt tendance à pencher vers le moins bon côté. Et pas légèrement. C'est comme si d'un côté il y avait une plume pour représenter les bons aspects tandis que de l'autre côté, un poids de six ou sept kilos représente les mauvais, l'emportant haut la main sur le reste. Dans ces moments-là, une petite étincelle n'arrive jamais seule. Un rien suffit à enflammer toute la situation. Si il y a eu un quelconque dérapage, ce n'était pas la volonté initiale de la si discrète Rachelle, elle qui déteste tant les conflits et les évite autant que possible. Elle n'a pas fait exprès. A aucun moment elle n'avait dit le moindre reproche mais son cri avait été la porte ouverte pour d'autres. Il avait suffit qu'un ce soit levé du mauvais pied et d'un réflexe pour que les voix s'élèvent dans la colocation du numéro trente deux. Ce n'était pas de sa faute. Un peu mais pas trop. Alors c'était la faute de l'eau. Oui, voilà. Initialement, c'était parti de là. Parce qu'elle avait soudainement perdu quelques degrés pendant que la timide blonde prenait sa douche et que sous le coup de la surprise, elle a lâché un cri et s'était enroulée dans une serviette juste à temps avant que le premier de ses colocataires n'arrive sur les lieux. Réflexe adorable mais un peu idiot puisque ce n'est malheureusement pas la première fois que cela arrive. Quand certains ont tendance à passer un peu trop de temps sous l'eau chaude, ce sont d'autres qui en paient les conséquences. En outre, une personne plus que d'autre était coupable mais jamais Rachelle ne se permettrait de critiquer ouvertement. Surtout parce qu'elle appréciait cette personne, que se la mettre à dos ne l'arrangeait pas du tout, elle n'en avait pas du tout envie et que si on creusait un peu, on pouvait aussi la désigner coupable. Elle pourrait tout aussi bien magner son derrière pour ne pas être dans les dernières à se laver. En cherchant un peu, on peut toujours s'arranger pour ne pas que les voix montent dans les aïgues et que les objets volent dans tous les sens. Sauf que ce matin, ses charmants colocs ne semblaient pas vouloir envie de se chercher des excuses aux uns et aux autres. Très vite, alors Rachelle était entrée dans la danse de sa petite voix fluette pour tenter de calmer le jeu. « Je suis désolée de vous avoir alarmer pour rien. » ou encore « Et si on discutait calmement dans le salon ? » Parce qu'en plus d'être assez petite, la salle de bain est l'une des pièces qui raisonne le plus dans l'appartement. C'est souvent le cas, d'ailleurs. « Je m'excuse aussi de ronfler mais je ne peux rien y faire. » se retrouva t-elle à  confier pour se justifier, tandis que dans l'élan elle apprend que tout le monde entend son lit grincer, sauf elle. Là non plus, elle n'y peut rien. N'y pouvait rien. Parce que maintenant elle est au courant, la jeune femme va prendre les mesures nécessaires mais elle ne peut pas le faire dans l'instant, peu importe le degré de sa volonté.

Il a réellement suffit d'un rien pour que la situation parte en cacahuète et celle qui se fait la plus discrète en temps normal peine à se faire entendre. Pour imager la situation de la manière la plus honnête, on peut même dire qu'elle a carrément sorti les pagayes. Elle rame, elle rame très fort Rachelle. « Quelqu'un a soif ? » tenta t-elle sans grand espoir en énième recours. Elle jour elle s'imposera, s'assumera haut et fort devant le reste du monde mais ce n'est ni aujourd'hui, ni demain. Pour cela, il faudrait qu'elle s'assume jusqu'au bout des ongles et actuellement, c'est largement plus simple derrière l'écran de son ordinateur qu'en IRL. Dans la réalité, en somme.  Elle est bien tentée de prendre discrètement la poudre d'escampette, après tout elle sait bien prendre la fuite et se fondre dans le tas pour ne plus qu'on s'occupe de son cas, sauf qu'une petite voix intérieure lui susurre à l'oreille que ce n'est pas une très bonne idée. Pire ! Que cela peut plus tard lui retomber dessus. Fuir pour remettre à plus tard ? Non, cela ne sert à rien. Quitte à choisir, elle préfère vivre sur le moment la mauvaise passe plutôt que chercher à la repousser tout le temps. Et ne dit-on pas que plus on attend, plus les choses empirent ? Peut-être. Peut-être pas. Par contre, ce qui est sûr, c'est que la jolie Rachelle ne souhaite pas réaliser l'expérience de son côté. Elle n'est assurément pas assez courageuse ni folle pour cela. Alors elle souffle, se concentre pour contrôler ses instincts naturels et continue son entreprise de faire bouger ses colocataires ailleurs que dans la salle de bain. A défaut de savoir ce qu'il y a de vraiment utile à faire dans cette situation. A défaut d'avoir une idée meilleure. Elle essaye de se donner bonne conscience, elle qui sait parfaitement avoir déclarer les hostilités la première. Ce n'était pas volontaire, alors cela ne devrait pas compter mais cela compte quand même parce qu'elle s'en veut. Peut-être que personne ne l'a remarqué ou plutôt que tout le monde l'a déjà oublié sauf elle, alors c'est important à ses yeux d'essayer de restreindre les dégâts puisqu'il n'est pas possible de gommer et de relancer le début de la journée. Si elle maîtrise très bien les pouvoirs magiques en temps normal mais ces derniers ne dépassent malheureusement pas le contexte des MMORPG auxquels elle joue.

Re: SUJET COMMUN (coloc 3-32)

Message par Ali le Mar 21 Nov - 18:33

quand tu entends un cri provenant de la salle de bain, toi, la petite brune qui commence les cours plus tard ce matin, prends l’initiative (héroïque) d’aller secourir ta colocataire en danger. Mais sur les quelques mètres qui te séparent de ladite victime, tu te rappelles brutalement que le danger en l’occurrence, c’est toi. toi, la petite voleuse d’eau chaude. toi, le pire cauchemar, le bourreau de la chaudière. c’est ton péché mignon, les longs bains chauds le soir, après avoir suivi tes cours à la fac, bossé au musée, être aller faire du bénévolat jusque tard le soir pour aider les sdf. alors la vieille chaudière a du mal à supporter.

mais, ce matin, tu n’es pas spécialement d’humeur à affronter les foudres de tes petits colocataires adorés. il semblerait que tu ne sois pas du matin, tu l’admets. tu entames donc un discret demi-tour pour retourner dans ton QG aussi rapidement que possible, quand tu t’aperçois qu’on est venu au secours de la jolie rachelle avant toi. tu entends sa petite voix timide vous interpeller, vous les colocs.

l’ambiance est plutôt tendue, puisque qu’une coloc’, tu trouves ça absolument génial. génial, sauf quand on trouve un reproche à faire à l’autre. car comme tout le monde a quelque chose à se reprocher, cela entraîne la plupart du temps une longue série de petites disputes.

deux solutions à ça : commander de la bouffe, ça réconcilie toujours. ou alors ton point fort, faire des blagues horriblement nulles pour faire rire tout le monde, et réchauffer un peu l’atmosphère. mais aujourd’hui, tout le monde semble plutôt sur les nerfs. tu soupires et te retournes vers rachelle. rachelle, tu l’aimes bien. elle est discrète, gentille et elle n’aime pas les conflits. elle n’ose d’ailleurs pas te lancer une reproche, alors que tout le monde sait que la fautive pour l’eau chaude, c’est toi.

« oui, le salon sera plus confortable pour poursuivre les hostilités », tu réponds à la blonde, en tentant de détendre l’atmosphère. elle s’excuse d’ailleurs pour ses ronflements, et tu ne peux pas t’empêcher de rire, toi, le petit clown. t’es plutôt habituée, toi qui viens d’une famille nombreuse. tu t'assoies sur le vieux canapé, te donnant un air de gamine détendue qui n'a -presque- rien à se reprocher.

tu secoues la tête quand ta colocataire propose quelque chose à boire, et lance sur un ton d’excuse « j’suis désolée pour l’eau chaude les gars ». tu regardes tous tes colocs, tu sais pas trop quoi ajouter d’autre. « bon, on fait tous des conneries de temps à autre non ? dramatisons pas les choses » appel à l’aide de la part d’ali, bonjour. de toute façon t’as quand même des arguments pour ta défense. y en a par exemple qui ferment pas la porte à clef, n’est-ce pas ?

*******************


On a cueilli des fleurs.
« -Où elles sont? -Elles sont parties. C'est des fleurs qui s'envolent quand on les cueille. -Alors pourquoi on les cueille? -Parce que c'est joli quand elles s'envolent. Et après on les regrette. -J'en veux aussi. »

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Message par Tom le Sam 25 Nov - 21:54

couverture

Sharp edges have consequences

Il y avait de l’électricité dans l’air. Comme si tout était prêt à exploser. Tu détestais cette sensation. Tu avais envie de fuir. Envie de t’enfuir, le temps que la colère passe. Le temps que les choses se tassent.
Un hurlement t’avait fait sursauter. Tu t’étais précipité, encore en pyjama. Tu t’étais précipité, sans comprendre ce qu’il se passait, en direction de la salle de bain. Tes doigts s’étaient déposés sur la poigné et tu étais entré, plus par inquiétude que dans l’idée de jouer au voyeur. « Ça va ? » as-tu demandé, d’une manière un peu précipitée. Tu l’as fixée, deux secondes, arrêté. Tu l’as fixée, avant de réaliser qu’elle était enroulée dans sa serviette, juste sous tes yeux. Tu as baissé le regard, avant de reculer d’un pas. Gêné. « Je … Hum, pardon. » as-tu soufflé, embêté. Qu’est-ce qu’il t’avait pris, d’entrer ainsi ? Qu’est-ce qu’il t’avait pris, de regarder ainsi la blonde frigorifiée ? Frigorifiée. Encore ? Tu n’es pas parvenu à retenir un soupir. Comme si tu étais blasé. Comme si tu étais lassé par cette situation qui s’était déjà trop de fois répétée. Parce que tu allais devoir prendre une douche froide, toi aussi. Parce que ça voulait dire que vous alliez encore galérer pour laver la petite vaisselle de ce midi. Tu as grincé des dents, rien qu’à cette pensée. Tu étais fatigué. Fatigué de te retrouver face à la même situation, encore une fois. « Je suis désolée de vous avoir alarmés pour rien. » entends-tu alors. Tu as relevé la tête en direction de la voix fluette. Vous … ? Deux secondes de réflexion. Deux secondes pour remarquer que Ali avait fait irruption dans la pièce, elle aussi. Ali. Ali, Ali, Ali. « Et si on discutait calmement dans le salon ? » La voix fluette résonne, à nouveau. Tu sentais que la situation était en train de vous échapper. Pourtant, tu suis. Pourtant, tu te retrouves dans le salon, accompagné des filles. Tu te retrouves à entendre une Rachelle qui s’excuse de ronfler. Tu réponds par un haussement d’épaules. Parce que ta chambre est assez isolée. Parce que tu n’entends pas vraiment ce qu’il se passe, une fois la porte fermée. Quand bien même son lit grince. Quand bien même elle fait du bruit dès qu’elle tente de se retourner.

« J’suis désolée pour l’eau chaude les gars. » Nouvelle excuse qui fuse. Nouvelle excuse, quelques secondes après que Rachelle ait proposée quelque chose à boire. Comme Ali, tu as poliment refusé. Parce que tu n’étais pas vraiment d’humeur à te détendre devant une tasse de thé. « Bon, on fait tous des conneries de temps à autre non ? Dramatisons pas les choses » Tu as passé une main dans tes cheveux. Tu as passé une main dans tes cheveux, en prenant une profonde inspiration. « C’est pas comme si c’était la première fois non plus … » Les mots t’ont échappé. Voilà que toi, Tom, tu jetais de l’huile sur le feu. Créateur de l’arc électrique que tu détestais tant. Qu’est-ce qui te prenait ? « ‘fin, tu vois, quoi. » lances-tu, un peu plus doucement. Tu t’emmêlais les pieds. Tu t’emmêlais les pinceaux. « ‘fin, si on fait attention, après … » souffles-tu, en te tortillant soudainement. Parce que ça risquait bien de te retomber dessus, n’est-ce pas ? Parce que tu oubliais probablement trois tonnes de choses, avec ton esprit insouciant. Parce qu’il était étonnant que personne ne t’ait encore reproché des trucs. Comme tes vêtements qui trainaient sur le canapé. Tes chaussures dans l’entrée. Toutes ces choses qui te menaçaient, qui menaçaient de te tomber sur le coin du nez. Tu voulais fuir. T’échapper, pour ne pas avoir à te faire disputer. Tu as jeté un regard soudainement nerveux vers la porte d’entrée. Porte que tu n’avais pas toujours songé à fermer en partant le matin, pas vrai ? Surtout lorsque tu étais le dernier. Tu grimaces. Tu grimaces et, pris d’une soudaine impulsion, tu vas replacer correctement tes Converses qui traînaient. Tu vas les ranger. Comme si ça allait arranger les choses. Comme si ça allait empêcher ton petit monde de s’écrouler.

Re: SUJET COMMUN (coloc 3-32)

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